En « amont » de l’examen du texte au Sénat, les LR et les centristes « prennent langue » avec le gouvernement pour tenter de trouver des points de compromis. Limitée par la Constitution, qui empêche les sénateurs de créer de nouvelles dépenses, la majorité sénatoriale se retrouve à devoir compter sur l’exécutif pour déposer certains amendements, notamment sur la question sensible des carrières longues.
Socialistes, communistes et écologistes se sont entretenus ce 21 février en visioconférence pour bien orchestrer leur stratégie en vue de l’examen du projet de loi de réforme des retraites. Les participants annoncent des volumes d’amendements bien plus bas qu’à l’Assemblée nationale. « On ne veut pas bordéliser », insiste une sénatrice.
Emmanuel Macron a voulu s’adresser « au bon sens » des « Français qui travaillent tôt » pour défendre sa réforme des retraites, ce mercredi matin, lors d’une visite au marché de Rungis. Selon deux expertes en communication, cette sortie sarkozyste d’Emmanuel Macron touchera peut-être l’électorat de droite, mais semble un peu vaine face à une opinion publique toujours largement défavorable au report de l’âge légal.
Un rapport du Sénat alerte sur l’impact de la sécheresse sur le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, et notamment des maisons fissurées. 10 millions d’habitations sont exposées à des risques de fissures, la moitié du territoire national est concernée. Faute de prévention, la soutenabilité du régime assurantiel est en péril.
Invité de notre matinale, Renaud Muselier est revenu sur l’attitude de la droite sur la réforme des retraites. L’ancien président LR de la région PACA, passé à Renaissance lors de la campagne 2022, mise sur la droite sénatoriale, plus « mature » et bénéficiant d’une « culture de gouvernement », par rapport à la droite de l’Assemblée qui « est toujours contre tout. »
Une tribune parue dans Le Monde, notamment signée par Nicolas Mayer-Rossignol et une trentaine d’élus socialistes dont Patrick Kanner (président du groupe socialiste au Sénat), Carole Delga et Anne Hidalgo, appelle à « une vraie réforme des retraites de gauche ».
Après l’examen au Sénat, où la majorité de droite et du centre entend bien aller au bout de la réforme des retraites, 7 députés et 7 sénateurs tenteront de trouver un texte commun lors d’une commission mixte paritaire (CMP). Après les débats tronqués à l’Assemblée, beaucoup se jouera dans cette CMP. Et « le Sénat aura une main importante sur le texte », se réjouit par avance le sénateur René-Paul Savary, rapporteur LR du texte.
Demande de longue date des associations et des élus de gauche, la mise en place d’une juridiction spécialisée dans les violences intrafamiliales, selon le modèle espagnol, ne devrait pas voir le jour. L’exécutif a dépêché une mission d’information parlementaire sur ce sujet. De retour d’un déplacement en Espagne, sa co-rapporteure, la sénatrice centriste, Dominique Vérien, préconise à la place « des équipes dédiées » au sein des juridictions.
Le gouvernement ne peut pas déposer n’importe quel type d’amendement au Sénat. En matière de texte budgétaire ou de financement de la Sécurité sociale – et c’est le cas pour la réforme des retraites – des mesures nouvelles doivent d’abord être présentées à l’Assemblée nationale.
Alors que la Convention citoyenne sur la fin de vie a largement voté ce week-end pour une « aide active à mourir », Emmanuel Macron a annulé un dîner qui devait rassembler les acteurs du débat autour de l’euthanasie ce mercredi. Après de nombreux atermoiements, l’exécutif semble temporiser alors que le sujet monte en puissance dans la société.
Invitée de notre matinale, Sandrine Rousseau est revenue sur l’examen de la réforme des retraites à l’Assemblée nationale. La députée écologiste admet une différence de « stratégie » avec LFI sur le nombre d’amendements, mais s’étonne que la « nullité » des députés du Rassemblement national n’ait pas fait plus parler.
Les Etats-Unis ont mis sur la table, en août dernier, plus de 370 milliards de dollars avec l’Inflation Reduction Act (IRA). Un plan de subventions massives pour soutenir son tissu industriel et attirer les entreprises du monde entier afin d’assurer la transition écologique. Pour l’eurodéputé français Pierre Larrouturou, l’Union européenne doit réagir urgemment sous peine de très nombreuses délocalisations.
Des invectives, des altercations, des provocations… et des milliers d’amendements : 13 000 sur les 20 000 déposés au total. Que dire de la stratégie de la France insoumise sur les bancs de l’hémicycle ? Et à qui profite-t-elle ? Pour le consultant en communication Emmanuel Voguet, l’attitude des Insoumis, en réalité, bénéficie surtout au gouvernement.
Après deux semaines de débats électriques à l’Assemblée, les sénateurs vont s’emparer de la réforme des retraites à partir du 28 février. Avec deux week-ends ouverts, ils auront finalement plus de temps que les députés. Si elle modifiera le texte, la droite sénatoriale soutient le cœur de la réforme, inspirée de sa position défendue chaque année. La gauche entend mener la bataille parlementaire pour empêcher le texte d’aller au bout.
Invitée de Public Sénat ce vendredi 17 février, l’ancienne ministre de la Culture Roselyne Bachelot a estimé que les élus de la France insoumise étaient largement responsables du niveau de tension dans les débats sur la réforme des retraites. Elle évoque « une stratégie de la conflictualité ».
A quelques jours de l’examen de la réforme des retraites au Sénat, retour sur les débats agités qui avaient animé la chambre haute lors de la précédente réforme en 2010. Les débats furent parmi les plus longs de la Ve République, communistes et socialistes avaient tout tenté pour que le texte qui prévoyait un report de l’âge légal de départ à la retraite, soit rejeté.
Professeur à Sciences Po, Olivier Rozenberg juge que la séquence qui s’achève à l’Assemblée nationale est « assez pitoyable », du point du « parlementarisme de discussion, de confrontation ».
Invité de la matinale de Public Sénat ce vendredi 17 février, Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales, estime que la guerre en Ukraine échappe à la plupart des modèles historiques connus. Il relève notamment l’impact de la mondialisation sur ce conflit et son issue éventuelle.
Annoncée par communiqué, la fusion de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire interroge les spécialistes du secteur comme les parlementaires, qui se sont penchés sur le sujet lors d’une audition. Confiant, le président de l’ASN, Bernard Doroszczuk, défend cette réorganisation.