Dans leur rapport sur l’affaire Benalla, les sénateurs pointent des « dysfonctionnements majeurs » au sommet de l’Etat. Ils font une série de préconisations pour garantir la meilleure organisation possible de la sécurité du Président, ainsi qu’une plus grande transparence au sein de l’exécutif, notamment sur les obligations déclaratives des collaborateurs, leur nombre, missions et rémunérations.
À l’issue de ses travaux, la commission d’enquête demande au Sénat d’exercer son pouvoir de saisine du ministère public pour de « probables faux témoignages » d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase. En ce qui concerne Alexis Kohler, Patrick Strozda et le général Lionel Lavergne, les sénateurs demande également à ce que le parquet soit saisi pour des « omissions » des « contradictions » et des « incohérences ».
Pour le journaliste de Mediapart, Fabrice Arfi, il ne fait aucun doute qu’Alexandre Benalla ait menti devant la commission d’enquête. Selon lui, le soupçon de parjure s’étend également à Alexis Kohler et Patrick Strzoda.
Mardi soir, près de 20 000 personnes étaient rassemblées contre l’antisémitisme place de la République, à Paris. Parmi elles, de nombreuses personnalités politiques, dont Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République invite l’État à « répondre (…) avec fermeté » aux auteurs d’actes perpétrés contre les juifs.
Claude Malhuret, sénateur Les Indépendants de l’Allier, était l’invité de Territoire Sénat ce matin. Le sénateur s’exprime sur l’affaire Benalla, dans le cadre de la remise du rapport de la commission d’enquête mercredi.