Alors que le chômage a atteint 7,9 % fin 2025, s'éloignant de l'objectif de plein emploi, le directeur général de France Travail, Thibaut Guilluy, a défendu un bilan contrasté devant le Sénat ce mercredi 11 février. Malgré une conjoncture marquée par 70 000 défaillances d'entreprises, il préfère mettre en lumière un taux d'emploi qui dépasse les 69%, et l'impact des récentes réformes sur l'accompagnement des seniors.
Dans un document distribué la semaine dernière lors d’une réunion des partenaires sociaux, le Medef a proposé plusieurs mesures relatives à « l’emploi des jeunes ». L’une d’elles ? L’instauration d’un CDI « pouvant être rompu sans motif dès les premières années ». De quoi réduire le taux de chômage de cette partie de la population, selon l’organisation patronale. Une idée dénoncée par les syndicats, qui y voient le retour d’une forme du décrié CPE (contrat première embauche).
« L'intention n'est pas de mettre à mal l’apprentissage », s’est défendu le ministre du Travail lors d’une audition au Sénat, interrogé sur les nouvelles réductions budgétaires prévues sur cette politique. Il précise que de nouvelles données sur le nombre de contrats signés seront connues dans les prochaines semaines, et assure que les travaux parlementaires seront « clés ».
Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a augmenté de 1,6% au troisième trimestre 2025 par rapport au deuxième, selon le ministère du Travail. Cette progression estivale s’explique notamment par un changement de règles pour les radiations et l'inscription automatique d'allocataires du RSA et de jeunes en parcours d’insertion.
La Chambre haute se penche ce mercredi 4 juin sur la transposition de l’accord conclu entre les partenaires sociaux à l’automne dernier pour favoriser l’emploi « des travailleurs expérimentés ». Ce texte prévoit notamment la mise en place, à titre expérimental, d’un nouveau type de CDI destiné aux salariés de plus de 60 ans.
Auditionnée par le Sénat, la ministre du Travail a défendu le projet de loi qui transpose l’accord conclu entre partenaires sociaux sur « les salariés expérimentés ». Il crée « un CDI spécifique » par « un contrat de valorisation de l’expérience, destiné aux demandeurs d’emploi de 60 ans et plus ». Il accorde à l’employeur une « exonération de cotisation sur l’indemnité de mise à la retraite ».