Alors que la réforme des retraites de l’exécutif sera présentée par Élisabeth Borne le 10 janvier prochain, les contours de cette réforme se dessinent. Fin de la concertation avec les syndicats, âge légal de départ à 64 ans, un budget rectificatif de la Sécu et un autre texte pour les régimes spéciaux et l’emploi des séniors… Bilan de ce que l’on sait pour le moment.
Alors que le gouvernement devrait bientôt s’engager dans la réforme des retraites, la nécessité financière d’un report de l’âge légal à 64 ou 65 ans avancée par l’exécutif est encore contestée. Si le rapport du COR table sur un déficit d’environ 10 milliards au moins jusqu’en 2039, les projections doivent être maniées avec prudence, et d’autres pistes de financement existent. Le gouvernement devrait présenter sa position précise le 10 janvier prochain.
La nouvelle lecture du projet de loi de finances, ce jeudi marque la fin de l’examen des textes au Sénat pour l’année 2022. Les travaux parlementaires en séance reprendront le 10 janvier prochain, et le premier gros morceau de janvier sera le projet de loi d’accélération des procédures liées à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Des propositions de loi adoptées à l’Assemblée nationale, sur le squat de logement vacants et la constitutionnalisation de l’IVG seront aussi examinées.
Invité d’ExtraLocal, Jean-Christophe Combe est revenu sur la réforme de la solidarité à la source, qui devra automatiser le recours aux aides sociales afin que tous les allocataires qui y auraient le droit les touchent mécaniquement. Le ministre des Solidarités a précisé le calendrier, avec une expérimentation en 2023, une mise en place de premières mesures en 2024 et une harmonisation totale pour « la fin de la législature », soit 2027.
Invité de Parlement Hebdo, Arthur Delaporte est revenu sur la réforme des retraites qui sera présentée le 10 janvier par le gouvernement. Le député socialiste conteste la nécessité financière de la réforme et prévient que la gauche mènera la bataille avec les syndicats contre une réforme « totalement injuste. »
Invité de notre matinale, Monseigneur Matthieu Rougé est revenu sur la Convention citoyenne sur la fin de vie, où les représentants des cultes seront auditionnés aujourd’hui. L’évêque de Nanterre alerte contre « les positions tranchées » et estime que la priorité est de faire appliquer la législation actuelle sur les soins palliatifs.
Invité de notre matinale, Mathilde Panot est revenue sur la victoire de la France, ce mercredi soir face au Maroc, en alertant sur la violence des groupes d’extrême droite. La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale a dénoncé « ce qui pourrait s’apparenter à des ratonnades contre des supporters de l’équipe marocaine. »
Invité de notre matinale, Mathilde Panot est revenue sur la condamnation d’Adrien Quatennens pour violences conjugales. La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale n’envisage pas d’exclusion définitive du groupe, alors que le député du Nord a été suspendu quatre mois.
La commission des Affaires européennes du Sénat a adopté ce mercredi après-midi une proposition de résolution européenne sur l’avenir de Frontex. Après la démission de l’ex-directeur de « l’Agence », Fabrice Leggeri, à la suite d’entorses aux droits fondamentaux en mai dernier, le Sénat envoie ainsi un message à l’UE, et réaffirme la primauté de la mission de surveillance des frontières extérieures de l’Europe.
La France a commencé en 2016 à réguler l’activité de lobbying des représentants d’intérêts. Mais alors que le Parlement européen est secoué par un scandale de corruption, quel est l’état de la réglementation française en la matière ? Quelles sont les pistes d’amélioration ?
Dans la tourmente à cause de soupçons de corruption visant sa vice-présidente, le Parlement européen fait pourtant figure de modèle d’encadrement des pratiques de lobbying. Mais quelles sont les règles en vigueur au niveau européen en la matière ? La politique d’influence du Qatar en Europe peut-elle remettre en cause cette régulation ?
Invité de notre matinale, Jean-François Copé est revenu sur la situation des Républicains après l’élection d’Éric Ciotti à la tête du parti. Pour l’ancien président de l’UMP, LR doit soutenir le gouvernement sur la réforme des retraites et maintenir une « étanchéité complète » avec l’extrême droite. Le choix de Laurent Wauquiez comme candidat ne fait d’ailleurs pour lui « pas l’unanimité. »