De l’Élysée au Palais du Luxembourg, les hommages de la classe politique française se multiplient notamment de la part du président du Sénat, Gérard Larcher, et du groupe interparlementaire d’amitié France Royaume-Uni.
Le Président de la République a reçu à l’Elysée le 7 septembre plus de cinquante élus ultramarins. Ce dîner était l’occasion d’évoquer, avec eux et quelques membres de l’exécutif dont Elisabeth Borne, certains sujets pressants dans ces territoires. Si les sénateurs des Outre-mer conviés s’y sont rendus, tous les sujets prioritaires n’ont pas été abordés, selon eux.
Face à la hausse sans précédent du prix de l’énergie, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel appelle les collectivités territoriales « à ne pas payer leur facture d’électricité ». Du côté du Sénat et des associations d’élus, on partage le diagnostic mais pas le remède.
La reine Elizabeth II, est décédée jeudi « paisiblement » à 96 ans dans son château écossais de Balmoral, sa famille à ses côtés, a indiqué le palais de Buckingham dans un communiqué. En 2004 la monarque britannique était en visite au Sénat. La reine avait prononcé un discours dans un français impeccable, saluant « l’Entente cordiale » qui lie son pays à la France. Public Sénat vous propose de revivre cet évènement en vidéo.
Elizabeth II est morte jeudi 8 septembre à 96 ans. Montée sur le trône à 25 ans, la souveraine était progressivement devenue pour les Britanniques une figure de stabilité au milieu des aléas du XXe et du XXIe siècle. Mais aussi le pilier d’une famille royale qui n’a pas été épargnée par les scandales au cours des dernières décennies.
Un protocole a fixé dans les moindres détails le cérémonial qui suit le décès de la reine britannique. Un plan millimétré qui organise le déroulé du deuil sur dix jours.
« A partir du moment où l’opposition ne participe pas au CNR, ce n’est plus qu’une coquille vide », estime le communicant Philippe Moreau Chevrolet, qui y voit « un moment de communication pour le chef de l’Etat ».
Une délégation de cinq sénateurs, dont Olivier Cadic (UC) est actuellement en visite à Taïwan. Un déplacement programmé de longue date pour l’ouverture d’un lycée français, qui se situe dans la lignée de la diplomatie parlementaire menée par le Sénat, mais qui prend une autre dimension avec le regain des tensions avec la Chine cet été, qui considère ces visites comme une provocation.
Le gouvernement a validé le principe de l’indemnisation des rançons payées lors de cyberattaques. La mesure va figurer dans le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI). Au Sénat, un rapport parlementaire préconisait d’interdire l’assurabilité des rançons au niveau européen.
Les sénateurs communistes ont présenté le 8 septembre leur proposition de loi visant à mettre fin à la surpopulation carcérale. C’est un « texte d’urgence », soutenu par des syndicats et des associations du milieu carcéral, qui a pour but de réguler les dépassements de capacités dans les prisons.
Avant l’examen du budget, à peine un mois sera disponible pour examiner les premiers projets de loi de la rentrée. Focus sur les travaux qui attendent sénateurs et députés pour le mois d’octobre.
Le CNR s’est ouvert à huis clos ce jeudi, en l’absence notable des partis d’opposition, qui sèchent l’instance voulue par Emmanuel Macron. Elle vise à « bâtir du consensus ». « Les absents ont toujours tort », rétorque le chef de l’Etat. « La politique de la chaise vide n’a jamais été une politique pour la CFDT », soutient son numéro 1, Laurent Berger, présent. Mais si la démarche n’est « pas loyale », « on en tirera les conclusions »…
Invité de notre matinale, Hervé Marseille (UC) est revenu sur la taxe sur les superprofits, proposé par le groupe centriste au Sénat et refusé par la majorité. Le président du groupe compte sur les débats budgétaires de l’automne pour faire éviter « une erreur politique » à la majorité sénatoriale et au gouvernement.
« Le Parlement […] est une grande part de la solution au nœud politique », a soutenu la première ministre en clôture des journées parlementaires Renaissance. Elle a rappelé la nécessité de « trouver une voie », par le compromis avec les oppositions, « alors que la mer n’a sans doute jamais été aussi forte ».
La sénatrice écologiste Mélanie Vogel a déposé mardi 6 septembre une proposition de loi visant à constitutionnaliser l’IVG. Ce texte est soutenu par cinq groupes politiques, dont celui de la majorité présidentielle. S’il fait consensus parmi ses signataires et au-delà, les sénateurs soulignent la nécessité d’aller plus loin.
Deux sénateurs clés de la majorité sénatoriale restent sur leur faim au sujet du projet de loi de prorogation des récentes modifications de l’assurance-chômage. Ils pointent surtout un dessaisissement des organisations syndicales et patronales. Quant à la future réforme « à la canadienne », ils attendent les modalités exactes. Une socialiste s’indigne du mécanisme de modulation en fonction de la conjoncture imaginé par l’exécutif.
Le gouvernement présente en Conseil des ministres ce 7 septembre un projet de loi pour proroger les règles d’indemnisation, redéfinies en 2019. En parallèle, il souhaite également aller plus loin, en modulant le système en fonction de la situation économique. Une nouvelle idée qui rencontre l’opposition ferme des syndicats.
Malgré l’absence notable des oppositions et d’une partie des syndicats, Emmanuel Macron lance jeudi le Conseil national de la refondation pour mettre en musique la « nouvelle méthode », promise depuis sa réélection. A l’Elysée, on répond que « la politique de la chaise vide » ne fait pas « avancer les dossiers ».
Invité de notre matinale, Sébastien Chenu (RN) est revenu sur la nouvelle réforme de l’assurance-chômage qui sera présentée ce mercredi par le gouvernement. Le vice-président de l’Assemblée nationale estime que le gouvernement prend le problème à l’envers et annonce que le RN ne votera pas le texte.
Les journées parlementaires des députés et sénateurs Renaissance se font à l’aune de « la nouvelle méthode » prônée par Emmanuel Macron. « Notre responsabilité, c’est de faire vivre ce dialogue et de réussir à aller chercher des compromis », soutient Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale. Mais le budget s’annonce difficile et « le gouvernement aura recours sans doute à plusieurs reprises au 49.3 », prédit François Patriat, patron des sénateurs macronistes.