Emploi: 200.000 contrats aidés seront financés en 2018
Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé jeudi que "200.000 contrats aidés" seront financés en 2018, "intégralement dans le...

Emploi: 200.000 contrats aidés seront financés en 2018

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé jeudi que "200.000 contrats aidés" seront financés en 2018, "intégralement dans le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé jeudi que "200.000 contrats aidés" seront financés en 2018, "intégralement dans le secteur non marchand" (services, associations), avec un taux moyen de prise en charge par les pouvoirs publics de 50%.

Les jeunes en insertion et les chômeurs de longue durée seront prioritaires pour ces contrats, qui seront ciblés sur deux secteurs, l’urgence sanitaire et sociale, "où le volume des emplois aidés sera maintenu" et l'accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire, a-t-il annoncé à l'issue d'une rencontre avec les acteurs de la lutte contre la pauvreté.

Le Premier ministre a ajouté que ces contrats aidés bénéficieront à l'outre-mer et aux communes rurales et comporteront "une exigence de formation", aujourd'hui "trop souvent insuffisante".

"Le Plan d'investissement dans les compétences sera mobilisé avec notamment des formations qualifiantes ou concernant les compétences de base. Tout contrat aidé comportera véritablement pendant sa durée, ou le cas échéant, à son issue un volet formation", a-t-il dit.

En annonçant cet été la baisse des contrats aidés en 2017, le gouvernement avait suscité de fortes protestations dans les collectivités locales et les associations.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a chargé Jean-Marc Borello, président du groupe SOS (économie sociale et solidaire) d'une mission sur les contrats aidés et les "dispositifs actuels à renforcer ou modifier". Les conclusions de cette mission seront rendues d'ici la fin de l'année.

Le gouvernement se fixe aussi l'objectif de "10.000 contrats de professionnalisation expérimentaux dans l'année". Cette version assouplie du contrat de professionnalisation, ouverte aux personnes les plus éloignées de l'emploi, fait l'objet d'une expérimentation, prévue par la loi Travail, qui doit prendre fin le 31 décembre prochain.

L'idée est de proposer "une formation sur mesure, plus adaptée aux besoins" des chômeurs.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le