Présenté ce mercredi en Conseil des ministres, le projet de loi d’urgence agricole déroule 23 articles pour répondre à la crise du monde paysan. Entre les mesures de simplification sur la gestion de l'eau, le renforcement de la protection du foncier et la lutte contre la concurrence déloyale, ce texte entend apporter des « solutions opérationnelles » immédiates aux agriculteurs.
ENTRETIEN – Les avocats prévoient une mobilisation à Paris, le 13 avril prochain, pour le coup d’envoi de l’examen au Sénat de la réforme de la procédure pénale. Ce texte, qui élargit la reconnaissance préalable de culpabilité aux affaires criminelles, se heurte à l’hostilité de la profession. Explications avec Julie Couturier, la présidente du Conseil national des barreaux.
Le Conseil d’État a émis un avis « globalement positif » sur la nouvelle proposition de loi Duplomb, qui réintroduit à titre dérogatoire deux pesticides interdits dans certaines filières agricoles. Le sénateur LR, qui espère avoir paré à toute nouvelle censure constitutionnelle, appelle désormais le gouvernement à insérer son texte dans la prochaine loi d’urgence agricole.
Moins d'un an après la censure de son précédent texte par le Conseil constitutionnel, le sénateur Laurent Duplomb (LR) co-signe avec d’autres élus une nouvelle proposition de loi visant à autoriser, par dérogation, l'usage de certains pesticides pour soutenir plusieurs filières agricoles en crise face à la concurrence européenne. Ils misent sur une rédaction plus ciblée et restrictive pour échapper à un nouveau coup de ciseaux.
Les enseignants du premier et du second degrés étaient en grève ce mardi contre les 4 000 suppressions de postes prévues dans le budget 2026. Si le gouvernement invoque une chute démographique historique pour justifier ces coupes, qui peuvent aboutir dans certains cas à des fermetures de classes, les syndicats dénoncent une logique comptable qui se fait au détriment de la qualité d’enseignement et des conditions de travail des personnels.
Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.
Le gouvernement promet des « mesures ciblées » dans les prochains jours face à la hausse des prix des carburants. Il exclut toutefois de jouer sur les taxes ou de bloquer les prix. Du droit européen aux contraintes budgétaires, certaines solutions, défendues par une partie de la classe politique, sont en réalité inapplicables ou financièrement risquées. Explications.
Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.
Au micro de Public Sénat, la sénatrice Dominique Estrosi Sassone condamne le positionnement du patron des LR pendant la campagne niçoise. Elle estime que la ville, désormais aux mains de l’extrême-droite, doit servir d’exemple vis-à-vis d’une menace qui risque « d’atteindre le reste du territoire national ».
Réunis en bureau politique ce mardi 24 mars, les dirigeants de LR ont validé trois scénarios possibles pour désigner leur candidat à l'Élysée en 2027. Entre une primaire ouverte ou fermée, ou encore la nomination automatique de Bruno Retailleau, ce sera désormais aux adhérents de trancher, lors d'un vote prévu en avril.
ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.
Entre confirmation des ancrages locaux et bascules historiques, le bilan des municipales 2026 révèle une fracture droite-gauche entre les territoires et les grandes villes. Alors que le bloc central et LR s'emparent d’importants trophées comme Bordeaux ou Clermont-Ferrand, à gauche la stratégie d'alliance avec La France insoumise interroge après une série de revers pour le PS et les Écologistes. Néanmoins, Paris, Marseille et Lyon restent aux mains de la gauche.