Le Sénat a acté le report de l’âge légal de départ à la retraite sur le dispositif des carrières longues, qui donne le droit à un départ anticipé. La Chambre haute, sous l’impulsion de la droite, a par ailleurs mis en place une extension du dispositif pour ceux ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans. La gauche a largement dénoncé la complexité de ce système et ses brèches.
Porté par la sénatrice UDI Annick Billon, ce dispositif vise à priver les parents condamnés pour maltraitance sur leur(s) enfants(s) des bonifications de retraite auxquels ils peuvent prétendre en lien, précisément, avec leurs enfants.
Sur notre antenne, Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs de droite, réfute l’argument selon lequel vouloir sauver le système de retraites par répartition serait une prérogative de gauche. Le sénateur de Vendée défend notamment l’intégration d’une part de capitalisation.
Le Sénat a adopté dimanche un amendement de la droite, qui demande à l’exécutif d’étudier la piste d’une capitalisation partielle des cotisations retraite des salariés et des indépendants. Suivant ce modèle, les retraités toucheraient une pension dont le montant serait en partie déterminé par les performances financières des investissements réalisés.
Depuis le début de l’examen en séance publique de la réforme des retraites au Sénat, la gauche accumule les prises de parole pour rallonger le temps de parole, notamment sur la fin des régimes spéciaux. Face à elle, la droite a choisi de conserver le silence.
Le Sénat a commencé samedi matin l’examen du premier article du projet de loi sur la réforme des retraites, portant sur la suppression de plusieurs régimes spéciaux. Alors que les élus de gauche multiplient les prises de paroles, la majorité de droite et du centre continue de conserver le silence. Bruno Retailleau explique vouloir éviter de "tomber dans le piège" de la stratégie d’obstruction déployée par ses adversaires.
La gauche du Sénat demande un référendum sur la réforme des retraites. Si sa proposition n’a que très peu de chance d’aboutir, le mécanisme qu’elle enclenche avec cette démarche devrait repousser de plusieurs heures l’examen du projet de loi.
Invité jeudi de la matinale de Public Sénat, François Patriat, le chef de file des macronistes au Palais du Luxembourg, a adressé un avertissement aux LR, qui souhaitent durcir la copie du gouvernement sur la fin des régimes spéciaux. Pour le sénateur de la Côte-d’Or cette proposition, qui risque de crisper encore un peu plus l’opinion autour de la réforme des retraites, sera retoquée.
Invité de la matinale de Public Sénat, Hervé Marseille, le patron des élus centristes à la Chambre Haute, indique qu’il n’a « pas d’accord » avec ses partenaires de droite sur la convergence des régimes de retraites, un point de divergence entre les deux groupes à 24 heures de l’ouverture des débats en séance publique. Le sénateur des Hauts-de-Seine invoque notamment la mobilisation sociale et la crispation déjà suscitée par le report de l’âge légal de départ à la retraite.
L’examen en séance publique de la réforme des retraites débutera jeudi au Sénat. Face à une majorité sénatoriale de droite et du centre acquise à la réforme, les élus de gauche fourbissent leurs armes. Ils espèrent notamment déployer une stratégie d’empêchement sur un vote du texte, sans toutefois parler d’obstruction parlementaire.
Invité de la matinale de Public Sénat, le maire PS de Montpellier n’a pas ménagé ses critiques vis-à-vis de la coalition de gauche, dénonçant notamment « l’outrance » des insoumis pendant les débats à l’Assemblée nationale sur les retraites. Il appelle les socialistes à porter une opposition moins bruyante que celle de leurs partenaires, et plus responsable.
Les négociations pour la nouvelle convention médicale ne devraient pas aboutir, les tarifs de consultation proposés par la Sécurité sociale ayant déjà été rejetés par deux syndicats. Auprès de Public Sénat, plusieurs sénateurs médecins, issus de bords politiques différents, dénoncent les « propositions indécentes » de la Caisse nationale d’assurance maladie et estiment que le ministre, François Braun, a cédé à des exigences comptables.