A l’issue d’un bureau politique extraordinaire des Républicains, Éric Ciotti a été exclu à l'unanimité du parti qu’il préside. Il est remplacé par une direction intérimaire, composée d'Annie Genevard et François-Xavier Bellamy. Eric Ciotti conteste, lui, la légalité de cette décision.
L’ensemble des cadres de LR se retrouvent en bureau politique pour décider de la destitution du président du parti, Éric Ciotti qui a annoncé hier sa volonté de faire alliance avec le RN en vue des législatives. Le député sortant conteste la légalité du bureau politique et a fermé les portes du siège de LR.
Après l’annonce d’une alliance avec le RN en vue des législatives, Éric Ciotti s’est mis à dos la quasi-totalité du parti politique qui demande sa démission de la présidence du parti. La secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard a convoqué un bureau politique avec au programme la présentation d’une motion de destitution du président. Dans un communiqué, Éric Ciotti indique que le bureau politique ne répond pas aux statuts LR.
L’annonce par Éric Ciotti d’un accord avec le RN en vue des législatives a chamboulé le groupe Les Républicains du Sénat. Certains demandent la démission du président du parti, d’autres quittent Les Républicains, d’autres encore déclarent à demi-mot ne pas être opposés à une alliance avec le parti de Jordan Bardella.
En réunion de groupe LR, le président du Sénat a tiré les enseignements des élections européennes. Il a d’abord jugé que la dissolution de l’Assemblée nationale était « un pari fou » fait par « pur calcul tactique ou machiavélique ». Il a également rejeté l’accord souhaité par Éric Ciotti avec le RN « contraire à l’intérêt de la France et à notre Histoire », selon lui.
En réunion de groupe, l’unanimité les sénateurs LR ont voté contre l’accord souhaité par Éric Ciotti avec le RN en vue des législatives. A la sortie, le président du groupe, Bruno Retailleau assure que les Républicains investiront des candidats « qui porteront nos couleurs, nos valeurs et un projet pour la France ».
Grand vainqueur des élections européennes, le Rassemblement national a été pris au dépourvu par la dissolution de l’Assemblée nationale. Avec 31,5 % des voix, le RN est arrivé en tête dans plus de 90 % des communes de France dimanche soir. De quoi envisager sereinement les résultats des législatives anticipées ? Pas si sûr. Explications
L’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale met la gauche face à ses responsabilités. La France Insoumise, les communistes et les écologistes appellent au rassemblement. Du côté du PS, en tête à gauche aux élections européennes, on pose comme condition d’être au cœur de cette nouvelle alliance.
Dans la dernière ligne droite de la campagne des Européennes, la liste RN menée par Jordan Bardella baisse, mais écrase la concurrence avec avec 32 % des intentions de vote selon le baromètre d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. Derrière Valérie Hayer (15 %) n’est plus qu’à un point de Raphaël Glucksmann (14 %).
La commission d’enquête sénatoriale sur la financiarisation du football a auditionné mercredi, Cyril Mourin, conseiller sport de l’Elysée. Les élus ont souhaité connaitre son implication dans l’accord très contesté, conclu entre la Ligue de football professionnel (LFP) et le fonds d’investissement CVC en 2022.
Le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni était auditionné par la mission d’information du Sénat sur l’avenir institutionnel de l’île. Il est revenu sur l’accord conclu en mars entre le gouvernement et une majorité d’élus corses autour d’un projet d’« écriture constitutionnelle » ouvrant la voie à ce statut d’autonomie.
Dans la foulée de l’affaire visant Joël Guerriau, accusé d’avoir drogué à son insu la députée Modem, Sandrine Josso, le gouvernement a mis en place une mission gouvernementale sur la soumission chimique. La mission est conduite par la députée et par la sénatrice RDSE, Véronique Guillotin.