Après avoir été reçue à l’Elysée dans le cadre des consultations politiques organisées par le Président de la République, Marine Le Pen a demandé au chef de l’Etat l’ouverture d’une session parlementaire exceptionnelle. Le Rassemblement national souhaite utiliser ce moment pour censurer un éventuel nouveau gouvernement.
Six semaines après les élections législatives, les consultations politiques organisées par Emmanuel Macron devaient permettre de débloquer la situation. La menace d’une censure immédiate d’un gouvernement du Nouveau Front Populaire reste présente, ce qui pourrait amener le chef de l’Etat à organiser une nouvelle consultation.
Emmanuel Macron a donné le coup d’envoi de ses consultations politiques ce matin en recevant les chefs de partis et les présidents de groupes du Nouveau Front Populaire. Les participants soulignent une évolution de la position du Président de la République, actant le principe d’une cohabitation, et lui demandent désormais de rapidement nommer Lucie Castets à Matignon.
Élisabeth Borne a annoncé ce 21 août briguer la tête du parti Renaissance. Un choix qui étonne au sein de son camp au regard de la situation politique actuelle. Les sénateurs Renaissance souhaitent avant tout assurer l’unité et le soutien du parti au chef de l’Etat.
La trêve olympique est finie et le président de la République entame, ce vendredi 23 août, des consultations avec les présidents de groupes parlementaires et les chefs de partis. L’Elysée assure que ces consultations sont la première étape vers la nomination d’un Premier ministre qui devra ensuite construire une majorité solide à l’Assemblée.
La convention démocrate qui se déroule actuellement à Chicago prend des allures de grande fête pour le parti démocrate, entièrement uni derrière sa candidate, Kamala Harris. L’occasion, durant quatre jours, de fédérer mais également d’élargir la base démocrate et convaincre les indécis.
A moins de deux semaines de la rentrée scolaire, aucun Premier ministre n’a encore été nommé. C’est donc la ministre démissionnaire de l’éducation nationale, Nicole Belloubet, qui devrait être présente pour la rentrée scolaire. Une incertitude politique qui fait redouter des tensions pour la rentrée scolaire alors qu’un certain nombre de réformes impulsées par Gabriel Attal font leur apparition.
A six semaines du dépôt du projet de loi de finances sur le bureau de l’Assemblée, aucun premier ministre n’a encore été nommé. Une situation qui pourrait déboucher sur une crise politique majeure. Les sénateurs fustigent notamment le temps pris par Emmanuel Macron pour nommer un premier ministre qui menace le respect des délais de présentation du budget.
Alors que les leaders du Nouveau Front Populaire seront reçus ce vendredi 23 août à l’Elysée, la nomination de Lucie Castets à Matignon paraît toujours incertaine. Sur fond de division à gauche sur la place de LFI au sein du NFP, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat assure que cette réunion sera l’occasion pour Lucie Castets de s’imposer comme la figure de l’union de la gauche. Entretien.
Samedi 17 août, les dirigeants de la France insoumise ont annoncé vouloir engager une procédure de destitution à l’encontre d’Emmanuel Macron, l’accusant de ne pas prendre acte du résultat des élections législatives. S’il s’agit d’un coup politique, la démarche n’a quasiment aucune chance d’aboutir.
Depuis mardi 6 août, l’armée ukrainienne livre une offensive dans la région russe de Koursk, la première en deux ans et demi de combats. Tournant stratégique ou technique de diversion, les buts de l’offensive ne sont pas encore clairs mais pourraient déstabiliser l’armée russe.
Alors que la France attend toujours un gouvernement, l’avenir institutionnel semble de plus en plus incertain. Dans ce contexte, les institutions peuvent-elles survivre à une crise politique sans évolution de la pratique des institutions ? Le rôle du Président de la République apparaît comme une contrainte alors qu’un changement du mode de scrutin pourrait faire évoluer le régime.