Face à la persistance de la crise du détroit d'Ormuz et à la flambée des prix à la pompe, l'exécutif a annoncé ce mardi 22 septembre un paquet de mesures avec un coût total de 450 millions d'euros, articulé autour d'une « règle d'or » sur la fiscalité des carburants et d'un doublement de l'aide aux automobilistes les plus dépendants de leur véhicule.
Des prix déjà très élevés, un marché mondial sous tension, et des stocks de gaz plutôt faibles au niveau européen : après le choc énergétique de 2022, l’Europe pourrait-elle connaître une nouvelle crise du gaz ? D’après certains experts, « aucune crainte de pénurie » mais « un effet prix » très important en France.
Face à la flambée des prix des carburants et à la grogne sociale, Sébastien Lecornu propose d'inscrire dans le budget 2027 un mécanisme destiné à neutraliser d’éventuels surplus de TVA liés à la hausse des carburants. Mais derrière le terme de « règle d’or », le dispositif reste encore largement à définir.
Le président de la République a adressé un courrier à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Pour aider les consommateurs à faire face à l’envolée des prix à la pompe, il demande notamment le report de l’entrée en vigueur de certaines réglementations européennes, mais aussi un allégement des normes sur la qualité des carburants.
La ministre des Familles Stéphanie Rist a annoncé ce lundi un plan d'urgence de 90 millions d'euros pour la petite enfance destiné à soutenir le financement des crèches, aider les assistantes maternelles et mieux adapter les établissements aux fortes chaleurs, après les épisodes de canicule du printemps et de l’été.
À rebours de la plupart de ses voisins, la France n’envisage pas, pour le moment, de toucher aux taxes sur les carburants pour limiter la hausse des prix, privilégiant plutôt des mesures ciblées. L’Espagne, souvent citée en exemple, pratique une baisse de 20 centimes sur le prix du litre de diesel. L’Allemagne, qui a annoncé la semaine dernière réduire le niveau de son accise sur les carburants, réfléchit à un mécanisme de plafonnement des prix, qui pourrait s’inspirer du système belge.
Dans un courrier adressé à ses ministres, le chef du gouvernement demande que les dépenses l’an prochain soient fixées « strictement au même niveau » de celles en vigueur pour 2026. En plein renchérissement du coût de la dette, Matignon cherche à garder des « marges de manœuvre » pour le débat parlementaire.
La France emprunte à des taux jamais vus depuis 2008. Le phénomène de tension sur les marchés obligataires est mondial, mais la France est particulièrement fragilisée avec ses finances publiques dégradées et l’approche de la présidentielle. Explications.
La croissance française est en passe de caler. Après un premier semestre particulièrement noir, les prévisionnistes, qu’ils soient à l’Insee ou au gouvernement, anticipent une croissance atone cette année, qui ne devrait pas dépasser un demi-point. Ce qui aura des conséquences en cascade au niveau budgétaire.
Lors d’une présentation de l’actualisation du scénario macroéconomique ce 11 septembre, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a souligné qu’il y avait un « trou d’air spécifique à l’économie française ». Bercy n’anticipe plus qu’une progression de 0,5 % du PIB cette année.
Après un été marqué par des incendies d’une ampleur inédite, les sapeurs-pompiers sont à bout. Ce mardi 8 septembre, ils entament six semaines de mobilisations dans le but d’obtenir de meilleurs moyens financiers, matériels et humains. Place Beauvau, où ils étaient reçus ce matin, les syndicats de pompiers ne cachent pas leur mécontentement.
La commission des finances du Sénat a entrepris un travail de contrôle auprès du ministère des Comptes publics et de la Direction générale des finances publiques, à la suite de la double intrusion dans des systèmes d’exploitation des impôts. Les sénateurs indiquent qu’ils suivront avec attention la mise en œuvre des réponses en matière de sécurité informatique.
Une mission d’information au Sénat s’est penchée sur les prélèvements obligatoires sur les entreprises ces derniers mois. Dans son rapport rendu public ce 3 septembre, elle recommande une série de réformes, dont la mise en place d’une programmation contraignante en début de législature pour éviter les volte-faces fiscales, et toute instabilité préjudiciable à l’activité et aux investissements.
Alors que le ministère de l’Agriculture doit dévoiler d’ici quelques jours son plan d'urgence pour aider les agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules, la FNSEA a présenté à l’occasion de sa rentrée sa propre liste de doléances. Le premier syndicat agricole réclame notamment des allégements de charges et de cotisations pour soutenir les trésoreries.
La croissance française a calé au deuxième trimestre selon l’Insee. L’institut aggrave également son estimation pour le premier trimestre. Pour deux économistes, la conjoncture continue de peser sur le comportement des entreprises et des ménages.
Plusieurs candidats à la présidentielle, à droite comme à gauche, proposent d’ajouter de la capitalisation pour financer les pensions de retraite, pour compléter le système par répartition déficitaire. Gros plan sur les pays européens qui ont déjà franchi le pas.
Depuis quelques jours, les taux d’intérêt à long terme s’envolent un peu partout. Aux États-Unis, le taux à 30 ans a dépassé 5 %. Au Japon, le taux à 10 ans frôle les 3 % alors qu’en France il a dépassé les 4 %, son plus haut niveau depuis 2008. Ces remontées spectaculaires pourraient entraîner des conséquences très concrètes dans notre quotidien. Explications avec Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste de BDO, docteure en sciences économiques et professeure d'économie à la Sorbonne.
Le ministre des Comptes publics David Amiel a réuni ce mercredi les plateformes chargées de réceptionner les factures sous forme dématérialisée des entreprises, un système qui va s’imposer à partir du 1er septembre d’abord pour les plus grandes. Bercy insiste sur ses exigences de sécurité, « les plus élevées d’Europe ».
À un mois du dépôt du projet de loi de finances, l'Inspection générale des finances publiques évalue les conséquences désastreuses d'une grande partie de l’année 2027 sans budget, avec le cadre contraint de la loi spéciale comme solution temporaire. Le déficit se creuserait mécaniquement de 0,5 % du PIB, un calcul qui n’inclut pas les effets sur l’économie. Le gouvernement appelle les oppositions à éviter cette situation.
Pourtant « pilier de l’industrie française », la filière automobile est en « crise profonde » depuis plusieurs mois, s’alarme la commission des Affaires économiques du Sénat. Leur rapport pointe du doigt des difficultés rencontrées pour répondre aux règles européennes et pour faire face à la concurrence de la Chine, et formule une vingtaine de recommandations.