Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités Mathilde Siraud, Jonathan Bouchet-Petersen, Claude Weil et Nicolas Baverez vous proposent leur regard sur une campagne chamboulée par la guerre en Ukraine. Dans ce contexte géopolitique troublé, le président Macron peut-il enfin annoncer sa candidature ? Et alors que le conflit a pris de court de nombreux commentateurs, comment la violence des événements met-elle à mal des positions pro-russes tenues hier par certains candidats ?
« Et Maintenant 2022 ! » décrypte pas à pas la campagne pour l’élection présidentielle… Au programme de notre carnet cette semaine : Un focus particulier autour de la situation en Ukraine et ses répercussions sur la campagne présidentielle.
Le texte adopté par les sénateurs prévoit de permettre la double procuration pour l’élection présidentielle. Une mesure destinée à faciliter l’exercice du vote sous covid-19. La proposition de loi ne pourra cependant pas être adoptée par les députés avant le scrutin.
Moment fort au Sénat ce vendredi, l’opposante Svetlana Tikhanovskaïa qui vient d’annoncer prendre la présidence d’un gouvernement biélorusse en exil, a rappelé que la guerre en Ukraine était « un test majeur pour l’Europe ». « Nous devons réaliser qu’on ne peut pas rééduquer les dictateurs », a-t-elle expliqué.
Réunis dans le cadre de la conférence interparlementaire sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), les représentants des commissions des affaires étrangères des parlements nationaux de l’Union européenne ont adopté une déclaration commune condamnant l’offensive militaire en cours et expriment leur solidarité à l’égard du gouvernement et du peuple ukrainien.
« Le temps de la désescalade doit venir », a affirmé l’ancien Président après un entretien avec Emmanuel Macron sur l’Ukraine. « La guerre totale, aucun peuple à travers le monde ne peut la souhaiter. C’est la raison pour laquelle j’ai approuvé la démarche du Président Macron quand il est allé à Moscou », explique Nicolas Sarkozy.
Emmanuel Macron recevait, ce vendredi, successivement ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy. A la sortie, l’ancien président socialiste, a appelé à durcir les sanctions contre la Russie et appelle les Etats membres de l’UE à faire «un effort beaucoup plus important pour leur défense ».
Au micro de Public Sénat, Roger Karoutchi a estimé que les Occidentaux n’ont pas assez misé sur le rapport de force contre Moscou ces dernières années, préférant tisser des liens économiques avec les Russes. Selon le vice-président du Sénat, l’obsession des démocraties à maintenir la paix et la stabilité les place nécessairement dans une position de faiblesse vis-à-vis des grands régimes autoritaires.
La Russie « est une menace universelle et la réponse doit être universelle », soutient devant le Sénat l’ambassadeur ukrainien en France. « Nous ne demandons pas de soldats. Nous sommes conscients que nous sommes seuls », lance Vadym Omelchenko, dont l’armée « résiste et inflige des pertes à l’ennemi ».
Lors d’une Conférence interparlementaire consacrée à l’Ukraine et organisée au Sénat avec les représentants des 27 Etats membres, le député (Modem) Jean-Louis Bourlanges a appelé l’Europe à « se projeter vers l’extérieur » et à assumer « une révolution géopolitique de la puissance ».
La réunion des parlementaires des différents Etats européens consacrée à la politique étrangère bouscule son programme au Sénat ce vendredi. Des parlementaires des Vingt-Sept Etats membres de l’Union européenne doivent présent un projet de déclaration commune ou encore débattre de la réponse européenne face à la crise en Ukraine.
Sur Public Sénat, le sénateur Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, a estimé que le comportement « erratique et fou » de Vladimir Poutine devait pousser les Européens à se préparer à toute éventualité après l’invasion russe de l’Ukraine. Réagissant à des propos de Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères, il indique que les forces nucléaires françaises sont sous alerte.