Aux Pays-Bas, Geert Wilders et son parti d’extrême droite sont arrivés en tête des élections législatives, remportant 35 sièges, portés par un discours anti-immigration. Pour le politologue Gilles Ivaldi, spécialiste de l’extrême droite et des populismes européens, ce résultat électoral symbolise un phénomène d’ampleur sur tout le continent.
Le président du groupe PS du Sénat voit dans cet accord « une première étape ». Patrick Kanner sera « présent », aux côtés de Gérard Larcher, lors d’un déplacement prévu « en décembre » en Israël et dans les Territoires palestiniens.
Un accord passé dans la nuit de mardi à mercredi entre Israël et le Hamas devrait permettre la libération de femmes et d’enfants détenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre. Interrogé par Public Sénat, David Rigoulet-Roze, spécialiste du Moyen-Orient, décrypte les enjeux stratégiques derrière ce cessez-le feu temporaire.
Le président du groupe d’amitié France-Israël, Roger Karoutchi (LR) a annoncé plusieurs déplacements de parlementaires français en Israël dans les semaines à venir dont un, dans les territoires palestiniens avant Noël.
A l’appel de Roger Karoutchi, président du groupe d’amitié France-Israël, les images de l’attaque du 7 octobre ont été projetées au Sénat, mardi soir. Les élus ont été profondément choqués. « Ce qui est effrayant dans ce que nous avons vu hier, c’est l’effet de masse, l’accumulation et surtout la joie autour du crime », témoigne le sénateur LR, Francis Szpiner.
Ce groupe yéménite, en guerre contre Israël, s’est félicité d’avoir pris le contrôle, dimanche, d’un navire présenté comme Israélien, dans un assaut spectaculaire. Mais le bateau s’avère sous exploitation japonaise, et ne compte aucun Israélien à son bord.
Ce mardi, à l’appel de Roger Karoutchi, président du groupe d’amitié France-Israël, les images de l’attaque du 7 octobre sont projetées au Sénat. Pour le sénateur LR, cette initiative vise à « rappeler la réalité des choses et du terrain », surtout quand « on voit que certains renvoient tous les acteurs dos à dos »
Pour la spécialiste de l’Argentine Maricel Rodriguez Blanco, Maîtresse de conférences en sociologie à l’Institut Catholique de Paris, l’élection de Javier Mileil est une mauvaise nouvelle pour le peuple argentin, qui pourrait subir de plein fouet les mesures drastiquement libérales de son nouveau président.
Alors que l’attention des puissances mondiales se concentre sur le conflit au Proche-Orient, la guerre en Ukraine se poursuit loin des caméras. Les États membres de l’Union européenne continuent de soutenir l’armée ukrainienne même s’ils ne sont pas tous d’accord sur la stratégie à adopter. Le soutient aux forces ukrainiennes est-il en train de marquer le pas ? C’est le débat de l’émission Ici l’Europe.
Un mois après le déclenchement du conflit entre Israël et le Hamas, le président du groupe Écologiste, Guillaume Gontard, interpelle la Première ministre et lui demande de clarifier la position de la France et de nuancer son soutien à Israël.
Invité de « Bonjour chez vous » sur Public Sénat, ce mercredi 8 novembre 2023, Antoine Basbous, le politologue et directeur de l’Observatoire des Pays Arabes, décrypte le rôle des Etats-Unis et de l’Iran dans le conflit entre Israël et le Hamas.
« Je pense qu’Israël aura, pour une période indéterminée, la responsabilité globale de la sécurité [à Gaza], car nous avons vu ce qu’il se passe lorsque nous ne l’avons pas », a déclaré hier le Premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahou à l’occasion de sa première interview accordée à un média américain, en l’occurrence ABC News. Sans donner plus de précision sur le dispositif militaire que cela pourrait impliquer, Benjamin Netanyahou cherche à s’assurer que « ceux qui ne veulent pas poursuivre la voie du Hamas » gouvernent Gaza à l’avenir. Une interview qui fait suite à l’entretien entre Benjamin Netanyahou et le président des Etats-Unis, Joe Biden, le 6 novembre. Faut-il alors interpréter ces déclarations comme un retour durable d’Israël dans la bande de Gaza, un territoire que l’Etat hébreu a quitté en 2005 ? Peu probable dans la mesure où Joe Biden prévenait, le 16 octobre, qu’une nouvelle occupation de Gaza serait une erreur pour Israël. « Les précédentes interventions ne prévoyaient pas de s’impliquer militairement comme actuellement » « Dans la mesure où la question du Hamas est une menace existentielle pour Israël, Benjamin Netanyahou fait savoir que les Israéliens ne vont pas laisser passer la menace et entendent sécuriser la zone. Les Israéliens ne comptent pas laisser un deuxième 7 octobre arriver », explique Elizabeth Sheppard Sellam, maîtresse de conférences en relations internationales spécialisée dans les questions de défense et de lutte contre le terrorisme. L’enjeu pour le Premier ministre Israélien consiste donc à assurer la sécurité d’Israël une fois les opérations terminées comme ce dernier le précisait à ABC News : « Lorsque nous n’avons pas cette responsabilité en matière de sécurité, nous assistons à l’éruption de la terreur du Hamas à une échelle que nous ne pouvions pas imaginer. » Alors que le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis 2006 après sa victoire aux élections et l’élimination de ses rivaux, l’armée israélienne est déjà intervenue militairement dans le territoire palestinien en 2008, 2012 et 2014. « Les précédentes interventions ne prévoyaient pas de s’impliquer militairement comme actuellement. Donc il y a un changement dans l’approche et la stratégie militaire, on n’a jamais vu un appel global des réservistes comme cela depuis 2006 », rappelle Elizabeth Sheppard Sellam. « Le coût d’une occupation est extrêmement élevé » L’ampleur de l’occupation militaire doit-elle alors faire craindre une occupation totale de Gaza par l’armée israélienne ? Encore une fois, l’incertitude règne et il est encore impossible de savoir si Israël arrivera à accomplir ses objectifs militaires et éradiquer le Hamas dans la mesure où une grande partie de ses dirigeants ne se trouve pas à Gaza. Surtout, une occupation aurait un impact économique majeur pour Israël compte tenu de l’ampleur de la mobilisation des réservistes. « Les Israéliens n’ont pas envie de garder l’armée mobilisée sur la durée. Le coût d’une occupation est extrêmement élevé et la mobilisation a un impact sur l’économie », analyse Elizabeth Sheppard Sellam, « il y aura une présence israélienne sur place, d’une façon ou d’une autre, mais ce ne sera pas une occupation avec une mobilisation militaire importante. » En parlant d’assumer la responsabilité de la sécurité à Gaza, le premier ministre Israélien doit également répondre aux critiques sur sa gestion des forces militaires et notamment la répartition des effectifs entre la frontière de Gaza et la Cisjordanie. Benjamin Netanyahou ne devrait donc pas aller à l’encontre de la position américaine sur une occupation de la bande de Gaza et maintenir une importante présence militaire dans le territoire palestinien. « Il ne faut pas oublier qu’il y a un soutien logistique américain sur place qui apporte à la fois conseil et matériel, donc ils vont forcément être écoutés », estime Elizabeth Sheppard Sellam. Plusieurs options restent alors envisageables et « même si nous sommes encore dans le flou, les Américains essaieront sans doute d’avoir une approche inédite », estime Elizabeth Sheppard Sellam qui ajoute que « l’option d’un mandat international pourrait être proposée, mais les Israéliens ne devraient pas être prêts à accepter ». Vers un retour du Fatah à Gaza ? Alors que la première incursion terrestre a eu lieu le 26 octobre devrait se prolonger, l’Autorité palestinienne et le Fatah pourraient avoir un rôle à jouer dans une future « administration » de la bande de Gaza. Pour rappel, l’Autorité palestinienne administre une partie du territoire de la Cisjordanie et y dispose de forces de sécurité. « Le Fatah [qui est à la tête de l’Autorité palestinienne et dirige la Cisjordanie] reconnaît l’existence d’Israël et son droit à la sécurité ». A l’occasion d’une audition au Sénat américain le 31 octobre, Antony Blinken, Secrétaire d’Etat, a évoqué la possibilité pour l’Autorité palestinienne de reprendre le contrôle de la bande de Gaza : « Le plus logique serait qu’une Autorité palestinienne revitalisée soit chargée de la gouvernance et, en fin de compte, de la sécurité de la bande de Gaza ». Une option à laquelle se refuse pour l’instant l’Autorité palestinienne en l’absence d’une solution politique globale pour le conflit israélo-palestinien.
Pour la première fois depuis l’attaque du Hamas en Israël, alors que la tension monte aussi à la frontière entre Israël et le Liban, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah s’exprimait à la télévision. Mais derrière des propos en apparence belliqueux, l’historien Pierre Razoux estime que « l’intérêt du Hezbollah, c’est avant tout le Liban ».
Invité de la matinale de Public Sénat ce 3 novembre, le professeur de stratégie et ancien directeur de l’École de guerre Vincent Desportes a livré son analyse sur le conflit entre Israël et le Hamas. Alors que Tsahal a annoncé avoir encerclé la ville de Gaza, pour le général la solution pour mettre fin à la guerre est politique.
Invité de la matinale de Public Sénat le jeudi 2 novembre, le politologue spécialiste du Moyen-Orient a évoqué le rôle prépondérant de l’Iran dans l’attaque du Hamas contre Israël du 7 octobre, qui constitue selon lui une part de la lutte du pays pour l’influence sur la zone.
Dimanche 29 septembre, l’aéroport de Makhatchkala, capitale de la république russe du Daghestan, a été assailli par plusieurs centaines de personnes souhaitant s’en prendre aux passagers d’un avion en provenance d’Israël. Plusieurs événements similaires ont eu lieu dans la région, comme l’incendie criminel d’un centre juif à Naltchik (Kabardino-Balkarie) et l’attaque d’un hôtel, qui hébergeait supposément des personnes juives, à Khassaviourt (Daghestan). Zoom sur une région à la forte conflictualité religieuse et très sensible au conflit israélo-palestinien avec Aude Merlin, chercheuse au Cevipol et spécialiste de la Russie et du Caucase.
Alors qu’Israël et la Palestine s’enlisent dans un conflit de plus en plus meurtrier, depuis les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre dernier, les 27 peinent à adopter une position claire et à faire front commun. Entre condamnation du terrorisme, rappel au droit international et nécessité d’un cessez-le-feu humanitaire, les députés européens sont tout aussi divisés. Invités dans l’émission Ici l’Europe par Caroline de Camaret à débattre sur le sujet, les députés européens Ilana Cicurel, députée française du groupe Renew Europe, et Marc Botenga, député belge du groupe La Gauche, nous livrent leur point de vue dans un échange tendu.
Jeudi 26 octobre, à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement ont établi une position commune sur le conflit entre Israël et le Hamas. Les 27 demandent « des couloirs et des pauses humanitaires » à Gaza. Un consensus qui peine à apparaître au sujet de la guerre en Ukraine.