Dans un entretien au Parisien, Emmanuel Macron dit avoir « très envie d’emmerder les non-vaccinés ». En sortie de conseil des ministres, Gabriel Attal assume et assure que les propos du chef de l’Etat sont « en deçà de la colère d’une très grande majorité des Français »
Les propos d’Emmanuel Macron, qui veut « emmerder » les non-vaccinés, est « une stratégie d’évitement des sujets économiques et sociaux via le covid », « on ne parle plus du reste pendant ce temps-là », selon le sondeur Jérôme Sainte Marie. Le président de PollingVox trouve surtout « sidérante » la phrase « un irresponsable n’est plus un citoyen ». C’est « une forme de déchéance de la citoyenneté totalement subjective », estime le sondeur.
L’examen du projet de loi qui porte le passe vaccinal a été une nouvelle fois retardé à l’Assemblée nationale suite aux propos polémiques du chef de l’Etat. Au Sénat, le président de la commission entend aborder les débats autour de ce texte avec sérénité mais doute que le calendrier voulu par l’exécutif soit tenable.
Dans un entretien au Parisien, le chef de l’Etat a confié avoir « très envie d’emmerder les non-vaccinés », des propos jugés « inadmissibles », « méprisants » par les sénateurs de tous bords.
Soignants à bout de souffle, persistance de l’épidémie de coronavirus… La commission d’enquête du Sénat sur la situation de l’hôpital et du système de santé recevait le président de la commission médicale de l’AP-HP, mardi 4 janvier. Au détour d’un état des lieux alarmant, Rémi Salomon s’étonne que le sujet ne soit plus présent à quelques mois de la présidentielle.
A tour de rôle, les présidents des conférences médicales d’établissements des centres hospitaliers ont été entendus par la commission d’enquête sur la situation de l’hôpital. Et le constat est partagé : l’hôpital ne va pas bien. Départs massifs de soignants, « extrême lassitude «, « perte de sens ». A travers ces auditions, les sénateurs de la commission d’enquête ont cherché à comprendre les problèmes structurels de la crise à l’hôpital.
Les actes malveillants ou menaçants à l’égard de parlementaires se sont multipliés ces derniers mois. Si la plupart sont des députés de la majorité présidentielle, le phénomène épargne peu de groupes. Les sénateurs sont également confrontés au phénomène. Ils se confient, et font part de leur colère ou de leur résignation.
Ce mardi, à l’initiative du groupe Les Républicains, un débat était organisé dans l’hémicycle du Sénat autour de la crise du logement. L’occasion de faire un bilan du quinquennat en la matière, à moins de quatre mois de la présidentielle. Pendant une heure et quart, Nadia Hai, la ministre déléguée auprès de la ministre de la Cohésion des territoires, en charge de la ville, a défendu le bilan d’Emmanuel Macron.
La mission d’information sur « la judiciarisation de la vie publique » a démarré ses travaux, ce mardi, par l’audition de Pierre Steinmetz, ancien membre du Conseil constitutionnel. Il s’est alarmé de la place prépondérante des juridictions nationales et européennes dans la fabrication des normes au détriment du pouvoir politique.
La candidate des LR, Valérie Pécresse, a dévoilé son équipe de campagne et inauguré son nouveau QG, mardi 4 janvier. Le président du groupe LR au Sénat, et ancien filloniste, Bruno Retailleau sera chargé de préparer les 100 premiers jours en cas de victoire.
L’élection présidentielle arrive à grands pas, et à gauche, la question d’une candidature commune est toujours au cœur des débats. La Primaire populaire, prévue pour la fin du mois de janvier, ne met pas d’accord tous les candidats déclarés et divise.
2022 est synonyme d’année politique intense en France, avec l’élection présidentielle. Les deux tours auront lieu les 10 et 24 avril, mais en dehors de ces deux dates bien connues, lesquelles faut-il retenir ? Public Sénat fait le point.
Gérald Darmanin doit rencontrer le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, au sujet des modalités de scrutin pour la présidentielle en janvier. Vote électronique, par correspondance ou par anticipation, différentes options sont sur la table pour faciliter le déroulement du scrutin. Cependant, aucune ne fait l’unanimité et les délais sont désormais très courts.
C’est la toute première polémique de l’année 2022. Installé le 31 décembre sous l’Arc de Triomphe en hommage au début de la présidence française du Conseil de l’UE (« PFUE »), le drapeau européen a suscité la colère d’une partie de la classe politique. Décryptage et explication d’une polémique qui révèle notre rapport à l’Europe, selon Bruno Cautrès, chercheur CNRS au CEVIPOF.
Restrictions sanitaires obligent, le gouvernement vient d’annoncer un renforcement des aides aux entreprises concernées, comme le secteur du tourisme et de l’hôtellerie et de la restauration. Au Sénat, on salue l’aide au monde économique. Mais pour le rapporteur LR du budget, Jean-François Husson, « cette communication verticale et descendante du gouvernement est une manière habile et machiavélique de cacher les réserves ».
Avant la suspension des travaux fin février pour cause de campagne présidentielle, le Parlement a encore quelques textes à examiner. Hormis le projet de loi portant le passe vaccinal, il n’y a plus de réforme majeure à l’agenda. Plusieurs propositions de loi aux sujets concernants seront cependant examinées au Sénat.
La France a pris samedi, et pour six mois, les rênes du Conseil de l’Union européenne, qui partage le pouvoir législatif et budgétaire de l’UE avec le Parlement européen. Retour sur les principaux dossiers que souhaite porter la France durant cette présidence.
Les députés commencent ce lundi 3 janvier l’examen du projet de loi qui prévoit de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 15 janvier. Ce sera ensuite au tour du Sénat de se pencher dessus. Focus sur le calendrier législatif.
A l’issue du Conseil de défense sanitaire et du Conseil des ministres du 27 décembre consacrés à la poussée fulgurante du variant Omicron, le gouvernement a annoncé le retour du port du masque obligatoire en extérieur. La décision s’applique dès aujourd’hui dans une cinquantaine de départements.
Que restera-t-il de la campagne 2022 dans quelques années ? Les présidentielles sont toujours des moments politiques intenses sous la Vᵉ République et certains slogans, affiches ou thèmes de campagne sont presque devenus mythiques. Retour sur ces morceaux d’histoire politique, entre mythes et manœuvres électorales, avec un dernier épisode sur l’éclatement du paysage politique lors de la présidentielle 2017, où, face à cette nouvelle donne partisane, le monde politique est lui-même devenu l’objet de la campagne.