Actuellement en vente libre en France, sauf pour les mineurs, le protoxyde d’azote est fréquemment impliqué dans des accidents mortels. La sénatrice socialiste Marion Canalès a déposé une proposition de loi à la Chambre haute pour proscrire sa vente aux particuliers. Elle appelle l’exécutif à accélérer.
L’ancien élu de Loire Atlantique est jugé lundi et mardi devant le tribunal correctionnel de Paris. Joël Guerriau est accusé d’avoir drogué à son insu la députée Modem, Sandrine Josso, dans le but de commettre une agression sexuelle ou un viol. Public Sénat fait le point sur l’affaire.
Le week-end dernier, un jeune adolescent a été touché par balles à Grenoble, près d’un point de deal. Sur la question du narcotrafic, « la société française est en échec », tout comme « les ministres de l'Intérieur successifs », estime Eric Piolle, maire écologiste de Grenoble, invité de Public Sénat ce jeudi 20 novembre. L’édile défend une « légalisation contrôlée » du cannabis pour mettre à mal le trafic.
Vers une crise des opioïdes en France comme aux Etats-Unis ? Dans un rapport, la commission des affaires sociales dresse un bilan sur les risques en France de ces substances pour le soulagement de la douleur. Si un scénario à l’américaine semble « improbable », le rapport préconise tout de même une stratégie de prévention plus importante face à une hausse significative des consommateurs en France.
Lors d’une conférence de presse au Sénat, plusieurs élus locaux et nationaux ont appelé l’Etat à se saisir de la question des Haltes Soins Addictions (HSA), ces salles de consommation et de soins pour toxicomanes, dont l’expérimentation en France doit se finir en décembre 2025.
Le trafic de drogue s'étend désormais aux zones rurales et aux villes moyennes de notre pays. Dans les départements de l’Orne et de la Manche, la cocaïne circule à bas bruit. Et cause d’importants dégâts sanitaires, surtout quand elle est consommée sous forme de « crack ». Sur la piste des trafiquants, gendarmes et magistrats déplorent un manque criant de moyens. Dans le cadre d’un documentaire, Public Sénat a posé sa caméra dans ce bout de Normandie aux prises avec le narcotrafic.
Une étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives rapporte une consommation record de cocaïne en France en 2023. Une tendance générale pour les psychostimulants alors que la consommation de tabac et d’alcool est stable.
Dans un rapport sur la lutte contre le narcotrafic, la Cour des comptes tacle la non-application de certaines mesures du plan 2019-2023. Les sages considèrent notamment que trop peu de forces de sécurité y sont quotidiennement consacrées. Alors qu’un nouveau plan est dans les tuyaux, « il faudra un pilotage plus resserré », prévient la rue Cambon.
Le garde des Sceaux précise que certaines des annonces qui seront faites vendredi à Marseille contre le trafic de drogue seront applicables rapidement. « Il faut que nous puissions armer l’État de façon plus forte, sans tarder », a-t-il déclaré au micro de Public Sénat.
En écho aux nombreux faits divers liés au trafic de drogue, le député Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, demande la création de courtes peines de prison pour les consommateurs de stupéfiants. Une solution que rejette Raphaël Glucksmann ou Mathilde Panot et qui fait réagir les syndicats de magistrat et de police.
Dans son dernier rapport publié ce 26 juin, l’organisme public alerte sur « l’expérimentation » de drogues. Cocaïne, ecstasy, ou encore champignons hallucinogènes, sont en « nette hausse » depuis 2017. « Ces augmentations s’inscrivent dans un contexte de disponibilité accrue des drogues, en France comme en Europe », souligne par ailleurs le rapport dans ses conclusions. Un constat inquiétant, mais guère surprenant, quelques semaines après le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic.
L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a publié ce lundi 6 mai, sa première enquête sur l’usage des drogues dans le milieu carcéral. Zoom sur des résultats inquiétants, qui « interrogent une éventuelle adaptation des politiques sanitaires en matière de prévention et de traitement des addictions à la réalité des consommations observées ».