Combien de fois l’Histoire du vieux continent a-t-elle été racontée du point de vue d’autrui ? De l’héroïsme américain de La Grande Évasion jusqu’au mythe fondateur de L’Odyssée devenue celle de Nolan plutôt que d’Homère, en passant par le Napoléon de Ridley Scott, Hollywood ne cesse de proposer une histoire de l’Europe. Lui, a enfin proposé, dans une version à la hauteur du personnage qu’elle raconte, une histoire que chaque Français croit connaître, celle du combat de la France libre incarnée par le général de Gaulle durant la Seconde Guerre mondiale. Cette semaine, Antonin Baudry était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.
Publiée le 11 mai dernier dans Libération et signée par plus de 600 professionnels du cinéma en 24 heures, la pétition « zapper Bolloré » dénonçait « l’emprise grandissante de l’extrême droite » sur le cinéma français. Pour Patrick Chesnais, invité de l’émission Un monde, un regard, présentée par Rebecca Fitoussi, il est curieux « de vouloir faire la peau à Canal+ alors qu’il fait vivre le cinéma français ».
Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.
De retour du festival de Cannes, la vice-présidente socialiste du Sénat et membre de la commission de la culture, Sylvie Robert s’est émue de la menace du patron de Canal +, Maxime Saada de ne plus travailler avec les signataires d’une tribune dénonçant l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur écologiste, Ronan Dantec a interpellé la ministre de la Culture, Catherine Pégard sur la menace du patron de Canal + d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré. « Ça rappelle les heures sombres du maccarthysme s’attaquant à Hollywood », a-t-il fustigé.
La menace du patron de Canal+ d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré a provoqué une onde de choc à Cannes. Au-delà de la polémique politique, l’affaire met en lumière la place devenue incontournable du groupe dans le cinéma français. Premier financeur privé du secteur, diffuseur historique et désormais présent dans une partie de l’exploitation des salles via UGC, Canal+ s’impose à tous les niveaux de la chaîne de valeur d’une filière fragilisée et fortement dépendante de ses investissements.
Après la tribune anti-Bolloré signée par près de 600 professionnels du cinéma, la riposte du patron de Canal+, Maxime Saada, a déclenché une onde de choc politique et culturelle. Entre accusations de « maccarthysme », dénonciation d’une « caste gauchiste » et inquiétudes sur l’emprise idéologique du groupe Vivendi, la polémique révèle une fracture profonde, celle d’un cinéma français pris entre dépendance économique et bataille culturelle.
À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.
Après avoir joué « Fallait pas le dire ! » avec son mari Pierre Arditi, Evelyne Bouix remonte sur scène mais cette fois sans son partenaire de cœur pour la pièce « On ne se mentira jamais » au théâtre de Paris. L’actrice, décidément adepte des comédies autour du mensonge, est aussi un visage bien connu du cinéma français avec une filmographie qui donne le vertige. Humilité, discrétion et audace, voilà le secret d’une carrière plus que réussie. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur son parcours artistique et sur sa vie personnelle intimement liée au 7ème art.
Sorti en 1961, Le Président d’Henri Verneuil n’est pas seulement un film, c’est une plongée dans les arcanes du pouvoir et les dilemmes de la République. Adapté du roman de Georges Simenon, le long-métrage met en scène Jean Gabin dans le rôle d’Émile Beaufort, ancien président du Conseil, figure tutélaire qui incarne une certaine idée de la politique : celle du courage, du sacrifice, du sens du devoir et de la responsabilité.
Actrice emblématique du théâtre et du cinéma français, Isabelle Carré s’est imposée par sa sensibilité et son engagement auprès de la jeunesse. Récompensée en 2003 par le César de la meilleure actrice pour son rôle dans Se Souvenir des belles choses, la comédienne poursuit une carrière exigeante entre écriture et représentations. Invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard, elle revient sur son parcours et ses combats personnels.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump compte élargir un peu plus sa guerre commerciale au secteur culturel en annonçant une taxe de 100 % sur les films étrangers. Une annonce dont les contours d’application restent vagues, mais qui confirme les attaques de l’industrie américaine vis-à-vis des réglementations étrangères.