Durant toute la soirée et la matinée suivante, les sénateurs ont salué l’intervention d’Emmanuel Macron et ses mesures prises pour contenir l’épidémie, et accompagner l’économie. Quelques critiques émises dans la mise en œuvre concrète des décisions.
Solennel, vertical, le ton posé, presque martial Emmanuel Macron a le 16 mars, prononcé une allocution durant laquelle il a annoncé de nouvelles mesures de confinement de la population sans jamais en prononcer le mot. Un exercice qui n’est pas sans rappeler l’appel lancé par le général de Gaulle le 18 juin 1940 depuis Londres. Hélène Risser décrypte cette intervention avec le sémiologue Denis Bertrand, fidèle de l’émission Hashtag.
Le gouvernement prévoit de repousser jusqu’en juin la date de dépôt des listes pour le second tour. Les sénateurs s’y opposent. « Tout ce qui peut tordre les règles n’est pas souhaitable démocratiquement » pour Bruno Retailleau, président du groupe LR. C’est « la porte ouverte aux manipulations » dénonce le socialiste Patrick Kanner. Pour Philippe Laurent, de l’Association des maires de France, « c’est scandaleux ».
Réforme des retraites suspendue, nouveau calcul de l’indemnisation de l’assurance chômage repoussée à septembre sans oublier un projet de loi de finances rectificatif qui prévoit 45 miliards d’aides aux entreprises. La crise du coronavirus rebat les cartes du calendrier social du gouvernement.
L’Assemblée nationale et le Sénat siégeront les 19 et 20 mars pour examiner le projet de loi organisant le report du second tour des municipales, les mesures d’urgence économiques et sociales, et un projet de loi de finances rectificative.