Fonctionnaires, retraités, assurés sociaux, ministères hors sphère régalienne ou secteurs d’avenir comme l’écologie ou la recherche, familles : les textes budgétaires devraient concerner de larges pans de la société, en se basant sur les premiers éléments communiqués par le Premier ministre.
Dans un entretien au Figaro, le Premier ministre a dévoilé les grandes orientations des futurs textes budgétaires, à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Il promet la « stabilité fiscale » et des économies, qui « serviront à refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ».
Dans un rapport sur les dispositifs de participation citoyenne à la décision publique, la Cour des comptes émet une série de pistes pour ancrer ces pratiques « plus durablement dans les pratiques et le fonctionnement de l’État ». Déplorant un « foisonnement de dispositifs », elle appelle notamment à exploiter le matériel du Grand débat national de 2019 ou encore à instituer un droit de suite pour les saisines au Cese.
Le chef du gouvernement, accompagné de plusieurs ministres, a reçu ce mercredi le président du Sénat, Gérard Larcher, le président du groupe LR Mathieu Darnaud, et celui du groupe Union centriste Hervé Marseille. La réunion a posé les enjeux et les grandes orientations des prochaines semaines en matière budgétaire.
Dans un courrier adressé à ses ministres, le chef du gouvernement demande que les dépenses l’an prochain soient fixées « strictement au même niveau » de celles en vigueur pour 2026. En plein renchérissement du coût de la dette, Matignon cherche à garder des « marges de manœuvre » pour le débat parlementaire.
Interrogé au Sénat par la commission spéciale sur les agences de l’Etat, préfigurant les débats parlementaires sur une proposition de loi, le patron de l’Office français de la biodiversité n’a pas vraiment accueilli favorablement l’idée de récupérer le Conservatoire du littoral.
La France emprunte à des taux jamais vus depuis 2008. Le phénomène de tension sur les marchés obligataires est mondial, mais la France est particulièrement fragilisée avec ses finances publiques dégradées et l’approche de la présidentielle. Explications.
L’ancien ministre de l’Economie et des Finances a formulé deux propositions pour éviter la dégradation des finances publiques. Il suggère de contraindre davantage le droit d’amendement des parlementaires sur la partie des dépenses, et de fixer un pouvoir de blocage à Bercy, s’agissant des annonces des membres du gouvernement.
La croissance française est en passe de caler. Après un premier semestre particulièrement noir, les prévisionnistes, qu’il soit à l’Insee ou au gouvernement, anticipe une croissance atone cette année, qui ne devrait pas dépasser un demi-point. Ce qui aura des conséquences en cascade au niveau budgétaire.
Lors d’une présentation de l’actualisation du scénario macroéconomique ce 11 septembre, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a souligné qu’il y avait un « trou d’air spécifique à l’économie française ». Bercy n’anticipe plus qu’une progression de 0,5 % du PIB cette année.
Déjà reporté, le projet de loi sur les polices municipales fait les frais de l’absence de session extraordinaire, rendant incertain son sort dans une session raccourcie par la campagne présidentielle. Les élus locaux et les parlementaires cherchent à faire pression sur l’exécutif. « C’est une honte », réagit la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio.
Le Premier ministre va s’entretenir à la mi-septembre avec le président du Sénat, qui sera accompagné des deux présidents de groupes de sa majorité LR-centristes. Les quatre responsables politiques devraient aborder le sujet du moment qui fâche : le projet de loi de finances.