A quelques heures de l’allocution du chef de l’Etat qui s’exprimera sur les conséquences de la censure du gouvernement Barnier dont il a accepté la démission, une interrogation émerge sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron peut-il avoir recours à l’article 16 de la Constitution ? Un article qui donne des pouvoirs exceptionnels au président de la République.
Le Rassemblement national a joint ses voix au Nouveau Front Populaire pour voter la motion de censure de la gauche et renverser Michel Barnier ce mercredi 4 décembre. Pression des électeurs, risque d’inéligibilité, budget insatisfaisant… Qu’est ce qui a poussé les troupes de Marine Le Pen à faire tomber le gouvernement ?
Le président du groupe Union centriste au Sénat constate un « bougé » au Parti socialiste sur le principe d’une coalition élargie à Renaissance et aux Républicains. « Il y a un travail à mener », encourage-t-il. Il estime par ailleurs que Michel Barnier aurait dû « s’impliquer davantage » avec les groupes qui le soutiennent.
La présidence de la République a indiqué que le chef de l’État prenait acte de la démission du Premier ministre, renversé par une motion de censure. Michel Barnier et ses ministres assurent désormais la conduite des affaires courantes.
Ce matin, dans la matinale de Public Sénat, face au sénateur Renaissance Xavier Iacovelli et au député européen PS François Kalfon, Laurent Jacobelli a confirmé la position du Rassemblement national dans l’hypothèse de la nomination d’un gouvernement comprenant des personnalités de gauche.
Après le vote de la censure du gouvernement Barnier, Emmanuel Macron reprend la main. Le chef de l’Etat va s’adresser aux Français ce jeudi soir, à 20 heures. Que pourra-t-il décider ? Entre renommer Michel Barnier, hypothèse improbable, nommer vite un premier ministre du socle commun, ou une personnalité de gauche, avec un pacte de non-censure, le Président a plusieurs options sur la table.
Invité de la matinale de Public Sénat, Yannick Jadot a, à nouveau, plaidé pour un gouvernement de gauche, composé de ministres du bloc central. Ce « pacte transitoire » permettrait de créer un gouvernement qui échapperait à la censure. Une idée également évoquée par Gabriel Attal et Boris Vallaud.
Le président de la République s’entretiendra aujourd’hui avec la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Il prendra également la parole à la télévision, à partir de 20 heures, pour s’adresser aux Français.
Après la large censure de son gouvernement, Michel Barnier présente, ce jeudi, sa démission à Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat s’exprimera à 20 heures. En attendant, les tractations vont bon train sur le nom de son ou sa successeur(e). Qui sont les favoris ?
Ce matin, Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris était l’invité de la matinale de Public Sénat. Au lendemain de la censure du gouvernement de Michel Barnier, il rejette l’éventualité d’une démission d’Emmanuel Macron et dénonce l’attitude de La France insoumise, qui « impose la démission du président de la République » pour « aller à la présidentielle ». En parallèle, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, il plaide pour une candidature commune à gauche, sans Jean-Luc Mélenchon.
Après la chute du gouvernement de Michel Barnier, le chef de l’Etat dispose d’une marge de manœuvre aussi réduite qu’au lendemain des législatives anticipées pour trouver un nouveau Premier ministre, dans la mesure où les équilibres politiques restent les mêmes à l’Assemblée nationale, observe le sondeur Stéphane Zumsteeg, invité de Public Sénat ce mercredi 4 décembre. Toutefois, l’échéance budgétaire de la fin d’année devrait pousser Emmanuel Macron à agir rapidement.
Alors que la France vit l’une des plus graves crises politiques de la Ve République, la question d’un changement de nos institutions se pose de plus en plus. Une VIe République serait-elle le remède au malaise démocratique que traverse le pays ? Ou au contraire, la Ve République permet-elle d’assurer la stabilité institutionnelle malgré la tempête politique ?
Lancée par le PS, l’idée d’un accord de non-censure, qui irait du PS au LR, en passant par le bloc central, fait son chemin, pour construire l’après Barnier. Gabriel Attal reprend à son compte la proposition de Boris Vallaud, tout comme l’écologiste Yannick Jadot ou le centriste Hervé Marseille. Une ébauche de nouvelle majorité ? Les LR sont en revanche beaucoup moins allants. « On soutient Michel Barnier. On n’est pas obligés de soutenir le prochain gouvernement », prévient Max Brisson, porte-parole du groupe LR du Sénat.
Si Michel Barnier est censuré par les députés ce soir, peut-il être nommé de nouveau Premier ministre par Emmanuel Macron ? Quelles sont les règles qui encadrent la nomination à Matignon après une censure ? Eclairages.
Le gouvernement de Michel Barnier a été censuré ce mercredi 4 décembre. Public Sénat et LCP-Assemblée nationale sont revenus sur ce fait politique historique à l'occasion d'une émission spéciale, à retrouver ici en replay.
Après avoir utilisé le 49.3 pour faire passer le budget de la Sécurité sociale, Michel Barnier risque d’être renversé par une motion de censure ce mercredi 4 décembre. Comment suivre cette séquence décisive ? Explications.
Ce mercredi, Julien Odoul, député de l’Yonne et porte-parole du Rassemblement national était l’invité de la matinale de Public Sénat. A quelques heures du vote des motions de censure déposées par les députés du Nouveau Front populaire et du Rassemblement national, il est revenu sur la très certaine censure du gouvernement de Michel Barnier et l’éventualité de la démission d’Emmanuel Macron.
Au 20 heures de TF1 et France 2, Michel Barnier dont le gouvernement est en sursis, dans l’attente du vote d’une motion de censure demain à l’Assemblée nationale, en a appelé à la « responsabilité » des députés. Il a considéré que les élus RN devront « rendre des comptes » à leurs électeurs s’ils votaient une motion rédigée « par l’extrême gauche ».
Alors que le gouvernement s’apprête à tomber, chacun réfléchit à la suite. A droite, « le nom de François Baroin recircule », glisse le sénateur LR Roger Karoutchi. Au PS, on tend la main. « Nous sommes à la disposition du président de la République », avance Patrick Kanner, à la tête du groupe PS du Sénat. Pour le centriste Hervé Marseille, il faut « trouver une plateforme d’action, comme disent les socialistes, de non censurabilité, pour essayer de trouver un accord ». Les grandes manœuvres ont commencé.