Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités décryptent l’action et la communication du président de la République. Alors qu’Emmanuel Macron a fait une vidéo pour soutenir « Z Event », événement caritatif autour de l’écologie, certains l’accusent de récupération. « Et Maintenant ! » ouvre le débat.
Renaissance, le nouveau parti présidentiel qui rassemble LREM et les satellites Agir et Territoires de progrès, a été lancé samedi soir, à Paris. Mais Horizons, parti d’Edouard Philippe, et le Modem de François Bayrou font bande à part. Bien qu’invité, le centriste a d’ailleurs séché le congrès de lancement et se dit « opposé au passage en force sur les retraites ». « Il nous faut l’unité. Sans l’unité, les extrêmes l’emporteront », a mis en garde Emmanuel Macron.
Le 14 septembre dernier une heure durant, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a exposé devant les parlementaires européens réunis à Strasbourg son programme pour l’année à venir. Si de l’avis général, l’exercice a été qualifié d’offensif, la référence aux critères de Maastricht pour une « nouvelle gouvernance économique », a surpris, voire clairement déplu.
Le 25 septembre prochain les Italiens renouvelleront leurs députés et sénateurs. La coalition menée par Giorgia Meloni, leader du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, est en tête des sondages pour s’emparer de la majorité des sièges. Interrogé dans « Ici l’Europe » par Caroline de Camaret, Enrico Letta, secrétaire du Parti démocrate italien (PD) principal opposant à la coalition de droite, garde l'espoir d'inverser la tendance.
Mardi, l’Azerbaïdjan a enclenché une attaque surprise contre son voisin arménien. Alors que la communauté internationale et le Sénat exigeaient un retour au calme, les combats ont pris fin jeudi sous l’égide de la Russie. Retour sur cette nouvelle flambée de violences avec Taline Ter Minassian, historienne, professeure à l’Inalco, spécialiste de la Russie et du Caucase et auteure du livre « Gorbatchev » (PUF).
En clôture du congrès des Régions de France, la Première ministre a promis un « dialogue constant » pour « bâtir ensemble » dans la concertation sur l’emploi et écologie.
Devant les élus rassemblés à l’occasion du Congrès de Régions de France, Gérard Larcher a annoncé un nouveau groupe de travail sénatorial sur la décentralisation. Objectif : réfléchir aux grandes mesures nécessaires à un nouvel acte de décentralisation que Territoires unis et le Sénat appellent de leurs vœux.
Les journées parlementaires des Républicains ont marqué l’ouverture officielle de la campagne pour la présidence du parti. Même si ces journées ne représentent pas un enjeu important au niveau électoral, Aurélien Pradié a pu démarrer une campagne assez disruptive. Alors qu’en coulisses, le ton a commencé à monter sur les adhésions de dernière minute entre les camps Retailleau et Ciotti.
Devant les préfets, le chef de l’Etat a dessiné les contours du futur projet de loi asile et immigration. Son examen sera précédé d’un débat au Parlement. A la Haute assemblée, la droite sénatoriale rappelle que dans ce domaine, elle a un coup d’avance sur le gouvernement.
Invité de Public Sénat, le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a déploré la perte d’influence de son ancienne famille, LR, et pointé l’absence d’expérience politique de ses députés. Il prédit à terme la disparition du parti : « Ils ne le savent pas, mais c’est fini pour eux. »
Dans une configuration parlementaire inédite qui confère à LR un rôle pivot, les députés et les sénateurs de droite se sont retrouvés à Biarritz pour leurs journées parlementaires, pour se coordonner. Et pour cause, Emmanuel Macron semble vouloir les mettre face à un choix impossible en proposant des mesures emblématiques de la droite dans les textes budgétaires. En pleine campagne pour la présidence du parti, les Républicains vont donc devoir manœuvrer pour éviter le piège.
Dans la nouvelle configuration du Parlement, députés et sénateurs communistes comptent bien faire entendre leurs voix, et mieux, trouver une majorité pour voter leurs propositions, quitte à chercher des alliés de circonstances. Aux journées parlementaires des deux groupes, Fabien Roussel est revenu sur les récentes frictions avec ses partenaires de la Nupes.
En septembre 2021, l’annonce par l’ancien Premier ministre australien de la rupture d’un contrat avec la France pour la construction de 12 sous-marins, à hauteur de 56 milliards d’euros, le « contrat du siècle », provoquait la colère de la France et un raz-de-marée diplomatique. En effet, l’Australie lâchait la France pour s’allier avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, dans ce qui a été nommé l’Aukus. Jean-Yves Le Drian parlait de « coup de poignard dans le dos ». Aujourd’hui, les relations se sont apaisées entre la France et l’Australie, et celle-ci se voit déçue dans ses espoirs d’être fournie en sous-marins avant 2040. Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, détaille les enjeux de cette nouvelle situation dans un entretien à Publicsenat.fr.
« La question des retraites est mis à part du Conseil national de la refondation », affirme Olivier Véran, qui ajoute que « le CNR n’est pas l’alpha et oméga de toute la politique menée dans notre Nation ». Il souligne « que les réformes prioritaires et urgentes » passent « hors du cadre du CNR ». Emmanuel Macron avait pourtant promis de « de lancer une concertation de manière apaisée » sur les retraites.
Le Parlement a adopté cet été une aide de 230 millions d’euros pour le chauffage au fioul. « Le décret d’application n’est toujours pas pris », selon le rapporteur du budget au Sénat, Jean-François Husson. Mais la première ministre confirme la mise en place du dispositif, qui doit aider « les ménages modestes ».
Alors que la réforme du gouvernement sur l’organisation de la police judiciaire suscite une levée de boucliers, le Sénat missionne deux sénateurs pour examiner les conséquences de ce projet controversé
Devant le Parlement européen, Ursula von der Leyen a proposé de plafonner les recettes des entreprises qui produisent de l’électricité à faible coût et souhaite mettre en place « une contribution temporaire de solidarité » sur les bénéfices des producteurs d’énergie fossile. De quoi alimenter le débat du prochain projet de loi de finances.
La Première ministre a dessiné les contours du nouveau bouclier tarifaire pour l’année prochaine, qui limitera la hausse des prix du gaz et de l’électricité à 15 %, pour un coût de 16 milliards d’euros pour l’Etat. Des chèques ciblés de 100 ou 200 euros seront ponctuellement versés aux « plus modestes », et le gouvernement mise sur le plan de sobriété et la solidarité européenne pour passer l’hiver.
Auditionné au Sénat, Jean-Pierre Farandou, à la tête de la compagnie ferroviaire, refuse de réduire cet hiver l’offre de transport et de ralentir les trains pour économiser l’énergie. Il s’engage également à limiter l’impact sur les prix des usagers l’an prochain.
Particulièrement remonté contre l’hypothèse d’un recul de l’âge de départ à la retraite, le député Nicolas Dupont-Aignan en appelle à la mobilisation des Français pour faire échouer la réforme souhaitée par Emmanuel Macron. Invité mercredi de Public Sénat, le député reproche au gouvernement d’exacerber les tensions sociales dans un moment de crise économique.