Invité de la matinale de Public Sénat, Hervé Marseille, le patron des élus centristes à la Chambre Haute, indique qu’il n’a « pas d’accord » avec ses partenaires de droite sur la convergence des régimes de retraites, un point de divergence entre les deux groupes à 24 heures de l’ouverture des débats en séance publique. Le sénateur des Hauts-de-Seine invoque notamment la mobilisation sociale et la crispation déjà suscitée par le report de l’âge légal de départ à la retraite.
Auditionnés par la commission des Lois du Sénat, Gérald Darmanin et Olivier Dussopt ont présenté le projet de loi immigration et intégration qui sera examiné par les sénateurs à la fin du mois du mars. Certains se sont inquiétés de la création d’un titre de séjour « métiers en tension », et de la « caution » que cela apporterait aux conditions de travail difficile des travailleurs en situation irrégulière.
Dans le cadre de l’examen de la réforme des retraites au Sénat, les sénateurs du groupe RDPI (Renaissance) ont déposé des amendements qui reprennent les gestes consentis par Elisabeth Borne envers les députés LR.
L’examen en séance publique de la réforme des retraites débutera jeudi au Sénat. Face à une majorité sénatoriale de droite et du centre acquise à la réforme, les élus de gauche fourbissent leurs armes. Ils espèrent notamment déployer une stratégie d’empêchement sur un vote du texte, sans toutefois parler d’obstruction parlementaire.
Les rapporteurs du projet de loi de réforme des retraites, membres de la majorité sénatoriale de droite et du Sénat, défendent le principe d’une surcote pour les pensions des mères de famille et veulent aussi permettre aux personnes en incapacité totale de partir à 60 ans. Ils laissent le sujet épineux des carrières longues aux débats en séance.
Le Sénat s’apprête à examiner la réforme des retraites pendant près de 11 jours et autant de nuits. Moins médiatiques que les députés, quels sont les sénateurs à suivre lors des débats ?
À deux jours du début de l’examen du texte en séance, tour d’horizon des derniers points de négociation entre la majorité sénatoriale et le gouvernement. Régimes spéciaux, CDI sénior, carrières longues et maternité : voici les points qui pourraient être modifiés lors de l’examen de la réforme des retraites au Sénat.
Invité de la matinale de Public Sénat, le maire PS de Montpellier n’a pas ménagé ses critiques vis-à-vis de la coalition de gauche, dénonçant notamment « l’outrance » des insoumis pendant les débats à l’Assemblée nationale sur les retraites. Il appelle les socialistes à porter une opposition moins bruyante que celle de leurs partenaires, et plus responsable.
Auditionné par la commission d’enquête sur la rénovation énergétique au Sénat, Nicolas Hulot est revenu sur les difficultés structurelles rencontrées par ces politiques publiques depuis quelques années. L’ancien ministre de la Transition énergétique a mis en cause le rôle de Bercy dans les arbitrages, mais alerte sur un sujet complexe, sans solution très claire.
D’après le dernier baromètre politique d’Odoxa, réalisé pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, sept Français sur dix refusent que le Sénat vote un report de l’âge légal à 64 ans dans la réforme des retraites. En parallèle, l’enquête montre que la popularité de la Première ministre est en chute libre.
Le député LFI, proche de Jean-Luc Mélenchon, admet une « différenciation tactique » avec les partenaires de la NUPES dans le rythme d’examen sur la réforme des retraites. Il appelle toutefois à clore ce débat interne afin de ne pas polluer la mobilisation du 7 mars.
Lors de son discours sur le futur partenariat entre l’Afrique et la France, Emmanuel Macron a annoncé une future loi pour encadrer la restitution des œuvres d’art. Au Sénat, une proposition de loi en ce sens a été adoptée l’année dernière.
Dans le cadre de la réforme des retraites, les sénateurs LR veulent une meilleure prise en compte de la maternité pour les femmes. Bruno Retailleau en fait « une ligne rouge ». Il défend en « priorité » l’idée d’une surcote de 5 %. Le gouvernement comme Emmanuel Macron sont « d’accord » sur le principe. Reste à régler les détails.
Alors que la réforme des retraites sera examinée mardi 28 février en commission, les premiers amendements commencent à être déposés. Sur la question de la pénibilité – remplacée par « l’usure professionnelle » dans le texte du gouvernement – la gauche sénatoriale entend bien remettre sur la table les critères supprimés par Emmanuel Macron à son arrivée à l’Elysée en 2017.
Alors que Bruno Retailleau, à la tête des sénateurs LR, demande « que l’on n’attende pas 43 ans pour la suppression des régimes spéciaux », le ministre du Travail, Olivier Dussopt, dit « pourquoi pas », tout en attendant de voir la proposition précise de la droite sénatoriale.
Cette semaine, dans une émission spéciale « Ici l’Europe », l’ancien Premier ministre nous livre son analyse du conflit russo-ukrainien et met en garde des conséquences d’un ordre mondial bouleversé par la guerre, avec un « sentiment anti-occidental » exacerbé.
A quelques jours du lever de rideau au Sénat sur les retraites, les sénateurs peaufinent leurs stratégies. La droite et le centre, favorables à la réforme, veulent néanmoins préciser les choses sur les femmes, les carrières longues, les seniors, les retraites progressives. Les discussions et négociations avec le gouvernement, jusqu’à Elisabeth Borne, sont en cours. A gauche, la stratégie consiste à empêcher d’aller au bout du texte, tout en permettant l’examen de l’article sur le report de l’âge légal à 64 ans.
En annonçant un plan à 100 milliards d’euros pour le transport ferroviaire, Élisabeth Borne promet « une nouvelle donne ». Au Sénat, Philippe Tabarot (LR), salue les montants annoncés mais demeure prudent sur le mode de financement. Encore marqué par la déception du budget 2022, son collègue Olivier Jacquin (PS) parle de « mascarade ».
Un an après le début de la guerre en Ukraine, les soutiens de la Russie restent limités. La Chine, principal allié de Moscou, joue un jeu trouble et ne semble pas vouloir s’impliquer davantage. Pour éclaircir la position de la Chine à l’égard de la Russie, Marie Holzman, sinologue spécialiste de la Chine contemporaine, a répondu à nos questions.
La Commission européenne vient d’interdire à ses salariés et aux fonctionnaires d’utiliser l’application TikTok sur leurs appareils professionnels au nom de la protection des données. Le réseau social chinois va faire l’objet prochainement d’une commission d’enquête du Sénat. Le sénateur, Claude Malhuret entend bien savoir pourquoi l’exécutif européen a pris cette décision.