En annonçant que l’armée américaine va désormais mesurer le taux de testostérone de ses soldats pour détecter d’éventuels déficits et proposer des traitements hormonaux, le ministre de la Défense Pete Hegseth franchit un nouveau cap dans la mise en scène d’une masculinité érigée en vertu politique. Pour ses soutiens, il s’agit d’améliorer les performances des troupes. Pour ses détracteurs, cette décision s’inscrit dans un projet idéologique plus vaste, celui d’un pouvoir masculiniste qui fait de la biologie un instrument politique.
La nuit dernière, lors d’une allocution télévisée depuis la Maison Blanche, Donald Trump a dénoncé une fraude massive sous ingérence chinoise dans l’organisation des élections aux Etats-Unis. Un discours complotiste sans preuve qui vise à préparer la contestation de sa défaite aux élections de mi-mandat en novembre prochain, selon Alexis Pichard, docteur en civilisation américaine.
Ce mercredi, les Etats-Unis ont achevé une quatrième vague de bombardements visant les côtes iraniennes, alors que le régime islamique a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz en promettant qu’il resterait fermé jusqu’à la fin des « agressions américaines ». Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, Washington mise désormais sur un effondrement du régime depuis l’intérieur.
L’Union européenne a ouvert mardi un deuxième volet dans les négociations d’adhésion de l’Ukraine. Si ce processus se déroule de manière accélérée, de nombreux sujets bloquants doivent être discutés entre Kiev et les 27, comme la question de la puissance agricole ukrainienne qui pourrait déstabiliser le marché européen.
D’ici quelques mois, l’Europe va connaître une séquence déterminante. Deux de ses membres fondateurs, la France et l’Italie, organiseront des élections pour choisir leurs exécutifs. Si, en France, le président cédera sa place, la cheffe du gouvernement italien Georgia Meloni entend bien briguer un second mandat en 2027. Élection, réforme de la justice rejetée, immigration, le vice-président du Conseil des ministres italien, Antonio Tajani, répond aux questions de Caroline de Camaret dans l’émission Ici l’Europe.
Le président français Emmanuel Macron est sain et sauf et poursuit sa visite en Syrie, a assuré mardi l'Elysée après l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où il a passé la nuit dans le centre de Damas.
Une semaine avant la tenue du sommet UE - Moldavie à Bruxelles, le premier bloc de négociations d’adhésion s’est ouvert le 15 juin. Ces négociations entre l’Union européenne et la République de Moldavie se sont concentrées sur le respect des droits fondamentaux, la réforme de l’administration publique et les critères économiques. Caroline de Camarets s’est entretenue avec la Présidente moldave, Maia Sandu, dans l’émission Ici l’Europe.
Dans toute l’Europe, les records de chaleur tombent et l’adaptation des infrastructures au réchauffement climatique fait débat. En France, les critiques se concentrent beaucoup sur l’école et les lieux de travail, où plusieurs de nos voisins ont adopté des règles précises et contraignantes.
Moins de deux ans après son arrivée au pouvoir, le Premier ministre travailliste Keir Starmer a annoncé lundi sa démission après des mois de pression, précisant qu'il resterait en poste jusqu'à la désignation de son successeur à la tête du Labour.
Invité ce lundi de la matinale de Public Sénat, l’ambassadeur de France en Pologne Étienne de Poncins envisage une issue positive au conflit pour Kiev, qui mène actuellement des frappes intensives sur la Crimée. Le diplomate s’inquiète en revanche des « crispations » entre l’Ukraine et la Pologne, alors qu’une conférence pour la reconstruction se tient à Gdansk en fin de semaine.
Il y a 10 ans, une courte majorité de Britanniques votaient en faveur du Brexit, la sortie de l’Union européenne. Les conséquences économiques de cette décision s’avèrent plutôt néfastes pour le Royaume-Uni et le gouvernement travailliste opère depuis deux ans un rapprochement avec le club des 27. Les 10 ans du Brexit, c’est le débat de la semaine dans Ici l’Europe, émission diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat.
Pour son dernier G7, Emmanuel Macron est parvenu à maintenir jusqu’au bout Donald Trump à la table des négociations, invitation au château de Versailles à l’appui. De quoi le voir signer sous ses yeux l’accord avec l’Iran et lui arracher un soutien plus ferme à l’Ukraine. Mais encore faut-il que ces déclarations d’intention se matérialisent.
Mercredi soir au château de Versailles, Donald Trump a signé l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran. Un texte qui ouvre une période de négociations, notamment sur le nucléaire iranien. Que retenir des différents points de l’accord ? Analyse avec l’historien Pierre Razoux, spécialiste du Moyen-Orient.
Bien qu’il suspende une guerre particulièrement impopulaire aux Etats-Unis, l’accord signé par Donald Trump avec l’Iran soulève de nombreuses critiques outre-Atlantique. Entre une inflation galopante et un camp républicain divisé, ce « deal » ne devrait pas permettre au milliardaire d’éviter la sanction des urnes lors des élections de mi-mandat, en novembre prochain. Décryptage de Romuald Sciora, chercheur associé à l'IRIS et Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po Paris.
De nombreux journaux européens, dans des éditos ou des articles d’analyse, se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan, en somme, de la guerre en Iran. Au regard des destructions ou encore du précédent accord sur le nucléaire iranien de 2015, la presse du Vieux continent n’est pas tendre avec les concessions américaines.
Ce mardi, lors d’une réunion au sommet du G7 à Evian-les-Bains, Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec Donald Trump. Le president ukrainien a rappelé qu’il « est toujours important que les Etats-Unis soient prêts à apporter leur soutien », alors que le locataire de la Maison Blanche est toujours reticent à s’engager davantage pour Kiev. Pour Public Sénat, le Général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, fait le point sur ce dossier brûlant.
L'accord entre Washington et Téhéran prévoit l'arrêt immédiat des hostilités au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d'Ormuz, il ouvre 60 jours de négociations, notamment sur la question du nucléaire. À ce stade, la situation semble plutôt favorable au régime iranien, et beaucoup moins pour le président américain qui apparait fragilisé après trois mois de conflit, et sous la menace des élections de mi-mandat.
La décision de l’administration Trump de suspendre l’accès des étrangers aux modèles d’intelligence artificielle les plus avancés d’Anthropic a provoqué une onde de choc en Europe. Pour de nombreux responsables politiques et experts, elle constitue surtout une démonstration de force révélant la dépendance du Vieux continent aux technologies américaines.
C’est depuis Evian, où s’ouvre le G7, que le chef de l’Etat a fait le point sur la situation internationale à nouveau brûlante, avec l’accord tout juste signé entre les Etats-Unis et l’Iran. Alors que la France est « prête à agir très vite », aux côtés des Britanniques, pour assurer la sécurité du détroit d’Ormuz, il s’oppose à toute velléité iranienne d’instaurer un péage pour passer cet espace stratégique pour l’acheminement des hydrocarbures.
Les dirigeants de sept des plus grandes puissances mondiales se réunissent à Evian-les Bains (Haute-Savoie) jusqu’à mercredi, pour un G7 sous présidence française percuté par l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. La guerre en Ukraine et les déséquilibres économiques avec la Chine sont également à l’ordre du jour des discussions. Tour d’horizon des principaux enjeux.