Le 8 juillet, le Conseil d’Etat a enjoint 15 universités à étoffer leurs capacités d’accueil pour permettre à un plus grand nombre d’étudiants en première année de médecine de continuer leurs études. Les sénateurs Laurent Lafon et Sonia de La Provôté demandent que cette mesure soit élargie à l’ensemble des universités françaises.
Etablissements de loisirs, restaurants, grandes surfaces, trains longue distance… Le périmètre d’extension du passe sanitaire est désormais connu. L’avant-projet de loi doit encore être soumis au conseil d’Etat avant d’être examiné par le Parlement la semaine prochaine. Un contrôle parlementaire et juridique qui pourrait revoir à la baisse les objectifs du gouvernement.
Après examen du projet de loi de règlement et d’approbation des comptes de l’année 2020, la commission des finances du Sénat le rejette et dénonce notamment un manque de sincérité dans la gestion du budget de la part du gouvernement.
L’avant-projet de loi sur l’obligation vaccinale des soignants fixe aussi les conditions du passe sanitaire généralisé, notamment aux lieux de loisirs, restaurants, bars et TGV. Il prévoit aussi des sanctions ainsi que l’obligation du maintien à domicile pour les personnes testées positives au covid-19.
Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la ministre de la Cohésion des territoires, s’est indignée des protestations d’une partie de la population contre la vaccination obligatoire et le passe sanitaire lors de rassemblements organisés le 14 juillet.
Les sénateurs LR soutiennent plutôt la généralisation du passe sanitaire. « Si on ne prend pas des mesures, on va reconfiner 100 % de la population », met en garde René-Paul Savary. « L’applicabilité pose vraiment problème », met cependant en garde Patrick Kanner, patron des sénateurs PS. Le centriste Loïc Hervé dénonce lui le « cynisme » du gouvernement qui a pris « les parlementaires pour des imbéciles au mois de mai ».
La commission d’enquête qui tente de faire le point sur les dysfonctionnements observés lors des dernières élections a continué mardi 13 juillet ses auditions. Et les manquements de la société Adrexo semblent se confirmer, alors que les syndicats ont révélé que les intérimaires embauchés pour distribuer la propagande électorale n’avaient bénéficié que d’une heure de formation.
Lundi soir, Emmanuel Macron a confirmé que la réforme des retraites serait engagée « dès que les conditions sanitaires seront réunies ». Mais pour les sénateurs, cette réforme est renvoyée au prochain quinquennat.
Au lendemain de nouvelles annonces d’Emmanuel Macron sur l’obligation vaccinale pour les soignants et le pass sanitaire étendu, le député LR Eric Woerth pense qu’il s’agit des « bonnes décisions ».
Le chef de l’Etat a reçu les parlementaires macronistes ce lundi soir et leur a réservé la primeur du service après-vente de ses annonces. Un cap retrouvé « pour dix mois et dix ans » et une marque d’attention appréciée dans la majorité, où l’heure était à la « démobilisation » après l’échec des régionales.
Pour sa deuxième audition de la journée, la commission d’enquête sur les dysfonctionnements dans la distribution de la propagande électorale lors des régionales recevait au Sénat Jean-Benoît Albertini. Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur a notamment détaillé les raisons qui ont poussé l’État à choisir Adrexo pour réaliser une partie de la distribution, aujourd’hui pointée du doigt pour ses défaillances.
Alors qu’un nouveau Conseil de défense s’est tenu ce mercredi, et à quelques heures de l’allocution du président de la République, focus sur les bases juridiques de l’obligation vaccinale des soignants et des modalités d’utilisation du passe sanitaire.