Devant les sénateurs, plusieurs représentants de supporters sont venus témoigner du calvaire qu’ils ont vécu lors de la finale de la Ligue des Champions. Pointés du doigt par Gérald Darmanin pour justifier la gestion chaotique du maintien de l’ordre, les supporters anglais lui ont répondu.
Alors qu’Emmanuel Macron n’a pas de majorité absolue à l’Assemblée, le ministre Eric Dupond-Moretti évoque l’idée d’« avancer ensemble » avec le RN. Il n’est pas le seul. La députée LREM Céline Calvez veut « aller chercher » leurs voix, et l’ex-ministre Barbara Pompili et le député Sylvain Maillard sont prêts à « discuter » avec le RN. Des propos contraires à « l’ADN » macroniste, qui passent très mal chez certains marcheurs…
Réunis ce mardi 21 juin en réunion de groupe, les sénateurs LR ont acté le renforcement inattendu du poids politique de la droite, après le fort recul du camp présidentiel aux élections législatives. Par extension, la majorité de droite et du centre au Sénat devrait voir son rôle dans la vie parlementaire passer au premier plan.
Le président du Modem a été reçu par le président de la République qui a convié l’ensemble des chefs de partis politiques après le camouflet des législatives. Le maire de Pau plaide pour implication des différentes politiques et appelle les oppositions à être responsables pour « faire ce que les citoyens attendent de nous ».
Un nouvel épisode de canicule s’est abattu sur l’hexagone. Le thermomètre a affiché près de 40 degrés dans plusieurs régions françaises en plein mois de juin. Notre pays a vécu concrètement les effets du réchauffement climatique, mais aussi ses conséquences sur l’économie. Sénateurs et scientifiques s’accordent, il faut agir maintenant.
Les commissions des lois et de la culture du Sénat clôturent, ce mardi, leurs auditions sur les incidents de la finale de la Ligue des Champions au Stade de France. Ce matin, un représentant de l’UEFA a largement relativisé les justifications de l’exécutif qui a mis en avant une fraude massive de faux billets.
Le premier secrétaire du Parti socialiste a rencontré le président de la République à l’Elysée où ce dernier reçoit, ce mardi, les chefs de partis politiques. La perte de sa majorité absolue à l’Assemblée nationale va entraîner une nouvelle ère « beaucoup plus parlementaire », estime le patron du PS. Il invite le chef de l’Etat à écouter « le message que les Français lui ont adressé ».
Sur le perron de l’Elyséen, le patron des Républicains a rendu de sa rencontre avec le président de la République qui reçoit ce jour les différents chefs de partis politiques. Christian Jacob a redit son rejet de toute coalition avec la majorité présidentielle tout en pointant « sa très lourde responsabilité » dans la situation actuelle.
Fruit des travaux de la commission d’enquête lancée en 2021 par le groupe communiste sur le sujet, les sénateurs présentent ce mardi une proposition de loi transpartisane qui sera présentée au Parlement à l’été ou à l’automne. Le but est d’encadrer le rôle des cabinets de conseil dans les politiques publiques, ainsi que d’améliorer la transparence sur le sujet.
La première ministre Elisabeth Borne a remis sa démission au chef de l’Etat, qui l’a refusée. Un acte qui n’est pas lié à la situation politique et à l’échec de la majorité aux législatives. Explications.
Invité de notre matinale, François-Xavier Bellamy est revenu sur les résultats des élections législatives et l’attitude que tiendra LR pendant la prochaine législature. L’eurodéputé LR s’appuie sur son expérience au Parlement européen et réaffirme que LR restera dans l’opposition, sans fermer la porte à « voter des amendements » avec le RN.
Le député LFI cherche à décrisper ses partenaires de gauche, après le camouflet de la proposition de Jean-Luc Mélenchon. L’ancien candidat à la présidentielle, qui plaide pour un groupe unique de la NUPES, s’est vu opposer un non de la part des autres composantes de l’alliance. Adrien Quatennens se dit par ailleurs ouvert à une présidence tournante de la commission des finances au sein des partis de la NUPES.
Le coordinateur de la France insoumise « ne voit pas quel est l’intérêt » de l’invitation d’Emmanuel Macron lancée aux forces politiques représentées à l’Assemblée nationale.
Après les mauvais résultats de la majorité aux législatives, la question du maintien de la première ministre à Matignon « se pose », au sein de la majorité, au profit d’un profil plus politique. Mais après sa victoire aux législatives, d’autres la jugent « légitime ». D’autant que la présidence du groupe à l’Assemblée et le perchoir sont des « enjeux plus forts » et plus urgents pour Emmanuel Macron.
Pour son second mandat, Emmanuel Macron devra apprendre à composer avec l’Assemblée nationale pour faire adopter son programme présidentiel. Avec 246 députés élus ou réélus, le président de la République disposera d’une majorité relative au Palais Bourbon, loin des 289 sièges nécessaires pour décrocher la majorité absolue. La majorité présidentielle devra négocier et s’entendre avec les oppositions pour adopter les projets de loi et gouverner le pays.
Privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron pourra difficilement adopter ses réformes sans aller chercher des soutiens à droite de l’échiquier politique. Pour autant, Les Républicains ont réaffirmé lundi 20 juin leur volonté de maintenir une opposition au cas par cas.
Océanographes, climatologues, géographes ; ils seront 25 scientifiques spécialistes du climat et de la biodiversité à la disposition des nouveaux députés. Aux portes de l’Assemblée Nationale du 20 au 22 juin, ce collectif propose une action de formation scientifique des parlementaires aux enjeux environnementaux et vise un « réveil écologique », avec l’aide des jeunes générations.
La première semaine suivant les législatives sera marquée par l’accueil des députés au Palais Bourbon. A partir du 28 juin, la 16e législature s’ouvre officiellement, avec l’élection du président de l’Assemblée nationale, suivie de l’installation du Bureau et des commissions.
Au lendemain des résultats, la question subsiste : comment le RN a-t-il réussi à percer le plafond de verre ? L’effritement du front républicain est évident, avec une majorité qui met le RN et la Nupes sur un pied d’égalité et un rejet du macronisme extrêmement fort à gauche. Mais il ne suffit pas à lui seul à expliquer comment le RN a pu doubler ses voix entre les deux tours dans certaines circonscriptions et déjouer tous les pronostics.
Avec la défaite surprise de Richard Ferrand, le perchoir est libre. Il faut vite lui trouver un remplaçant ou une remplaçante. Au sein de la majorité, l’ex-ministre de la Transition écologique entend jouer un rôle. Elle est « en train d’y réfléchir ».