Le député de droite des Alpes-Maritimes et encore président des Républicains a crée une crise au sein de son parti après avoir annoncé une alliance avec le Rassemblement national à l'occasion des élections législatives qui ont faite suite à la dissolution voulue par Emmanuel Macron en juin 2024. Exclu des LR, qui s'opposent à une alliance avec l'extrême droite, Eric Ciotti refuse cette décision. Décision qui va être tranchée sur le terrain judiciaire. En attendant, Eric Ciotti a crée son micro parti "Union des droites pour la République". Retrouvez ici toute l'actualité d'Eric Ciotti.
Un sondage Cluster 17 pour Politico vient bousculer la course aux municipales à Nice : Éric Ciotti y devance largement Christian Estrosi, avec 41 % des intentions de vote au premier tour. Mais les équipes du maire sortant contestent la méthodologie retenue dans cette enquête.
Eric Ciotti a attendu la nomination du gouvernement pour annoncer son départ de la présidence des LR, mettant fin à la procédure judiciaire en cours. « Ce n’est que la conclusion d’un processus largement engagé. Ce n’est pas une surprise », réagit le trésorier des LR, Daniel Fasquelle. « Ça va nous permettre de reconstruire de fond en comble, de la cave au grenier », espère le sénateur LR Max Brisson, avec une nouvelle élection à la clef.
A Levens, dans son fief des Alpes Maritimes, Éric Ciotti, toujours président de LR, a lancé devant ses partisans sa propre formation politique baptisée Union des droites pour la République (UDR). Pas de quoi émouvoir les Républicains « canal historique ».
Arrivé en troisième position avec le Rassemblement national, le président des Républicains qui a choisi de s’allier avec Jordan Bardella dénonce une « tambouille politicienne » après les résultats du second tour. Éric Ciotti fustige ainsi une alliance entre Ensemble et le Nouveau Front populaire et accuse Emmanuel Macron d’être un « kamikaze de la République ».
En marge de la bataille juridique qui oppose les barons LR à Éric Ciotti, qui entend conserver la présidence du parti malgré son ralliement au Rassemblement national, des candidats de droite aux législatives ont fait le choix de se dépouiller de l’étiquette LR, pour se tourner vers les micro-partis de certaines figures de droite, comme David Lisnard, Valérie Pécresse ou encore d’Aurélien Pradié, qui vient de quitter LR.
Si Éric Ciotti s’affiche désormais aux côtés de Jordan Bardella et Marine Le Pen, son exclusion des Républicains, votée par deux fois en Bureau politique, a été suspendue par la justice. Les cadres du parti souhaitent convoquer un troisième Bureau politique, mais le député sortant s’y oppose. La direction provisoire du mouvement va donc saisir la justice, afin que soit désigné un administrateur provisoire.
Le candidat du Rassemblement nationale, avec la présence non-annoncée d’Éric Ciotti, s’est présenté devant les organisations patronales comme le représentant de la « raison budgétaire ». Mais à en juger par la teneur des questions ce jeudi, son programme laisse sceptique les dirigeants.
Alors que la justice a suspendu l’exclusion d’Eric Ciotti de la présidence des LR, les responsables du parti, opposés à l’alliance avec le RN, ont organisé la convocation d’un troisième bureau politique pour « effacer les vices de forme » et éviter toute contestation. Le rattachement financier des candidats aux législatives, autre enjeu, réserve aussi quelques surprises, renforçant la confusion chez les LR.
Après une semaine rocambolesque qui a vu Éric Ciotti être exclu des Républicains par les ténors de son parti, après avoir annoncé une alliance avec le RN aux législatives, plusieurs dizaines de candidats ont été investis sous la bannière « Union des droites » ou « Les Républicains à droite ». Parmi les candidats figurent peu de sortants, des jeunes, des proches d’Éric Ciotti, des anciens élus et des figures plus médiatiques.
Le Rassemblement national devrait laisser sa place dans plus d’une circonscription sur dix, en soutenant des élus qui s’inscrivent dans la ligne du président exclu de LR, Eric Ciotti. Pas plus d’une poignée de députés LR sortants figureront dans cette alliance.
A quelques minutes de la décision du tribunal judiciaire de Paris saisi en référé par Éric Ciotti, le bureau politique de LR a validé son exclusion à la très large majorité de ses membres.
Eric Ciotti a saisi le tribunal judiciaire pour contester son exclusion des LR, suite à l’alliance qu’il a annoncé avec le RN pour les législatives. Ses opposants ont reconvoqué un bureau politique pour « valider », sur le plan juridique, son exclusion, afin de mieux respecter les statuts. Alors que la question des investitures est aussi en jeu, chacun fourbit ses armes pour porter la bataille sur tapis vert.