À partir de 15 heures, les sénateurs interrogent le gouvernement sur la gestion de la pandémie du coronavirus et les conséquences de cette dernière. L’évènement est à suivre en direct sur Public Sénat.
Avant d’être élus sénateurs, ils étaient médecins. Certains ont gardé une activité partielle en parallèle de leur mandat de parlementaire. D’autres avaient abandonné leur métier. En pleine crise sanitaire, ils ont troqué leur écharpe d’élu pour la blouse blanche.
Rassemblé mardi, le Conseil scientifique, composé de 11 experts et présidé par le professeur Jean-François Delfraissy, a jugé que le confinement devait durer au moins 6 semaines à partir de sa mise en place. « Étant donné les incertitudes scientifiques (…) sur la dynamique de l’épidémie » dont « il n’est pas encore possible d’anticiper précisément l’évolution », il leur paraît impossible de « proposer une date de sortie de confinement ».
Depuis la fermeture des établissements scolaires le 16 mars, près de 12 millions d’élèves sont censés suivre un enseignement à distance. Mais 5% d’entre eux n’ont pas d’équipement informatique ou de connexion internet à domicile. Face au risque de creusement des inégalités, certains professeurs refusent d’avancer dans les programmes.
Collecte de masques, prise en charge des courses, aide aux devoirs, soutien aux personnes âgées… Depuis la mise en place du confinement, les maires ruraux sont en première ligne pour faire appliquer les consignes et venir en aide aux Français dans des communes où il n’y a parfois ni commerce, ni pharmacie et où les services publics sont rares.
École à distance, télétravail, l’appel du chef de l’État à dématérialiser le plus possible notre quotidien pour faire face au covid-19 risque de renforcer la fracture numérique déjà importante dans le pays.
Depuis ce mardi, la France est officiellement en état d’urgence sanitaire. Pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, l’exécutif dispose de pouvoirs exceptionnels. Le gouvernement est notamment habilité à prendre par ordonnance toute mesure permettant de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du virus. Quel rôle est désormais amené à jouer le Parlement ? Au Sénat, les discussions autour de la mise en place d’un « comité de suivi » de l’action gouvernementale ont déjà débuté.
Relayé par le ministre de la Santé, l’avis Haut conseil de santé publique exclut l’utilisation de la chloroquine en dehors de cas graves, du cadre hospitalier et de toute décision collégiale. Une position saluée par deux sénateurs LR de premier plan.
Fermeture des marchés, soutien de la filière agricole, patriotisme alimentaire, Didier Guillaume le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation répond aux questions d’Oriane Mancini. Il est l’invité politique de Public Sénat.
Confiné dans son exploitation, le sénateur LR a réalisé un tour d'horizon des filières agricoles face à la crise du Coronavirus. Selon Laurent Duplomb, la solidité des grandes entreprises agroalimentaires est un atout pour la France.
Face au manque de masques pour le coronavirus, chacun assure avoir fait les bons choix. Une série de décisions expliquent pourtant la pénurie actuelle de masques, notamment un changement de doctrine en 2013. En 2015, un rapport du Sénat pointait déjà la baisse du stock de masques détenu par l’Etat.
Comme après les attentats de 2015, et la mise en place d’un régime d’exception, la crise du coronavirus et la loi sur l’urgence sanitaire font ressurgir le débat sur la proportionnalité des atteintes aux libertés individuelles au nom de l’ordre public.