Alors que le gouvernement s’est engagé à maintenir un objectif de déficit à 5% dans sa nouvelle copie budgétaire, le sénateur socialiste Thierry Cozic, vice-président de la commission des finances, attend des précisions sur les recettes et la présentation des éléments de dépenses.
Après avoir décliné plusieurs convocations de l’Assemblée nationale, le porte-parole de Shein France, Quentin Ruffat, et le président du groupe exploitant le BHV, Frédéric Merlin, ont été entendus mercredi matin par la commission des Affaires économiques du Sénat. Ces convocations s’inscrivent dans la continuité de la découverte de la vente sur le site Shein de poupées pédopornographiques, et de l’installation du géant asiatique au BHV.
Des documents consultés par la commission des finances du Sénat semblent valider les déclarations d’Éric Lombard sur des cas de non-imposition sur le revenu chez les Français aisés. En revanche, ce phénomène de suroptimisation fiscale ne concernait pas nécessairement les plus grandes fortunes, indique Claude Raynal, le président (PS) de la commission des Finances. Il attend un complément d’informations de la part de Bercy pour pouvoir le quantifier plus précisément.
Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a annoncé ce jeudi une baisse du produit d’épargne le plus populaire, à partir du 1er février. « Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé », soutient le ministre.
Invité de notre matinale, Éric Lombard a maintenu son diagnostic : certains contribuables échappent à l’impôt en se faisant rémunérer par l’intermédiaire de sociétés. L’ancien ministre de l’Economie affirme que Bercy avait travaillé sur un « outil fiscal » l’année dernière, sans que cette piste soit retenue par le gouvernement dans les négociations avec le Parti socialiste.
« Sur le pilier avion » du Scaf, Dassault et Airbus Defense « visiblement n’ont pas trouvé les moyens de travailler ensemble et de définir leur manière de fonctionner ensemble », constate Olivier Andriès, directeur général de Safran, qui vante a contrario la bonne entente avec les Allemands sur la partie moteur, dont Safran est responsable.
Le président et le rapporteur général de la commission des finances du Sénat ont écrit au Premier ministre et sa ministre des Comptes publics pour exiger de Bercy les documents auquel a fait référence Éric Lombard. L’ancien ministre de l’Économie avait affirmé dimanche que des « milliers » de contribuables fortunés ne payaient aucun impôt sur le revenu.
Le moteur à hydrogène, « c’est séduisant », car sans carbone, mais l’aviation est confrontée à un « challenge technique », lié « à un volume quatre fois supérieur au kérosène » et un « écosystème » aujourd’hui « pas compatible », pointe le directeur général de Safran, Olivier Andriès. Il mise plutôt sur son prochain moteur, qui permettra une économie de carburant « de 20 % ».
François Villeroy de Galhau a appelé devant le Sénat à une stabilisation de la dépense publique dans les années à venir. Quant à la fiscalité, il résume sa pensée par cette formule : « Ni concours Lépine, ni immobilisme systématique ».
Auditionné au Sénat, le gouverneur François Villeroy de Galhau a évoqué la forte progression du nombre de dossiers de surendettement déposés l’an dernier. À tel point que l’institution a dû mobiliser des effectifs supplémentaires pour les traiter.
L’accumulation des difficultés explique la prolongation des manifestations d’agriculteurs depuis plus d’un mois maintenant. Mais les recompositions à l’œuvre au sein du paysage syndical agricole expliquent aussi certaines dynamiques de la mobilisation actuelle. Pour apaiser la colère des agriculteurs, Sébastien Lecornu a annoncé ce mardi une loi d’urgence.
D’après une analyse de l’Institut Montaigne, le CETA a profité « aux vins et spiritueux (+ 27 %) et aux produits laitiers (+ 71 %) », sans mettre à mal la filière bovine. « Il n’y a pas de viande importée, juste un peu de bison. Le CETA ne pose pas de problème », souligne le sénateur Horizons Vincent Louault, qui pense en revanche que le Mercosur sera « moins favorable pour l’agriculture ».
Alors que la France s’apprête à prendre position ce vendredi sur le Mercosur, qui suscite la fronde des agriculteurs, le chef de l’Etat a varié au fil des ans sur le sujet, entre ouverture et fermeté. « Un revirement au gré des manifestations », pointe le sénateur LR Laurent Duplomb. « Un naufrage de la parole politique qui n’assume pas d’expliquer les choses », ajoute le sénateur Horizons Vincent Louault, alors que « le volet agricole, ce n’est que 5 ou 10 % du Mercosur ».
Désormais forte du soutien de l’Italie, la Commission européenne s'apprête à signer le traité de libre-échange avec plusieurs pays d’Amérique du Sud. La France, travaillée par la grogne de ses agriculteurs, continue de réclamer des réajustements.
Avec l’échec du gouvernement Lecornu à faire adopter un budget avant 2026, la France est sous le régime d’une loi spéciale, tant qu’un nouveau texte n’est pas approuvé par le Parlement. Loin des considérations techniques de procédure parlementaire, cette situation a des conséquences concrètes pour les Français.
Pourtant « pilier de l’industrie française », la filière automobile est en « crise profonde » depuis plusieurs mois, s’alarme la commission des Affaires économiques du Sénat. Leur rapport pointe du doigt des difficultés rencontrées pour répondre aux règles européennes et pour faire face à la concurrence de la Chine, et formule une vingtaine de recommandations.
John Rockefeller, J.P. Morgan, Bill Gates, Steve Jobs ou Mark Zuckerberg, autant de noms qui ont forgé l’histoire économique de l’Amérique. Dans son documentaire en trois volets, Cédric Tourbe retrace 150 ans d’histoire du Capitalisme Américain. Une contribution utile pour interroger une doctrine dominante et de moins en moins remise en question.
Alors que les députés et les sénateurs ne se sont pas mis d’accord en commission mixte paritaire (CMP), l’hypothèse d’un budget adopté avant la fin de l’année s’éloigne. En cas de loi spéciale, l’augmentation substantielle du budget de la Défense prévue dans le budget initial ne pourrait pas être mise en place. Le 49-3 serait ainsi le seul recours possible pour traduire budgétairement la trajectoire d’augmentation des dépenses de défense votée en 2024.
Députés et sénateurs n’ont pas réussi à trouver un compromis sur le projet de loi de finances pour 2026, ce qui, à ce stade, rend impossible l’adoption d’un budget avant la date butoir du 31 décembre. Comme en 2024, l’exécutif devrait avoir recours à « une loi de finances spéciale » pour permettre aux services de l’Etat de continuer à fonctionner malgré la paralysie budgétaire.
La dette publique française poursuit sa hausse et atteint un niveau inédit hors période de crise majeure. Selon les chiffres publiés par l’Insee ce vendredi 19 décembre, l’endettement s’élève à 3 482 milliards d’euros, soit 117,4 % du PIB. Le déficit devrait encore empirer après l’échec de la commission mixte paritaire sur le budget 2026.