Sur fonds de révélation de la poursuite du dérapage des comptes publics, le président de la commission des finances du Sénat, et le rapporteur général, se montrent opposés à tout retard dans la transmission du projet de loi de finances.
La commission des finances de la haute assemblée va se réunir en urgence, à la suite des nouvelles données budgétaires transmises par Bercy. Le rapporteur général Jean-François Husson (ex-LR) fait part de sa colère après avoir pris connaissance des chiffres et va tenir une conférence de presse.
Alors que les consultations élyséennes se prolongent, Matignon s’est penché sur la possibilité de déroger à la loi organique pour reporter le dépôt du projet de loi de finances au Parlement. Cette option, laissée à l’appréciation du futur gouvernement, est plausible selon l’avis de constitutionnalistes. Le président de la commission des finances du Sénat désapprouve totalement l’idée.
Rendez-vous central de la fin de l’été pour notre réseau de diplomates, la conférence annuelle des ambassadeurs a été déprogrammée cette année, pour cause de jeux olympiques et paralympiques. Beaucoup d’habitués regrettent l’annulation d’une rencontre jugée très utile. Certains y voient aussi le signe de mauvaises relations entre le Quai d’Orsay et l’Élysée.
François Bayrou considère que la réforme des retraites peut être « améliorée ». Une façon d’envoyer des signaux à gauche. Mais difficile de toucher aux grands principes de la réforme, au risque de heurter au sein même de la macronie et de la droite.
La mission d’information créée au Sénat en 2022 arrive progressivement dans sa dernière phase, celle du bilan des Jeux olympiques et paralympiques 2024. Les rapporteurs vont mener des auditions au début de la nouvelle session. Un rapport conclura ce suivi au long cours, l’an prochain.
Des constitutionnalistes ou des observateurs de la vie institutionnelle ont eu la surprise d’être appelés cet été par des organisations professionnelles, des entreprises ou le milieu de la finance, à la recherche de clés de compréhension sur la séquence politique en cours et la préparation du futur budget. Leur objectif, mieux appréhender le bouleversement institutionnel né de la dissolution, et ses éventuelles conséquences.
Après avoir écarté l’option d’un gouvernement du Nouveau Front populaire, Emmanuel Macron a annoncé le 26 juillet l’ouverture d’un nouveau cycle de consultations en vue de faire émerger un nom pour Matignon. Plusieurs universitaires contactés par Public Sénat livrent leur analyse.
Les différents partis politiques se retrouvent au cours de leurs traditionnelles universités d’été ou séminaires de rentrée tout au long de la fin d’août et du mois de septembre. L’absence de nouveau gouvernement et l’approche d’une session parlementaire à hauts risques donnent une coloration particulière à ces rendez-vous.
Les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat devraient recevoir, au cours du mois d’août, les plafonds de dépenses que Bercy propose pour chaque ministère. Si le gouvernement gère désormais les affaires courantes, l’élaboration technique du projet de loi de finances s’est poursuivie tout au long du mois de juillet.
Les parlementaires de gauche saluent les qualités de Lucie Castets, désignée en vue de Matignon par le Nouveau Front populaire. Mais ils demeurent relativement inquiets pour la suite.
La fonction technique et centrale de rapporteur général de la commission général des finances sera désormais assumée par le député d’opposition Charles de Courson. Conçu comme une articulation entre Bercy et la commission des finances, ce poste revenait d’habitude à un groupe majoritaire. Quelles conséquences après ce changement inédit ?