Ce mardi, lors d’une réunion au sommet du G7 à Evian-les-Bains, Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec Donald Trump. Le president ukrainien a rappelé qu’il « est toujours important que les Etats-Unis soient prêts à apporter leur soutien », alors que le locataire de la Maison Blanche est toujours reticent à s’engager davantage pour Kiev. Pour Public Sénat, le Général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, fait le point sur ce dossier brûlant.
L'accord entre Washington et Téhéran prévoit l'arrêt immédiat des hostilités au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d'Ormuz, il ouvre 60 jours de négociations, notamment sur la question du nucléaire. À ce stade, la situation semble plutôt favorable au régime iranien, et beaucoup moins pour le président américain qui apparait fragilisé après trois mois de conflit, et sous la menace des élections de mi-mandat.
La décision de l’administration Trump de suspendre l’accès des étrangers aux modèles d’intelligence artificielle les plus avancés d’Anthropic a provoqué une onde de choc en Europe. Pour de nombreux responsables politiques et experts, elle constitue surtout une démonstration de force révélant la dépendance du Vieux continent aux technologies américaines.
C’est depuis Evian, où s’ouvre le G7, que le chef de l’Etat a fait le point sur la situation internationale à nouveau brûlante, avec l’accord tout juste signé entre les Etats-Unis et l’Iran. Alors que la France est « prête à agir très vite », aux côtés des Britanniques, pour assurer la sécurité du détroit d’Ormuz, il s’oppose à toute velléité iranienne d’instaurer un péage pour passer cet espace stratégique pour l’acheminement des hydrocarbures.
Les dirigeants de sept des plus grandes puissances mondiales se réunissent à Evian-les Bains (Haute-Savoie) jusqu’à mercredi, pour un G7 sous présidence française percuté par l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. La guerre en Ukraine et les déséquilibres économiques avec la Chine sont également à l’ordre du jour des discussions. Tour d’horizon des principaux enjeux.
Le Pacte asile et migration, censé rendre plus efficace le traitement des demandes d’asile, s’applique au sein de l’Union européenne, depuis ce vendredi 12 juin. A ce texte va s’ajouter un nouveau règlement polémique sur les retours qui autorise la rétention de migrants expulsés, dans des centres hors de l’Union européenne comme au Rwanda ou en Ouzbékistan. Ce virage dans la politique migratoire européenne, c'est le débat de la semaine dans Ici l’Europe, émission diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat (samedi à 16h30).
Le Scaf en carafe. C’est Berlin qui a annoncé la fin du projet franco-allemand d’avion de 6e génération, qu’Emmanuel Macron a tenté de relancer jusqu’au bout. Pas une surprise, tant le blocage perdurait depuis des mois entre les industriels Dassault Aviation et Airbus. Retour sur la chronique d’un échec, qui était peut-être annoncé.
Au moment où les experts affirment que l’Ukraine a repris près de 290 km² de territoire, et où Moscou multiplie ses attaques sur la capitale ukrainienne avec ses missiles intercontinentaux, le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, temporise, au micro de Caroline de Camaret, sur la nécessité de reprise des pourparlers directs avec Moscou. Une interview à retrouver en intégralité dans l’émission Ici l’Europe.
Invité ce jeudi de la matinale de Public Sénat, l’ancien officier Guillaume Ancel détaille la stratégie ukrainienne d’utilisation massive de drones, au lendemain des frappes sur Saint-Pétersbourg. L’Ukraine comme la Russie se sont tournés vers la production à grande échelle de drones peu chers, là où l’industrie française est « complètement dépassée », regrette le spécialiste.
Selon le média américain Axios, Donald Trump a qualifié Benjamin Netanyahou de « complètement fou » au cours d’une conversation téléphonique, et l’a accusé de mettre en péril les négociations avec l’Iran. Pour André Kaspi, historien et spécialiste de la politique américaine, cette brusque montée de tension illustre les divergences d’intérêts entre les deux pays sur la guerre au Moyen-Orient.
Si le niveau du chômage reste à un niveau historiquement bas dans la zone euro, à moins de 6 %, les entreprises voient leur avenir s’assombrir en raison du blocage du détroit d’Ormuz. L’emploi dans l’Union s’en trouvera-t-il impacté ? Comment réagit la Commission européenne face à la crise énergétique et au risque de pauvreté qui touche d’ores et déjà un européen sur cinq ? Caroline de Camaret recevait Roxana Mînzatu, la vice-présidente exécutive de la Commission européenne dans l’émission Ici l’Europe.
La chute d’un drone russe sur un immeuble en Roumanie a blessé deux personnes la nuit dernière. C’est une première dans un pays frontalier de l’Ukraine, qui plus est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Cette situation ouvre la voie à une « réponse coordonnée ». L'organisation prévoit plusieurs mécanismes dissuasifs et gradués dans son traité fondateur, détaillés notamment par les articles 4 et 5. Explications.
Interrogé au Sénat au sujet de la diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale de la vidéo montrant les militants de la flottille pour Gaza agenouillés, menottés et la tête plaquée au sol, le Premier ministre a indiqué que la France devait convaincre l’Allemagne pour imposer des sanctions au niveau européen. S’agissant des Français concernés par ce traitement, Sébastien Lecornu a précisé qu’un « examen juridique » était en cours.
Les sénateurs ont adopté en commission l’actualisation de la loi de programmation militaire en portant de 36 à 50 milliards d’euros l’effort supplémentaire apportées aux armées sur la période 2024-2030. Un effort renforcé jugé indispensable pour répondre aux multiples menaces.
La diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir d’une vidéo montrant les militants de la flottille pour Gaza agenouillés, menottés et la tête plaquée au sol a déclenché un tollé international. Explications avec Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la conflictualité politique. Entretien.
Invité de la matinale de Public Sénat, le chercheur en géopolitique et enseignant à Sciences Po, Nicolas Tenzer livre son analyse de la visite de Vladimir Poutine en Chine. Une relation inégale selon le chercheur qui pointe la dépendance de la Chine envers la Russie.
Dans le sillage de Donald Trump, le président russe Vladimir Poutine arrive mardi soir en Chine pour discuter des moyens de « renforcer » le partenariat stratégique entre les deux pays. Selon Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de Asia Magazine, « Pékin a un intérêt objectif à ce que la guerre en Ukraine se prolonge. »
Le Premier ministre britannique veut rester à la tête du pays malgré le désaveu public de plusieurs de ses ministres et députés, désireux de tourner la page après la cinglante défaite travailliste aux élections locales. Mais aucun successeur naturel ne s’impose pour le moment.
Depuis la découverte d’un foyer d’infection à l’hantavirus, les Etats-Unis se distinguent des pays européens par leur prise en charge plus laxiste des patients. Le signe d’une fragilisation de leur principale autorité sanitaire, marquée par les départs et les coupes budgétaires depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Après avoir franchi le canal de Suez, le 6 mai dernier, pour rejoindre la mer Rouge, le porte-avions Charles de Gaulle va être déployé dans le golfe d’Aden. La France prépare, aux côtés notamment de la Grande-Bretagne, une mission « défensive » qui vise à assurer la circulation dans le détroit d’Ormuz, « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit », avait précisé Emmanuel Macron. Mais Téhéran voit d’un mauvais œil l’initiative et menace d’une « réponse ferme et immédiate ».