Déjà évoquée plusieurs fois, l’idée d’une coalition entre les LR et la majorité présidentielle, après les européennes, reprend du galon. Un dîner entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher a relancé la rumeur. Mais les LR sont divisés sur le sujet et l’opération serait à risque également pour les macronistes. Et pas sûr que le Président soit prêt à lâcher une part substantielle de son pouvoir, pour permettre un accord…
Le premier ministre Gabriel Attal a rassemblé ses ministres pour « faire le bilan » de l’action de l’exécutif en matière d’environnement, avant des annonces attendues en juin sur le plan d’adaptation au réchauffement. De quoi faire une piqûre de rappel aux électeurs macronistes déçus, juste avant les européennes. Matignon plaide le « hasard de calendrier ».
Les sénateurs de la commission des affaires sociales proposent d’augmenter de 5 % par an le prix du tabac. Pour l’alcool, plutôt qu’une hausse des taxes, ils proposent d’aller vers un prix minimum de l’alcool. « La fiscalité n’est pas le seul outil qui est adapté pour essayer de faire baisser les consommations », souligne la rapporteure, la sénatrice centriste Elisabeth Doineau. Ce rapport sur la fiscalité comportementale préconise aussi une hausse de la « taxe soda ».
Auditionné par la mission d’information du Sénat sur les architectes des bâtiments de France (ABF), l’animateur télé et radio a défendu le rôle « primordial » des ABF « dans la protection et la préservation du patrimoine ». Stéphane Bern les voit comme les véritables « gardiens » du patrimoine.
Le ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, a récusé tout retard à l’allumage du gouvernement, ou manque d’information du Parlement, face à l’écart conséquent sur les prévisions de déficit public en 2023, qu’il explique par des recettes plus faibles que prévu, à hauteur de 21 milliards d’euros. Le rapporteur LR, Jean-François Husson, n’a pas lâché le ministre, estimant que l’exécutif avait les informations pour ajuster ses chiffres.
Alors que le compromis est la règle en Europe, la tête de liste LR aux européennes assume de voter « très souvent » au Parlement européen avec des « collègues du groupe ECR », l’un des deux groupes d’extrême droite, où siège le parti de Giorgia Meloni. La première ministre italienne pourrait se retrouver au centre des discussions au lendemain du scrutin. Au sein des LR, la prudence reste de mise, mais certains, comme Julien Aubert, vice-président du parti, plaident pour « s’allier avec ECR ».
Alors que les sondages montrent de plus en plus la liste PS/Place Publique de Raphaël Glucksmann au coude-à-coude avec celle de la majorité présidentielle de Valérie Hayer, la question d’un croisement des courbes n’a jamais semblé aussi brûlante. Si l’optimisme reste de mise dans le camp Macron, « on peut se réveiller le 9 juin avec une énorme surprise », alertent certains. Du côté du PS, « on fait tout pour » reléguer les macronistes à la troisième place.
« On a le contrôle de l’entreprise », assure devant le Sénat le directeur général de la start-up française spécialisé dans l’intelligence artificielle, alors que les fonds d’investissement américains sont plus actifs dans le domaine. Côté emploi, « la structure du marché du travail va profondément changer », prévient Arthur Mensch, avec « des changements profonds dans la production » et les « services ».
C’est le premier ministre, et non la tête de liste de la majorité présidentielle, Valérie Hayer, qui va affronter le candidat du RN, jeudi sur France 2. Un duel où chaque camp espère marquer des points. Mais du côté de la liste PS/Place Publique, on dénonce un « duo » et l’exclusion de Raphaël Glucksmann du débat, dont on demande même l’annulation.
Le ministère de l’Intérieur a officiellement enregistré 37 listes pour le scrutin du 9 juin, un chiffre battant le record de 2019. Le sénateur de l’Aisne, Pierre-Jean Verzelen, propose d’établir un « filtre » pour limiter le nombre de listes aux européennes, qui devraient recueillir « 10.000 parrainages de citoyens ». Il soulève les difficultés d’organisation pour les communes et l’absence d’effet sur la participation.
[SERIE] Le Parlement européen raconté par ses eurodéputés. Pour mieux comprendre le travail à Bruxelles et Strasbourg, la parole à ceux qui font vivre l’institution : les eurodéputés. Pour les LR, Anne Sander a œuvré pour modifier le volet agricole du texte sur la restauration de la nature, ouvrant « la voie à plus de pragmatisme au niveau du Parlement européen » et un texte plus « pro agriculture ». Malgré son travail actif au Parlement européen, les LR l’ont reléguée à la dixième place de la liste, qui risque de ne pas être éligible…
Recevant les présidents de l’Assemblée et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, et les groupes politiques, le premier ministre Gabriel Attal n’a pas fait d’annonce, sauf sur l’annulation du passage de la flamme olympique en Nouvelle-Calédonie. Tous demandent une mission de dialogue. « Il y a une reprise en main par Emmanuel Macron », selon la socialiste Corinne Narassiguin.