Dans toute l’Europe, les autorités ont relevé le niveau d’alerte face au risque terroriste, suite à la flambée des tensions au Moyen-Orient. Les lieux de culte juifs sont particulièrement surveillés, mais certains spécialistes soulignent que l’Europe ne constitue pas pour le moment une cible privilégiée de l’Iran, même si le risque existe.
Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur LR Christian Cambon a jugé « nécessaire » les attaques israélo-américaines devant l’avancée du programme nucléaire iranien, tout en reconnaissant qu’ « il était du rôle du Président de la République de rappeler que ces opérations n’ont pas pris leur place dans le respect du droit international ». Il a également salué l’annonce de l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.
Interrogé dans la matinale de Public Sénat, le général Dominique Trinquand a salué l’intervention « défensive » de la France dans le conflit au Moyen-Orient, au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron de l’envoi du porte-avions Charles De Gaulle en Méditerranée. Le général a également souligné l’isolement de l’Iran, coupable selon lui d’une « erreur stratégique » en répliquant tous azimuts.
Lors d’une courte allocution solennelle, Emmanuel Macron a défini une position d’équilibre alors que le conflit au Moyen Orient s’intensifie. Le chef de l’Etat a souligné « la responsabilité première de l’Iran » tout en reconnaissant que les Etats-Unis et Israel avaient agi « en dehors du droit international ». Face « à cette situation instable », la France va apporter son aide à ses alliés notamment par le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.
Depuis le lancement de l’attaque israélo-américaine, l’Iran fait planer la menace sur les bateaux traversant le détroit d’Ormuz, bloquant de fait toute possibilité de circulation maritime sur cet axe majeur du commerce mondial. Si les inquiétudes portent principalement sur les exportations de pétrole et de gaz depuis les pays du Golfe, l’embrasement au Moyen-Orient éloigne aussi la perspective d’un retour à la normale pour le trafic en Mer Rouge entre l’Asie et l’Europe.
Après l’assassinat du guide suprême iranien, l’escalade militaire entre Israël et l’Iran s’étend désormais pleinement au Liban. Frappes israéliennes à Beyrouth, ripostes du Hezbollah, déplacements massifs de civils : le pays du Cèdre, déjà fragilisé, se retrouve pris en étau dans une confrontation régionale qui le dépasse.
Après le lancement de l’opération militaire israélo-américaine contre l’Iran, le Quai d’Orsay appelle les 400 000 Français présents au Moyen-Orient à la plus grande vigilance. Entre les vols suspendus, les appels au confinement et la préparation de certains rapatriements, le gouvernement tente de rassurer ses ressortissants face à une offensive qui pourrait paralyser la région pendant plusieurs semaines. Le point sur les dispositifs d'aide et les solutions de repli.
Invité de notre matinale, l’ancien officier Guillaume Ancel a estimé que Donald Trump n’a pas pour objectif de renverser le régime iranien, mais simplement d’arriver en position de force à la table des négociations. L’écrivain table sur un conflit de courte durée qui se soldera par des négociations avec les vestiges du régime ou une prise de pouvoir de l’armée iranienne
Parlant de « dimension européenne des intérêts vitaux de la France », le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre en place, avec l’Allemagne notamment, une « dissuasion avancée » qui sera « une démarche progressive ». Il n’y aura cependant « pas de partage de la décision ultime » d’engager l’arme nucléaire, qui restera à la France. Le Président a de plus « ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal », qui sont aujourd’hui à moins de 300.
Pour sa première conférence de presse depuis le déclenchement des frappes américaines contre l’Iran, le ministre américain de la défense Pete Hegseth a tenu à rassurer face au spectre d’une « guerre sans fin », comme en Irak ou en Afghanistan. Assumant de passer outre les règles du droit international, il a défendu une opération visant à détruire définitivement les infrastructures nucléaires iraniennes.
Les bombardements américano-israéliens contre le régime de Téhéran placent l’ensemble du Moyen-Orient face à un engrenage dangereux. Du détroit d'Ormuz aux bases britanniques de Chypre, un effet domino menace l'équilibre global de la région. Interrogés par Public Sénat, les sénateurs alertent sur les répercussions sécuritaires et économiques. Ils appellent l’Elysée à consulter au plus vite les chefs de partis, les président de groupes, ceux des commissions parlementaires, ainsi que les présidents des deux assemblées pour fixer « une méthode, un cadre » diplomatique.
La France fait partie des neuf Etats qui possèdent l’arme nucléaire dans le monde. Développée sur décision du général de Gaulle dans les années 60, la dissuasion nucléaire française a ses spécificités. On fait le point pour comprendre le sens et le fonctionnement de cette arme à visée strictement défensive.
Dans une prise de parole consacrée ce lundi 2 mars à la situation explosive au Moyen Orient, le ministre des affaires étrangères a appelé le régime iranien à des « concessions et un changement de posture radical » face aux frappes israéliennes et américaines. Aux pays du Golfe touchés par la réplique iranienne, Jean-Noël Barrot déclare que « la France se tient prête à participer » à leur défense, alors que 400 000 Français se trouvent dans les pays concernés par l'embrasement de la région.
INTERVIEW - Quatre ans de guerre, deux millions de victimes et un conflit qui s’embourbe. Les dirigeants européens sont à Kiev ce mardi 24 février, pour le quatrième anniversaire de l’invasion russe. Entre le désengagement américain de Donald Trump et la montée des instabilités politiques sur le Vieux Continent, aucune solution diplomatique ne semble se dégager. Auprès de Public Sénat, Ulrich Bounat, chercheur associé chez Euro Créative, décrypte la situation sur le terrain, et analyse les risques qui pèsent sur Kiev à l'horizon 2027.
Malgré le revers subi vendredi 19 février, le président des Etats-Unis a annoncé de nouveaux droits de douane. Si le cadre juridique de ces nouvelles taxes et leur durée d’application restent incertains, Donald Trump confirme sa volonté de les maintenir.
La Cour suprême des Etats-Unis a jugé que Donald Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des droits de douane sur de nombreux produits entrant aux Etats-Unis, infligeant un sérieux revers au président américain sur un élément central de son programme économique.
Auditionnée par la délégation aux droits des femmes et la commission des affaires étrangères du Sénat, l’avocate iranienne et prix Nobel de la paix de 2003, Shirin Ebadi a dressé un tableau accablant de la situation en Iran. Face aux sénateurs, elle a appelé à dénoncer la répression d’ampleur inédite et appelé la communauté internationale à agir concrètement contre le régime islamique d’Iran.
Emmanuel Macron se rend en Inde pour la quatrième fois depuis 2018, où il affichera sa bonne entente avec le premier ministre indien, Narendra Modi. Un voyage qui intervient alors que l’Inde vient de donner son accord pour un « contrat historique » de 114 Rafale.
Quatre astronautes, dont deux Américains, un Russe et la Française Sophie Adenot, la première dans l’espace depuis 25 ans, se sont envolés vendredi vers la Station spatiale internationale pour un voyage de plus de 30 heures.
Un an après une édition 2025, où les Européens étaient sortis sidérés de la Conférence de Munich sur la sécurité, face à « l’ingérence politique » du vice-président américain J.D. Vance, rappelle Hélène Conway-Mouret, l’événement pourrait être l’occasion d’un rebond. Pour Cédric Perrin, président LR de la commission des affaires étrangères du Sénat, « il y a un nécessaire réveil européen, dont on a besoin ».