Face au poids grandissant des réseaux sociaux dans la formation de l’opinion publique, le député Renaissance Paul Midy propose de leur imposer des règles de pluralisme politique comparables à celles de la télévision et de la radio. Une réforme sensible, qui ne s’appliquerait toutefois pas à la présidentielle de 2027.
À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.
Au Sénat, ce jeudi 7 mai, la progression des discours masculinistes chez les adolescents a relancé les interrogations sur l’efficacité de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). Responsables de l’éducation nationale, chefs d’établissement et associations ont présenté au Sénat ces nouveaux programmes comme l’un des principaux leviers pour prévenir la banalisation du sexisme et des violences de genre dès le plus jeune âge.
Examinée ce mercredi 6 mai au Sénat, une proposition de loi portée par cinq élus Les Républicains entend renforcer les pouvoirs des préfets et des maires face aux constructions illégales en zones naturelles ou agricoles. Un texte soutenu par de nombreux élus locaux, mais vivement contesté par les bancs de la gauche, qui dénoncent une réponse répressive à la crise du logement.
Habitué des prises de parole offensives au Sénat, le président du groupe Les Indépendants a livré, mardi 5 mai, un réquisitoire contre les « renoncements » occidentaux depuis la fin de la guerre froide et plaidé pour une défense européenne intégrée face au retour des puissances autoritaires.
Entre appels à l’unité et règlements de comptes avec Jean-Luc Mélenchon, les défenseurs d’un « Front populaire 2027 » ont tenté mardi soir à Paris de relancer une dynamique qui patine. - REPORTAGE
Du Royaume-Uni à l’Italie, plusieurs pays européens ont renforcé leur arsenal répressif contre les free parties. En France, une rave géante a réuni le 1er mai près de Bourges quelque 17 000 participants selon la préfecture. Le gouvernement entend désormais criminaliser plus sévèrement organisateurs et festivaliers.
Auditionnées au Sénat dans le cadre d’une mission d’information sur le masculinisme, avocates, militantes et associations ont décrit, jeudi 30 avril, l’ampleur des violences numériques visant les femmes. Toutes dénoncent un système nourri par les plateformes, encore insuffisamment combattu par la justice et les pouvoirs publics.
Rare scène de crise à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst). Une note consacrée à l’acétamipride, insecticide controversé de la famille des néonicotinoïdes, a été rejetée jeudi 30 avril après un vote à égalité parfaite. En toile de fond, la bataille politique autour des pesticides. Dans la salle de conférence de presse du Sénat, la tension est montée d’un cran avec des échanges très vifs entre Stéphane Piednoir, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques et Michaël Weber, rapporteur socialiste du texte.
Après quatre mois de travaux, une mission d’information transpartisane du Sénat dévoile 28 propositions pour renforcer la lutte contre les rodéos motorisés et les rave-parties illégales. Face à des phénomènes en forte hausse, les sénateurs veulent durcir l’arsenal répressif, mieux prévenir les dérives et donner davantage de moyens aux forces de l’ordre. Le rapport, adopté à l’unanimité en commission des lois, nourrira l’examen du projet de loi « Riposte » sur la sécurité du quotidien, attendu en mai au Sénat
Ce mardi 28 avril, devant la Maison des coursiers, à Paris, parlementaires de gauche et collectifs de livreurs ont dénoncé une « exploitation systémique » des travailleurs des plateformes. Alors que la France doit transposer d’ici décembre la directive européenne sur le travail des plateformes, ils exigent une réforme ambitieuse, appuyée par une plainte pénale inédite visant les plateformes Deliveroo et Uber Eats pour « traite d’êtres humains ».
L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les rouages du travail parlementaire, de l’Assemblée nationale au Sénat, en passant par le Parlement européen. Une étude de la Fondation Jean Jaurès publiée ce lundi 27 avril révèle que plus de la moitié des tâches des collaborateurs pourraient déjà être automatisées. Dans le même temps, l’absence d’outils institutionnels encadrés fait peser des risques importants en matière de confidentialité, d’équité et, plus largement, de qualité du travail démocratique.