Les sénateurs ont définitivement adopté, lundi, la proposition de loi anti fast-fashion, après un accord en commission mixte paritaire pour ne cibler que les plateformes chinoises. Les vêtements de Shein, Temu et AliExpress se verront désormais infliger une pénalité financière. Comme à l’Assemblée, la gauche s’est en partie abstenue, regrettant que le texte délaisse les dérives plus larges de l’industrie textile en Europe.
Sénateurs et députés vont devoir se mettre d’accord, ce mercredi, en commission mixte paritaire, sur la proposition de loi anti fast-fashion, après l’avoir adoptée en des termes différents en première lecture. Les positions convergent vers des pénalités ciblant uniquement les produits des géants chinois Shein et Temu, délaissant les dérives plus larges de l’industrie textile.
Les dirigeants de sept des plus grandes puissances mondiales se réunissent à Evian-les Bains (Haute-Savoie) jusqu’à mercredi, pour un G7 sous présidence française percuté par l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. La guerre en Ukraine et les déséquilibres économiques avec la Chine sont également à l’ordre du jour des discussions. Tour d’horizon des principaux enjeux.
Dans le sillage de Donald Trump, le président russe Vladimir Poutine arrive mardi soir en Chine pour discuter des moyens de « renforcer » le partenariat stratégique entre les deux pays. Selon Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de Asia Magazine, « Pékin a un intérêt objectif à ce que la guerre en Ukraine se prolonge. »
Le président Donald Trump entame ce mercredi une visite de deux jours en Chine dans un contexte international explosif (guerre au Moyen-Orient, tension sur les hydrocarbures, avenir de Taiwan). Pour Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur de « America 250 » (Point Nemo), cette visite s’inscrit dans le cadre d’une bascule géopolitique historique.
La Chine se fait discrète depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque israélo-américaine de l’Iran le 28 février dernier. Pourtant, le pays est au cœur des enjeux de la zone, par sa forte dépendance au pétrole iranien et sa rivalité ouverte avec les Etats-Unis.