Le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique est devenu le nouveau garde des Sceaux. Les sénateurs de droite, qui ont souhaité s’exprimer, reconnaissent le caractère « rigoureux » de l’ancien socialiste. Dans son ancien parti, ses qualités sont aussi vantées, mais certains s’interrogent sur la signification de son arrivée dans un gouvernement plus marqué à droite que les précédents.
Le sénateur LR a succédé ce lundi place Beauvau à Gérald Darmanin. Après un discours d’adieu empreint d’émotion de son prédécesseur, le nouveau ministre de l’Intérieur a estimé que le gouvernement devait « avoir le courage de la fermeté ». Il veut s’appuyer sur le message « clair » des électeurs aux législatives : « Les Français veulent plus d’ordre ».
Quatre ministres sur dix sont issus de la droite dans le gouvernement de Michel Barnier, annoncé ce 21 septembre. Les sénateurs font aussi une entrée historique dans un gouvernement, ils sont neuf à nommés.
Issu de l’aile gauche de l’ancienne majorité présidentielle, et très visible dans les médias, le sénateur des Hauts-de-Seine devrait entrer au gouvernement. Il serait chargé des dossiers qui concernent la Famille et de l’Enfance, deux thématiques sur lesquels il est très actif.
La sénatrice des Yvelines, qui a tenu durant six années les rênes de la commission des affaires économiques, va intégrer le gouvernement Barnier au poste de ministre déléguée au Commerce extérieur et aux Français de l'étranger. Elle s’est montrée très critique sur certains traités de libre-échange, comme le Mercosur.
Le coût de l’organisation des élections législatives commence à se dessiner. Sous certains aspects, le scrutin pourrait coûter moins cher que les précédentes législatives. Mais le caractère soudain de la dissolution occasionne quelques surprises, comme nous le raconte une députée.
Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale (La France insoumise) considère que Michel Barnier « fait du budget Attal sont budget de départ », après avoir pris connaissance du contenu du document budgétaire transmis par Matignon.
Les services du Premier ministre indiquent avoir transmis aux commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat « les documents budgétaires élaborés par le gouvernement démissionnaire ».
Dans un rapport de contrôle budgétaire, le sénateur Christopher Szczurek (RN) appelle à clarifier la répartition des compétences entre les différents organes chargés de la prospective et de la planification en France. Il juge l’organisation et la « dimension personnelle » du Haut-commissariat au Plan, incarné par François Bayrou, « peu compatibles » avec les missions de cette instance.
Une conférence des présidents est convoquée au Sénat ce 17 septembre en fin d’après-midi. Elle sera dans l’impossibilité de fixer un quelconque ordre du jour, puisque le gouvernement n’y sera pas représenté.
Le président (LFI) de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, et le rapporteur général, Charles de Courson (Liot), se sont rendus à Matignon pour connaître les montants limites des ministères pour 2025 fixés par le gouvernement démissionnaire. Les services du Premier ministre n’ont pas accédé à leur demande. Éric Coquerel se dit « en colère ».