Déjà reporté, le projet de loi sur les polices municipales fait les frais de l’absence de session extraordinaire, rendant incertain son sort dans une session raccourcie par la campagne présidentielle. Les élus locaux et les parlementaires cherchent à faire pression sur l’exécutif. « C’est une honte », réagit la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio.
Le Premier ministre va s’entretenir à la mi-septembre avec le président du Sénat, qui sera accompagné des deux présidents de groupes de sa majorité LR-centristes. Les quatre responsables politiques devraient aborder le sujet du moment qui fâche : le projet de loi de finances.
Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.
La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.
La commission des finances du Sénat a entrepris un travail de contrôle auprès du ministère des Comptes publics et de la Direction générale des finances publiques, à la suite de la double intrusion dans des systèmes d’exploitation des impôts. Les sénateurs indiquent qu’ils suivront avec attention la mise en œuvre des réponses en matière de sécurité informatique.
Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.
Une mission d’information au Sénat s’est penchée sur les prélèvements obligatoires sur les entreprises ces derniers mois. Dans son rapport rendu public ce 3 septembre, elle recommande une série de réformes, dont la mise en place d’une programmation contraignante en début de législature pour éviter les volte-faces fiscales, et toute instabilité préjudiciable à l’activité et aux investissements.
Le relèvement du taux normal de TVA en contrepartie d’un allègement de cotisations salariales a refait surface dans le débat public, à l’occasion de la rentrée politique. François Hollande le soutient désormais. Le système est loin d’être une solution magique à un problème persistant pour les salariés : des contraintes sur le pouvoir d’achat.
Depuis le 1er septembre, une disposition s’applique pour réguler les possibilités de prescription des arrêts de travail par les médecins. La mesure, votée dans le dernier budget de la Sécurité sociale, vise à limiter la hausse du volume des indemnités journalières, dont l’enveloppe progresse de plus de 5% chaque année en moyenne. D’autres coups de frein ont déjà été activés ces dernières années.
La France a été au cœur de catastrophes climatiques sévères à répétition cet été. Les assureurs commencent à évaluer l’ampleur des sinistres à 500 millions d’euros pour les seuls incendies. L’impact économique global pourrait être bien plus important.
La croissance française a calé au deuxième trimestre selon l’Insee. L’institut aggrave également son estimation pour le premier trimestre. Pour deux économistes, la conjoncture continue de peser sur le comportement des entreprises et des ménages.
Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.