Invité de notre matinale, l’ancien officier Guillaume Ancel a estimé que Donald Trump n’a pas pour objectif de renverser le régime iranien, mais simplement d’arriver en position de force à la table des négociations. L’écrivain table sur un conflit de courte durée qui se soldera par des négociations avec les vestiges du régime ou une prise de pouvoir de l’armée iranienne
Parlant de « dimension européenne des intérêts vitaux de la France », le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre en place, avec l’Allemagne notamment, une « dissuasion avancée » qui sera « une démarche progressive ». Il n’y aura cependant « pas de partage de la décision ultime » d’engager l’arme nucléaire, qui restera à la France. Le Président a de plus « ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal », qui sont aujourd’hui à moins de 300.
Pour sa première conférence de presse depuis le déclenchement des frappes américaines contre l’Iran, le ministre américain de la défense Pete Hegseth a tenu à rassurer face au spectre d’une « guerre sans fin », comme en Irak ou en Afghanistan. Assumant de passer outre les règles du droit international, il a défendu une opération visant à détruire définitivement les infrastructures nucléaires iraniennes.
Les bombardements américano-israéliens contre le régime de Téhéran placent l’ensemble du Moyen-Orient face à un engrenage dangereux. Du détroit d'Ormuz aux bases britanniques de Chypre, un effet domino menace l'équilibre global de la région. Interrogés par Public Sénat, les sénateurs alertent sur les répercussions sécuritaires et économiques. Ils appellent l’Elysée à consulter au plus vite les chefs de partis, les président de groupes, ceux des commissions parlementaires, ainsi que les présidents des deux assemblées pour fixer « une méthode, un cadre » diplomatique.
La France fait partie des neuf Etats qui possèdent l’arme nucléaire dans le monde. Développée sur décision du général de Gaulle dans les années 60, la dissuasion nucléaire française a ses spécificités. On fait le point pour comprendre le sens et le fonctionnement de cette arme à visée strictement défensive.
Dans une prise de parole consacrée ce lundi 2 mars à la situation explosive au Moyen Orient, le ministre des affaires étrangères a appelé le régime iranien à des « concessions et un changement de posture radical » face aux frappes israéliennes et américaines. Aux pays du Golfe touchés par la réplique iranienne, Jean-Noël Barrot déclare que « la France se tient prête à participer » à leur défense, alors que 400 000 Français se trouvent dans les pays concernés par l'embrasement de la région.
INTERVIEW - Quatre ans de guerre, deux millions de victimes et un conflit qui s’embourbe. Les dirigeants européens sont à Kiev ce mardi 24 février, pour le quatrième anniversaire de l’invasion russe. Entre le désengagement américain de Donald Trump et la montée des instabilités politiques sur le Vieux Continent, aucune solution diplomatique ne semble se dégager. Auprès de Public Sénat, Ulrich Bounat, chercheur associé chez Euro Créative, décrypte la situation sur le terrain, et analyse les risques qui pèsent sur Kiev à l'horizon 2027.
Malgré le revers subi vendredi 19 février, le président des Etats-Unis a annoncé de nouveaux droits de douane. Si le cadre juridique de ces nouvelles taxes et leur durée d’application restent incertains, Donald Trump confirme sa volonté de les maintenir.
La Cour suprême des Etats-Unis a jugé que Donald Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des droits de douane sur de nombreux produits entrant aux Etats-Unis, infligeant un sérieux revers au président américain sur un élément central de son programme économique.
Auditionnée par la délégation aux droits des femmes et la commission des affaires étrangères du Sénat, l’avocate iranienne et prix Nobel de la paix de 2003, Shirin Ebadi a dressé un tableau accablant de la situation en Iran. Face aux sénateurs, elle a appelé à dénoncer la répression d’ampleur inédite et appelé la communauté internationale à agir concrètement contre le régime islamique d’Iran.
Emmanuel Macron se rend en Inde pour la quatrième fois depuis 2018, où il affichera sa bonne entente avec le premier ministre indien, Narendra Modi. Un voyage qui intervient alors que l’Inde vient de donner son accord pour un « contrat historique » de 114 Rafale.
Quatre astronautes, dont deux Américains, un Russe et la Française Sophie Adenot, la première dans l’espace depuis 25 ans, se sont envolés vendredi vers la Station spatiale internationale pour un voyage de plus de 30 heures.
Un an après une édition 2025, où les Européens étaient sortis sidérés de la Conférence de Munich sur la sécurité, face à « l’ingérence politique » du vice-président américain J.D. Vance, rappelle Hélène Conway-Mouret, l’événement pourrait être l’occasion d’un rebond. Pour Cédric Perrin, président LR de la commission des affaires étrangères du Sénat, « il y a un nécessaire réveil européen, dont on a besoin ».
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé avoir saisi la justice, suite aux révélations qui mettent en cause un diplomate français, qui était en lien avec Jeffrey Epstein. Sur cette affaire, le gouvernement « encourage les femmes qui auraient été victimes à parler et à se tourner vers la justice ».
Les noms de six hommes ont été occultés sans explication par le ministère de la Justice dans le dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein, ont dénoncé des élus américains ayant pu examiner ce lundi des documents non caviardés.
Dans une interview accordée ce mardi à plusieurs journaux européens dont le journal Le Monde, Emmanuel Macron a défendu l’idée d’une préférence européenne face aux concurrents chinois et américains, et proposé un endettement commun des 27 Etats-membres de l’Union européenne pour financer des investissements d’avenir.
L’Union européenne et l’Inde ont signé fin janvier un accord de libre-échange. Un traité commercial qui suscite beaucoup moins d’opposition que celui du Mercosur, même s’il comporte des failles. Si la promesse d’un marché de deux milliards d’individus promet des débouchés nouveaux à l’heure de la hausse des tarifs douaniers avec les Etats-Unis, peut-on se lier avec un pays dans lequel les normes sociales sont faibles, et surtout allié objectif de la Russie de Valdimir Poutine ? On en débat cette semaine dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat.
Au moment où s’engagent des pourparlers entre Téhéran et Washington sur le nucléaire iranien, Bernard Hourcade, chercheur émérite au CNRS, estime que les deux parties ont intérêt à un accord, car « l’Iran a besoin de lever les sanctions et les Etats-Unis ont besoin de dire que les Iraniens ont accepté sur le nucléaire ».
Le département de la justice a révélé le 30 janvier de nouveaux documents liés à l’affaire du prédateur sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. Plusieurs personnalités de premier plan sont éclaboussées, comme Bill Gates, Richard Branson, Elon Musk ou encore Howard Lutnick, l’actuel secrétaire au Commerce de Donald Trump. Pour Public Sénat, Nicole Bacharan, politologue spécialiste des Etats-Unis, analyse les potentielles répercussions de cette affaire.
Alternant entre ultimatums et propos visant à calmer le jeu, Donald Trump continue d’agiter la menace d’une nouvelle intervention militaire américaine en Iran. « Toutes les préparations sont faites pour mettre la pression maximale sur Téhéran pour les contraindre à une négociation », estime Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe, ce lundi 2 février sur Public Sénat.