Après deux décès en quinze jours dans les rangs de la police, le gouvernement a formulé des propositions pour améliorer la réponse pénale. Les sénateurs, qui sortent à peine de l’examen de la loi sécurité globale, s’interrogent sur la portée des mesures.
L’absence de vote conforme par le Sénat du projet de loi visant à inscrire à l’article 1 de la Constitution la préservation de l’environnement met-elle fin à une révision constitutionnelle ? La majorité sénatoriale se dit toujours prête à un compromis et privilégie la voie du Congrès plutôt qu’un référendum.
Le ministre de la Santé était auditionné ce mardi au Sénat dans le cadre du projet de loi de gestion de la sortie de crise sanitaire. Ce texte qui se substituera à l’état d’urgence sanitaire laisse craindre aux sénateurs un moindre contrôle du Parlement.
Dans un entretien accordé au Parisien, le Premier Ministre a détaillé le plan de déconfinement gouvernemental, qui prévoit la réouverture au 19 mai des terrasses à 50 % de leur capacité et l’obligation du passe sanitaire pour tout rassemblement réunissant plus de 1 000 personnes.
Alors qu’un hommage national aura lieu ce mardi suite à la mort du policier Eric Masson à Avignon (Vaucluse), le député LR de Loir-et-Cher pointe la responsabilité du gouvernement.
Sans surprise, la Haute assemblée a revu la copie du gouvernement et a largement réécrit l’introduction du climat à l’article 1er de la Constitution. Cette absence de vote conforme rend à ce stade impossible, le référendum en vue d’une révision constitutionnelle.
Le député La France insoumise du Nord « regrette » la décision du parti communiste de faire cavalier seul à l’élection présidentielle de 2022, avec la candidature de Fabien Roussel.
« Il est le chef des armées, c’est à lui de le faire » : le député (La France insoumise) Adrien Quatennens, a appelé, ce 10 mai dans Audition publique, le chef de l’Etat à réagir alors qu’une nouvelle tribune rédigée par des militaires a été publiée dans Valeurs actuelles.
En prélude de l’examen du projet de loi visant à inscrire à l’article 1 de la Constitution la préservation de l’environnement, les sénateurs et le gouvernement ont acté leurs désaccords. Après la polémique de ce week-end, les prises de parole modérées mais inconciliables ont rythmé la discussion générale.
Organisée dans le jardin du Luxembourg, la commémoration qui marquait également les 20 ans de la loi Taubira s’est caractérisée par l’absence de prise de parole d’Emmanuel Macron, pourtant présent aux côtés de Gérard Larcher.
Une nouvelle tribune de militaires, anonymes et en service cette fois, publiée dans l’hebdomadaire ultraconservateur Valeurs actuelles relance la polémique. Au Sénat, la droite y voit une détresse des militaires tandis que la gauche et LREM dénoncent une manœuvre politique en vue de la présidentielle tout en s’inquiétant du fond comme de la forme de ce texte.
En laissant entendre au JDD que le référendum sur l’article Premier de la Constitution, promesse d’Emmanuel Macron, pourrait être abandonné, l’exécutif a allumé une mèche parmi les sénateurs de droite, échauffés de se voir accusés de « torpiller » le projet de loi. L’examen du texte débute ce lundi après-midi au Sénat.