Les principales composantes de la gauche feront front commun pour les législatives après être tombées d’accord sur plusieurs points de doctrine. Si Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, rêve d’une cohabitation, sa « Nouvelle Union populaire » pourrait tout du moins constituer la principale force d’opposition dans la prochaine assemblée. Public Sénat s’est penché sur les positions adoptées par les différentes composantes de cette alliance face aux réformes passées d’Emmanuel Macron.
Alors que le Conseil national du Parti socialiste a validé hier l’accord négocié par la direction du parti avec LFI, le groupe socialiste au Sénat ne se montre pas très enthousiaste. Certains estiment que c’est le moindre mal, quand d’autres y voient une soumission totale à Jean-Luc Mélenchon. La « vieille maison » semble maintenant bien loin.
Invité de notre matinale, le président socialiste du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a salué l’accord conclu entre le PS et LFI, qui repositionne le PS bien plus à gauche qu’il ne l’était sous le quinquennat de François Hollande. Une rupture attendue, selon lui, par les électeurs.
Les socialistes, réunis en Conseil national, ont adopté dans la nuit de jeudi à vendredi, par 167 voix contre 101, et 24 abstentions, l’accord qui a été conclu avec La France insoumise en vue des élections législatives. Mais pour certains ténors, ce rapprochement marque une rupture dans l’histoire du parti.
LREM, rebaptisé « Renaissance », se retrouve au sein d’une « confédération » avec le parti de François Bayrou et celui d’Edouard Philippe. Ces deux poids lourds de la majorité ont eu la peau du parti unique que voulait Emmanuel Macron. Autre reculade : Horizons aura bien un groupe à l’Assemblée.
L’accord signé entre la France insoumise et ses partenaires en vue des élections législatives envisage de déroger à certaines règles de l’Union européenne, pour mettre en œuvre pleinement leur programme. Mais tout manquement à la législation européenne expose à des procédures pouvant aller à des sanctions financières, voire un isolement politique.
Alors que la Hongrie a refusé l’embargo sur les hydrocarbures russes proposé par la Commission européenne, l’Allemagne a réussi à diminuer drastiquement ses importations pétrolières russes. Les difficultés européennes pour se mettre d’accord sur un embargo ne sont pour autant pas seulement politiques.
Le 5 mai 2022 marque « le jour du dépassement » de la France qui a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en un an, d’après WWF France partenaire de l’ONG américaine Global Footprint Network. WWF France formule des recommandations pour reculer cette date de 25 jours d’ici 2027. Mais pour des spécialistes, comme l’avocat Arnaud Gossement, « chaque seconde compte », il est vital d’aller beaucoup plus loin et la réponse ne peut advenir qu’au niveau de l’Union Européenne.
Jean-Luc Mélenchon qui, dès l’entre-deux tours, appelait les Français à l’élire Premier ministre, peut-il réussir son pari ? Par le passé, la gauche est déjà sortie victorieuse des législatives, en 1981 et 1997. Mais difficile pour autant de faire un parallèle historique.
Les partis de la majorité présidentielle ont scellé leur entente pour les législatives sous la forme d’une confédération. « Un accord vient d’être obtenu, à la suite des négociations entre Richard Ferrand, François Bayrou et Edouard Philippe » annonce à publicsenat.fr Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendant du Sénat et proche de l’ancien premier ministre. Les trois piliers de la Macronie vont l’annoncer lors d’une conférence de presse commune cet après-midi.
Le parti d’Éric Zemmour, qui a souvent fait des appels du pied au député Éric Ciotti, représentant d’une ligne conservatrice et identitaire au sein des Républicains, a choisi de ne pas investir de candidat aux législatives dans sa circonscription. Une situation sur laquelle ironise Renaud Muselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui était invité ce jeudi de notre matinale.
Alors que des pluies torrentielles se sont abattues sur les îles de la région du 29 au 30 avril, provoquant la mort de deux personnes et un disparu, trois parlementaires PS de Guadeloupe ont écrit, mardi 3 mai, une lettre au Premier Ministre. Ils réclament notamment la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.Une position que partage Dominique Théophile, sénateur la République en marche de Guadeloupe.
Ce mercredi 4 mai 2022, la commission des affaires étrangères du Sénat a auditionné Françoise Nicolas, directrice du Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (Ifri) et Marc Julienne, responsable des activités Chine du centre de recherche. Les deux chercheurs ont exposé aux sénateurs les défis économiques et politiques auxquels les autorités chinoises sont confrontées.
Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a présenté les contours d’un plan d’urgence visant à améliorer les délais de délivrance des passeports et des cartes nationales d’identité porté par le ministère de l’Intérieur. Le gouvernement espère un retour à la normale dans le traitement des demandes avant les vacances d’été.
Après l’accord historique entre le PS et LFI sur les législatives, avec juste 70 circonscriptions à la clef pour le PS, « le parti est au bord de l’implosion » selon le sénateur PS Hussein Bourgi, soutien de Stéphane Le Foll. Chez les sénateurs PS, l’accord passe mal. Le conseil national, convoqué pour valider l’accord, s’annonce sportif.
L’union des droites espérée par les cadres du parti d’Éric Zemmour pour les législatives ne verra pas le jour. Le Rassemblement national, misant sur la dynamique enregistrée par Marine Le Pen à la présidentielle, écarte tout rapprochement, même local, avant le premier tour. En revanche, des désistements pourraient s’organiser selon les cas de figure au second tour.
L’Europe était le principal point de désaccord entre le Pôle Ecologiste et LFI, qui ont trouvé un compromis dimanche dernier. Chez les Verts européens, et notamment au groupe écologiste du Parlement européen, l’accord avec une formation critique du fonctionnement de l’UE fait grincer des dents. Simple incompréhension ou vrai reniement des valeurs européennes d’EELV ?
Les socialistes et les insoumis sont parvenus à un accord sur les législatives. Le texte commun liste les points de ce « programme partagé », avec la retraite à 60 ans, le SMIC à 1400 euros ou la VIe République, issus du projet de LFI. Sur l’Europe, PS et LFI constatent une divergence sur le terme « désobéir » aux traités, mais un objectif partagé. Sur l’Ukraine, c’est en revanche pour le moins flou.
La France insoumise souhaite faire de la désobéissance européenne, c’est-à-dire ne pas appliquer les lois européennes à chaque fois que cela gêne son programme. La désobéissance est-elle légalement possible ou pas ? Décryptage avec nos partenaires Les Surligneurs.
Interrogé sur l’avenir du gouvernement Castex à la sortie du conseil des ministres ce mercredi 4 mai, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a répondu aux rumeurs de remaniement ministériel. Jean Castex et les membres du gouvernement resteront en poste au moins jusqu’à la fin du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, le 13 mai à minuit.