La manifestation organisée dimanche « montre que la force de propulsion de la Nupes est intacte », selon l’insoumis Eric Coquerel, qui espère « progressivement aller vers un front plus large ». Dans cette « période historique », « la gauche et les écologistes ont la responsabilité de travailler ensemble » selon le sénateur Guillaume Gontard. Mais pour le communiste Pascal Savoldelli, « il y a une démocratie à trouver entre les différentes sensibilités politiques » de la Nupes.
Très probablement adopté à l’Assemblée nationale avec le recours à l’article 49 alinéa 3, le projet de loi de finances arrivera au Sénat dans une version encore inconnue. A la Haute assemblée, la majorité LR compte mettre le paquet pour freiner l’impact sur l’économie de la flambée des prix de l’énergie.
Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles aides à l’achat de voitures électriques, tout en voyant l’électrification du parc automobile comme une « opportunité » pour relocaliser un secteur industriel clé. Cependant la direction que semble prendre la filière, en misant notamment sur des véhicules haut de gamme et lourds, a de quoi interroger quant aux enjeux climatiques et sociaux posés.
Au micro de la matinale de Public Sénat, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement évoque un texte présenté en tout début d’année, et voté au Parlement avant la fin de l’hiver.
Force Ouvrière appelle à la grève demain, mais, contrairement à la CGT ou à Jean-Luc Mélenchon, Frédéric Souillot, le secrétaire général de FO, refuse de rentrer dans la rhétorique de la « grève générale. »
Alors que les risques d’escalade et de menaces nucléaires n’ont jamais été aussi explicites, en Europe, deux camps s’affrontent sur la stratégie à adopter face à la Russie. Il y a ceux, qui à l’instar du président français Emmanuel Macron plaident pour une reprise des négociations, et d’autres, qui appellent les Européens à ne pas retomber dans une forme de « naïveté » face à Vladimir Poutine.
Après Agnès Buzyn déjà mise en examen, cette semaine c’est au tour de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe d’être convoqué devant la Cour de Justice de la République pour sa gestion de la crise du Covid. Des mises en accusation des responsables politiques qui font bondir l’historien Fabrice d’Almeida.
Ce jeudi, la commission parlementaire spéciale enquêtant sur le rôle de Donald Trump dans l’assaut contre le Capitole du 6 janvier 2021 a voté à l’unanimité pour citer l’ancien président à comparaître. Une procédure qui n’est pas inédite mais qui a peu de chances d’aboutir, selon Nicole Bacharan, politologue spécialiste des Etats-Unis.
Alors que plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle mardi 18 octobre prochain, le climat social apparaît particulièrement tendu. Les grèves dans les raffineries se propageront-elles à d’autres secteurs, comme semble l’espérer la CGT ? La mobilisation pourrait-elle être politisée par LFI et la Nupes ? Et quelles sont les dynamiques qui se jouent au sein de la sphère syndicale ?
La première ministre a assuré, lors du congrès de l’ADF, vouloir travailler « main dans la main » avec les départements. Pour le fonds vert destiné aux collectivités, « environ 200 millions d’euros » supplémentaires iront directement aux départements. Défendant la « vraie décentralisation » voulue par Emmanuel Macron, Elisabeth Borne entend « donner plus de liberté aux départements et aux collectivités ».
Emmanuel Macron a pointé du doigt la responsabilité de la Russie et de l’Azerbaïdjan dans la reprise du conflit avec l’Arménie et s’est attiré les critiques du Kremlin et de Bakou. A la Haute assemblée, de nombreux sénateurs alertent depuis des semaines l’exécutif et lui demandent d’agir au plus vite pour protéger les Arméniens.
Les propos d’Emmanuel Macron, qui souhaite « ouvrir un nouveau chapitre de la décentralisation » dans les mois futurs, ont été plutôt bien reçus par le président du Sénat. « Ça m’a plutôt réjoui. Car j’ai assisté à la recentralisation depuis des années », réagit Gérard Larcher.
« Il est temps que tout le monde devienne vraiment raisonnable. Il n’y a qu’une voie de sortie, ça s’appelle le dialogue social » affirme le président du Sénat, alors que la grève perdure dans les raffineries TotalEnergies.
Invité vendredi de la matinale de Public Sénat, François Sauvadet, le président de l’Assemblée des départements de France, a estimé que les dépenses des départements avaient bondi de 2,5 milliards d’euros cette année, sous le double effet de l’inflation et du renforcement des missions qui leur sont confiées.
Dans un jaune budgétaire consacré aux cabinets de conseil, le gouvernement affiche un recul de leur recours de 9 % sur les six premiers mois de 2022. Un document « lacunaire, car il ne fait pas état de toutes les missions confiées », dénonce la communiste Eliane Assassi. Il est publié juste avant l’examen d’une proposition de loi sénatoriale, plus ambitieuse sur le sujet. « La PPL est d’autant plus nécessaire », selon le sénateur LR Arnaud Bazin.
Lors d’une table ronde au sujet de la politique énergétique de l’Europe, des experts ont rappelé que la France était encore extrêmement dépendante des énergies fossiles, avant d’attirer l’attention des sénateurs sur le développement des énergies renouvelables. Une audition « inquiétante », de l’aveu des sénateurs, qui a pointé les faiblesses de la réponse française et européenne en comparaison de l’importance des enjeux.
C’est l’un des apports de la majorité sénatoriale de droite en commission. Ce jeudi, lors de l’examen en séance publique du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI), le Sénat a durci les peines pour trois délits en forte augmentation ces derniers mois.
À l’issue d’un entretien à Matignon, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a reproché au gouvernement d’avoir « trop tardé » dans la gestion du conflit social qui met à l’arrêt les raffineries et les dépôts de carburant. Alors que le mouvement s’étend aux centrales nucléaires, le sénateur s’inquiète d’une situation « qui échappe » désormais à l’exécutif.
Alors qu’Emmanuel Macron est revenu sur la situation internationale, et notamment la guerre en Ukraine, hier soir sur France 2, les sénateurs saluent l’appel à la négociation du chef de l’Etat, mais ne se font pas d’illusion : ce n’est pas encore le moment. Le conflit ukrainien a aussi des répercussions sur d’autres territoires, comme l’Arménie, sur laquelle le Sénat votera bientôt une résolution pour mettre la pression sur le gouvernement.
Lors de l’examen en séance publique du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI), les sénateurs ont abordé les dispositions visant à lutter contre la cybercriminalité. Le dispositif fixant l’indemnisation des rançons payées lors de cyberattaques a été adopté.