La menace du patron de Canal+ d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré a provoqué une onde de choc à Cannes. Au-delà de la polémique politique, l’affaire met en lumière la place devenue incontournable du groupe dans le cinéma français. Premier financeur privé du secteur, diffuseur historique et désormais présent dans une partie de l’exploitation des salles via UGC, Canal+ s’impose à tous les niveaux de la chaîne de valeur d’une filière fragilisée et fortement dépendante de ses investissements.
Après la tribune anti-Bolloré signée par près de 600 professionnels du cinéma, la riposte du patron de Canal+, Maxime Saada, a déclenché une onde de choc politique et culturelle. Entre accusations de « maccarthysme », dénonciation d’une « caste gauchiste » et inquiétudes sur l’emprise idéologique du groupe Vivendi, la polémique révèle une fracture profonde, celle d’un cinéma français pris entre dépendance économique et bataille culturelle.
À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.
Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.
En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».
Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.
Derrière le limogeage de l'éditeur de Grasset Olivier Nora suite à des désaccords avec son actionnaire Vincent Bolloré, « il y a une forme de mise au pas idéologique », dénonce le sénateur Pierre Ouzoulias au micro de Public Sénat. De cet épisode, le communiste retient les « risques démocratiques considérables » de la concentration du secteur de l’édition.
À l’occasion d’une table ronde sur les fragilités du secteur du livre, mercredi 15 avril, au Sénat, la sénatrice socialiste Sylvie Robert a dénoncé le renvoi d’Olivier Nora, patron des éditions Grasset, propriété d’Hachette. Le signe, selon elle, d’une « reprise en main brutale » du groupe par le milliardaire Vincent Bolloré.
Ce mercredi 15 avril, au Sénat, la sénatrice socialiste Karine Daniel a interpellé la ministre de la Culture Catherine Pégard sur la flambée des prix des concerts et les fragilités du financement du secteur musical, sur fond de polémique autour des billets de Céline Dion.
Le Sénat examine ce mercredi 8 avril une proposition de loi transpartisane portée par la sénatrice Les Indépendants, Laure Darcos. Soutenu par l’ensemble des secteurs culturels, le texte ambitionne de rééquilibrer le rapport de force entre auteurs et géants de l’intelligence artificielle, en instaurant une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’IA.
Depuis plus de 60 ans, avec ses chansons douces amères, il pose un regard critique sur nos sociétés. Et si certains disent que son style est naïf et que ses paroles sont enfantines, lui a toujours eu le sentiment d’alerter sur les travers de la société.
Après deux années passées rue de Valois, Rachida Dati a annoncé sa démission pour se consacrer pleinement aux élections municipales à Paris. Dans un contexte budgétaire difficile, retour sur un bilan largement marqué par l'échec de la réforme de l'audiovisuel public et le traumatisme du casse du Louvre.