Pour peser sur les travaux législatifs dans un contexte difficile pour la Macronie, les Républicains veulent davantage se coordonner, au travers de rencontres bilatérales régulières. Une façon d’éviter les discordances parfois brouillonnes apparues durant le premier quinquennat.
Le rattachement du portefeuille des Outre-mer au ministère de l’Intérieur a soulevé de vives critiques. Ce remaniement rompt avec une décennie de pratique gouvernementale, qui était celle d’un ministère de plein exercice, indépendant. Les élus ultramarins, de gauche notamment, évoquent une forme de punition face aux revers électoraux essuyés par Emmanuel Macron dans ces territoires.
Saisi par l’ex ministre de la santé, Brigitte Bourguignon sur le projet de loi de l’exécutif visant à maintenir « un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre le Covid », le conseil scientifique a dans un avis du 23 juin, évalué positivement l’initiative législative du gouvernement. Les membres du comité ont également analysé l’évolution épidémique récente. Ils s’inquiètent d’une possible hausse des hospitalisations dans les semaines à venir. Le conseil alerte sur de « nouvelles vagues épidémiques » à venir.
Invité de notre matinale, Sébastien Chenu s’est félicité du remplacement d’Olivier Véran par Franck Riester au ministère des Relations avec le Parlement. Il a aussi annoncé que si un vote de confiance avait eu lieu, le RN « aurait pu s’abstenir », et qu’il ne voterait pas une motion de censure déposée par LFI.
La députée PS considère que le nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne comprend plusieurs profils de qualité, notamment des noms venus de la gauche, qu’elle connaît. Là où le bât blesse, c’est que la « ligne gouvernementale » reste floue pour le moment.
En se soustrayant à un vote de confiance à l’Assemblée nationale, la députée socialiste du Tarn-et-Garonne estime que la Première ministre fait un retour en arrière de trente années. Elle « devrait s’affirmer », pointe la parlementaire, dans Audition publique.
Le maire de Clichy-sous-Bois est l’une des nouvelles recrues gouvernementales. Au Sénat, Olivier Klein, dont l’ascension politique s’est faite à gauche, est loin d’être un inconnu. A première vue, le profil rassure. Deux sénatrices espèrent toutefois un spectre d’action large, et surtout, une capacité à décrocher des arbitrages budgétaires.
Tout juste nommé, le nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne tenait lundi après-midi sont premier Conseil des ministres. Cinq textes de loi ont été présentés, dont l’un sur la prolongation de certaines dispositions d’urgence face au covid-19. Il sera le premier projet de loi du nouveau quinquennat à être débattu au Parlement.
Ce lundi 4 juillet, Laurence Boone a été nommée secrétaire d’État aux Affaires européennes. Elle succède à Clément Beaune, affecté au ministère des Transports. L’économiste spécialiste des questions européennes et de la finance, travaillera auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères reconduite au Quai d’Orsay, Catherine Colonna.
La Première ministre ne demandera pas la confiance des parlementaires à l’issue de sa déclaration de politique générale, ni à l’Assemblée nationale, ni au Sénat ce mercredi 6 juillet. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a rappelé que ce n’est pas une première dans l’histoire de la Ve république. Le ministre chargé du renouveau démocratique a annoncé que le gouvernement souhaite travailler « texte par texte » avec « les oppositions quand elles sont constructives. »
Avec la nomination d’une ancienne sénatrice LR et ancienne directrice de l’Agence nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Emmanuel Macron a visé juste pour le poste de ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales. Mais derrière un bon profil « sur le papier », les sénateurs se souviennent d’un dernier quinquennat mitigé sur la question.
Le nouveau ministre de la Transition Ecologique, Christophe Béchu était sénateur en 2016, lors de l’examen de la loi Biodiversité qui interdisait l’utilisation des néonicotinoïdes. Certains affirment qu’il a voté contre cette interdiction. La majorité LR dont il faisait partie, a pourtant voté, l’amendement du gouvernement de François Hollande fixant cette interdiction.
Prévu le 6 juillet à 15 heures, la Première ministre prononcera son discours de politique générale devant les députés, au Palais Bourbon. L’allocution sera lue dans les mêmes termes aux sénateurs par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire. A 21 heures, Élisabeth Borne se rendra au Sénat pour un 2ème discours.
Invité de l’émission spéciale sur Public Sénat, consacrée à l’analyse du remaniement ministériel ce 4 juillet, Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au CEVIPOF analyse ces nominations comme une recomposition traduisant un repli de la « macronie » « sur son réduit historique. »
Interrogés par Public Sénat, les sénateurs de droite et de gauche dénoncent un remaniement cosmétique, qui ne prend pas en compte les nouveaux équilibres parlementaires. La nomination d’un nouveau ministre des Relations avec le Parlement est un point d’agacement. Soutien de la majorité, le sénateur Alain Richard se félicite de son côté de la nomination de profils compétents, « déjà plongés dans les dossiers ».
Ephémère ministre des Solidarités et personnes handicapées, Damien Abad a quitté le gouvernement après à un peu plus d’un mois. Visé par plusieurs accusations de viol, le député de l’Ain a dénoncé « des calomnies ignobles ».
L’ancien sénateur et maire d’Angers, passe de ministre délégué chargé des Collectivités territoriales à ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Une promotion plutôt inattendue pour Christophe Béchu dont le mandat à la Haute assemblée n’a pas été marqué par une appétence particulière pour ces enjeux.
Brigitte Bourguignon quitte le gouvernement. Battue au second tour des élections législatives dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais, elle est remplacée un mois et demi après sa nomination au poste de ministre de la Santé par François Braun, auteur du récent rapport de la mission « flash ».
Avec le dernier remaniement, Franck Riester, président d’Agir, remplace Olivier Véran au poste de ministre chargé des Relations avec le Parlement. Un léger coup de barre à droite qui s’explique par les futures négociations que devra mener l’exécutif avec LR et la majorité sénatoriale. Et peut être aussi par les équilibres internes à la majorité présidentielle qui se sont dégagés des élections législatives.
Le nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne a été annoncé lundi 4 juillet par un communiqué de l’Elysée. Les ministres perdants aux législatives quittent leur poste, de même que Damien Abad, accusé d’agression sexuelle. Parmi les surprises : le retour de Marlène Schiappa, au portefeuille de l’Economie sociale et solidaire et de la Vie associative.