Le maire sortant Benoît Payan a été largement réélu dimanche 22 mars à Marseille face au Rassemblement national. Si l’extrême droite échoue à conquérir la deuxième ville de France, elle confirme néanmoins une progression durable dans le paysage politique local, au détriment de LR.
Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, à la tête d’une liste d’union de la gauche hors LFI, a remporté la mairie de Paris ce dimanche 22 mars avec 51% des voix, selon nos estimations.
Ils sont près de 162 000, votent à bulletin secret et ne peuvent pas s’abstenir. Députés, élus locaux et surtout représentants des conseils municipaux composent le collège des « grands électeurs », chargés d’élire les sénateurs. Ce mode de scrutin, propre à la Ve République, façonne durablement les équilibres politiques nationaux en donnant un rôle central aux élus locaux et en inscrivant les rapports de force territoriaux au cœur du Parlement.
À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.
À quelques jours du second tour, la carte électorale de l’Hexagone n’a rien d’un paysage figé. Elle ressemble plutôt à un champ de bataille mouvant, où alliances de dernière minute, désistements tactiques et fractures idéologiques rebattent sans cesse les cartes. Dans de nombreuses villes, l’issue reste encore incertaine. Tour d’horizon.
À quelques jours du second tour des élections municipales à Paris, la recomposition du paysage politique s’accélère. L’accord conclu lundi entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, candidat soutenu par Horizons et Renaissance, marque un tournant. Mais cette alliance, conclue sous contrainte, reste partielle et révèle de profondes lignes de fracture au sein du camp centriste.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.
Fusion Dati-Bournazel, retrait de Sarah Knafo, pas d’alliance Gregoire-Chikirou… À quelques heures de la clôture des dépôts de listes, le paysage politique parisien s’est brutalement simplifié. Mais derrière l’apparente clarification, alliances contraintes, rancœurs et calculs pour 2027 dessinent un second tour électrique et très incertain.
La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.
Réélections dès le premier tour à Perpignan, Hénin-Beaumont ou Fréjus, percées à Toulon et Nice, et duel serré à Marseille : le Rassemblement national confirme sa progression lors du premier tour des municipales 2026. Porté par ses récents succès électoraux, le parti à la flamme cherche désormais à transformer cette dynamique en conquêtes locales durables, à un an de la présidentielle de 2027.
Le premier tour des élections municipales de 2026 confirme une tendance désormais bien installée dans la vie politique française : un niveau d’abstention relativement élevé. Selon les projections d’Ipsos-BVA, celle-ci atteindrait 44 % à 20 heures, soit un peu moins qu’en 2020 mais toujours à un niveau important. Qui n’est pas allé voter ? Sociologie des abstentionnistes.
Les dimanches 15 et 22 mars, les électeurs votent pour les élections municipales. Citoyens, candidats et partis politiques attendront avec attention les résultats du premier puis du second tour, aussi bien dans leur commune qu’à l’échelle nationale.