Dans un document distribué la semaine dernière lors d’une réunion des partenaires sociaux, le Medef a proposé plusieurs mesures relatives à « l’emploi des jeunes ». L’une d’elles ? L’instauration d’un CDI « pouvant être rompu sans motif dès les premières années ». De quoi réduire le taux de chômage de cette partie de la population, selon l’organisation patronale. Une idée dénoncée par les syndicats, qui y voient le retour d’une forme du décrié CPE (contrat première embauche).
Au quatrième trimestre de 2025, France Travail constate une forte hausse du nombre d’inscrits, en particulier parmi les personnes sans emploi. Un essor à mettre en perspective avec les changements de règles administratives.
Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a augmenté de 1,6% au troisième trimestre 2025 par rapport au deuxième, selon le ministère du Travail. Cette progression estivale s’explique notamment par un changement de règles pour les radiations et l'inscription automatique d'allocataires du RSA et de jeunes en parcours d’insertion.
Le contrôle des chômeurs va connaître d’importants changements à partir du 1er juin prochain. Une simple absence à un rendez-vous fixé par France Travail sans justification ne sera plus synonyme d’une radiation mécanique de la part de l’organisme. Le gouvernement a fixé pour objectif 1,5 million de contrôles par an à mener d’ici à 2027.
Invité de la matinale de Public Sénat, le ministre de l’Industrie et de l’énergie, Marc Ferracci, estime que la hausse du chômage est largement liée à l’instabilité politique. En attendant l’adoption du budget pour 2025, Marc Ferracci appelle également à reprendre la baisse des impôts de production.
Alors que la Dares a publié les derniers chiffres du chômage, en hausse de 3,9 % sur le dernier trimestre, les indicateurs macroéconomiques pour l’année 2024 continuent de se dégrader. Une hausse du chômage est en partie liée à l’augmentation des défaillances d’entreprises et à une situation politique instable, analyse Stéphanie Villers, conseillère économiste chez PwC France.
Le nombre de demandeurs d'emploi, sans aucune activité, inscrits à France Travail bondit de 3,9% au quatrième trimestre 2024 la plus forte remontée du chômage en France (hors Mayotte) en une décennie en dehors de la crise du Covid, selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail.
Dans ses projections trimestrielles, la Banque de France prévoit une baisse de la croissance pour 2025. Malgré de nombreuses incertitudes liées à l’instabilité politique nationale et au contexte international, l’inflation devrait diminuer et permettre « un retour de gain de pouvoir d’achat sur les salaires ». Cependant, un pic de chômage est attendu pour 2025 autour de 8%.
Le Premier ministre a présenté ce 26 mai les nouvelles modalités de l’assurance chômage, notamment le durcissement des conditions d’accès à l’indemnisation. Le durcissement des règles sera effectif au 1er décembre 2024.
Le ministère du travail travaille actuellement à la rédaction du prochain décret sur les règles de l’assurance chômage, que le gouvernement souhaite rendre plus contraignantes afin de faire jusqu’à 3,6 milliards d’euros d’économie, au grand dam des syndicats et des élus de gauche.
« Oui, il y aura une réforme de l’assurance-chômage cette année », a annoncé le Premier ministre, ce mercredi 27 mars, chez nos confrères de TF1. Troisième réforme en la matière depuis l’élection du Président de la République, ses conditions ont largement été durcies en sept ans… loin de la promesse du candidat Macron qui proposait de faire de l’assurance-chômage, un droit « universel ».
Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, souhaite une « reprise en main » de l’assurance chômage par l’Etat. Depuis la fin des années 1950, le financement de l’assurance chômage est assuré l’Unédic, une structure conjointement pilotée par les organisations patronales et les syndicats.