Etats-Unis (13)

Menace de Trump sur l’Otan : « Si les Russes veulent être menaçants pour l’Europe, ce n’est pas pour aujourd’hui, c’est dans 5 ou 6 ans »
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International

Menace de Trump sur l’Otan : « Si les Russes veulent être menaçants pour l’Europe, ce n’est pas pour aujourd’hui, c’est dans 5 ou 6 ans »

Dimanche 11 février, l’ancien président américain Donald Trump affirmait qu’en cas de réélection, les Etats-Unis ne viendraient pas au secours si une agression devait avoir lieu contre un pays membre de l’OTAN. Davantage un bluff qu’une réelle éventualité, pour le général Dominique Trinquand.

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Election 2024 Trump
4min

International

Menace sur l’Otan : « Trump ne considère pas Poutine comme un adversaire »

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump se montre sceptique vis-à-vis de l’OTAN. Mais ce dimanche 11 février, l’ancien président des Etats-Unis, en lice pour une nouvelle candidature, a passé un nouveau pallier en déclarant qu’il ne «protégerait pas » un pays qui ne remplirait pas ses obligations de dépenses en matière de défense. Pire, le Républicain explique qu’il « encouragerait la Russie à faire ce qu’elle veut » contre ces pays. Analyse avec André Kaspi, historien et spécialiste des Etats-Unis.

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US Air Strike on The Headquarters of Hashd al-Shaabi in Iraq, Anbar – 03 Feb 2024
10min

International

Frappes américaines au Moyen-Orient : « Aucune des parties en présence ne souhaite s’engager dans une escalade incontrôlable »

Ce week-end, les États-Unis ont multiplié les frappes au Moyen-Orient contre des groupes armés alignés sur Téhéran. Vendredi, 85 cibles ont été touchées en Irak et en Syrie. Dès le lendemain, des raids aériens ont ciblé une quinzaine de missiles houthistes au Yémen. David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l'IRIS et rédacteur en chef d'Orients Stratégiques (L'Harmattan), donne son regard sur les enjeux géopolitiques de la région.

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Paris: Macron and Netanyahou during a press conference at Elysee Palace
5min

International

Conflit Israël-Hamas : « Il y aura une présence à Gaza, mais ce ne sera pas une occupation »

« Je pense qu’Israël aura, pour une période indéterminée, la responsabilité globale de la sécurité [à Gaza], car nous avons vu ce qu’il se passe lorsque nous ne l’avons pas », a déclaré hier le Premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahou à l’occasion de sa première interview accordée à un média américain, en l’occurrence ABC News. Sans donner plus de précision sur le dispositif militaire que cela pourrait impliquer, Benjamin Netanyahou cherche à s’assurer que « ceux qui ne veulent pas poursuivre la voie du Hamas » gouvernent Gaza à l’avenir. Une interview qui fait suite à l’entretien entre Benjamin Netanyahou et le président des Etats-Unis, Joe Biden, le 6 novembre. Faut-il alors interpréter ces déclarations comme un retour durable d’Israël dans la bande de Gaza, un territoire que l’Etat hébreu a quitté en 2005 ? Peu probable dans la mesure où Joe Biden prévenait, le 16 octobre, qu’une nouvelle occupation de Gaza serait une erreur pour Israël.  « Les précédentes interventions ne prévoyaient pas de s’impliquer militairement comme actuellement » « Dans la mesure où la question du Hamas est une menace existentielle pour Israël, Benjamin Netanyahou fait savoir que les Israéliens ne vont pas laisser passer la menace et entendent sécuriser la zone. Les Israéliens ne comptent pas laisser un deuxième 7 octobre arriver », explique Elizabeth Sheppard Sellam, maîtresse de conférences en relations internationales spécialisée dans les questions de défense et de lutte contre le terrorisme. L’enjeu pour le Premier ministre Israélien consiste donc à assurer la sécurité d’Israël une fois les opérations terminées comme ce dernier le précisait à ABC News : « Lorsque nous n’avons pas cette responsabilité en matière de sécurité, nous assistons à l’éruption de la terreur du Hamas à une échelle que nous ne pouvions pas imaginer. » Alors que le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis 2006 après sa victoire aux élections et l’élimination de ses rivaux, l’armée israélienne est déjà intervenue militairement dans le territoire palestinien en 2008, 2012 et 2014. « Les précédentes interventions ne prévoyaient pas de s’impliquer militairement comme actuellement. Donc il y a un changement dans l’approche et la stratégie militaire, on n’a jamais vu un appel global des réservistes comme cela depuis 2006 », rappelle Elizabeth Sheppard Sellam.  « Le coût d’une occupation est extrêmement élevé » L’ampleur de l’occupation militaire doit-elle alors faire craindre une occupation totale de Gaza par l’armée israélienne ? Encore une fois, l’incertitude règne et il est encore impossible de savoir si Israël arrivera à accomplir ses objectifs militaires et éradiquer le Hamas dans la mesure où une grande partie de ses dirigeants ne se trouve pas à Gaza. Surtout, une occupation aurait un impact économique majeur pour Israël compte tenu de l’ampleur de la mobilisation des réservistes. « Les Israéliens n’ont pas envie de garder l’armée mobilisée sur la durée. Le coût d’une occupation est extrêmement élevé et la mobilisation a un impact sur l’économie », analyse Elizabeth Sheppard Sellam, « il y aura une présence israélienne sur place, d’une façon ou d’une autre, mais ce ne sera pas une occupation avec une mobilisation militaire importante. » En parlant d’assumer la responsabilité de la sécurité à Gaza, le premier ministre Israélien doit également répondre aux critiques sur sa gestion des forces militaires et notamment la répartition des effectifs entre la frontière de Gaza et la Cisjordanie. Benjamin Netanyahou ne devrait donc pas aller à l’encontre de la position américaine sur une occupation de la bande de Gaza et maintenir une importante présence militaire dans le territoire palestinien. « Il ne faut pas oublier qu’il y a un soutien logistique américain sur place qui apporte à la fois conseil et matériel, donc ils vont forcément être écoutés », estime Elizabeth Sheppard Sellam. Plusieurs options restent alors envisageables et « même si nous sommes encore dans le flou, les Américains essaieront sans doute d’avoir une approche inédite », estime Elizabeth Sheppard Sellam qui ajoute que « l’option d’un mandat international pourrait être proposée, mais les Israéliens ne devraient pas être prêts à accepter ». Vers un retour du Fatah à Gaza ? Alors que la première incursion terrestre a eu lieu le 26 octobre devrait se prolonger, l’Autorité palestinienne et le Fatah pourraient avoir un rôle à jouer dans une future « administration » de la bande de Gaza. Pour rappel, l’Autorité palestinienne administre une partie du territoire de la Cisjordanie et y dispose de forces de sécurité. « Le Fatah [qui est à la tête de l’Autorité palestinienne et dirige la Cisjordanie] reconnaît l’existence d’Israël et son droit à la sécurité ». A l’occasion d’une audition au Sénat américain le 31 octobre, Antony Blinken, Secrétaire d’Etat, a évoqué la possibilité pour l’Autorité palestinienne de reprendre le contrôle de la bande de Gaza : « Le plus logique serait qu’une Autorité palestinienne revitalisée soit chargée de la gouvernance et, en fin de compte, de la sécurité de la bande de Gaza ». Une option à laquelle se refuse pour l’instant l’Autorité palestinienne en l’absence d’une solution politique globale pour le conflit israélo-palestinien.

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House of Representatives Vote on a New House Speaker
7min

International

La Bible comme vision du monde : qui est Mike Johnson, le nouveau speaker de la Chambre des représentants aux Etats-Unis ?

C’est un inconnu du grand public qui accède à la troisième plus haute fonction politique américaine. Mercredi 25 octobre, le Républicain Mike Johnson est devenu speaker de la Chambre des représentants. L’élection du trumpiste, qui nie toujours le résultat de la présidentielle de 2020, met fin à un embarrassant blocage du Congrès.

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Biden
4min

International

Visite de Joe Biden en Israël : « Il veut éviter qu’Israël ne se perde dans une guerre à Gaza »

Ce mercredi, le président américain Joe Biden se rend en Israël pour une visite de "solidarité" après l'attaque sanglante du Hamas. Au onzième jour de la guerre entre Israël et le Hamas, le roi Abdallah II de Jordanie a affirmé que toute la région du Moyen-Orient "est au bord du gouffre". Pour André Kaspi, historien et spécialiste des Etats-Unis, Joe Biden va fixer des lignes rouges à l’offensive israélienne.

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Former President Donald Trump Appears in Court for the Start of Civil Fraud Trial, New York, USA – 02 Oct 2023
6min

International

Etats-Unis : « Donald Trump pourrait être amené à liquider son patrimoine »

En pleine campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2024, les deux principaux candidats sont concernés, directement (pour Donald Trump) ou indirectement (Joe Biden), par des affaires judiciaires. Pour Elisa Chelle, professeure de science politique à l’Université Paris Nanterre et rédactrice en chef de la revue Politique américaine, le scrutin de novembre 2024 électrise la société américaine.

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Capture d’écran du documentaire « Normandie ne partira pas ce soir »
3min

Société

Le Normandie, un palais flottant au cœur des enjeux de la Seconde Guerre Mondiale

Si la carrière commerciale du Normandie fut brève elle n’en demeure pas moins triomphale et permet à ses voyageurs, durant un court instant, d’oublier l’approche de la guerre. De son statut de « trésor national » français à sa réquisition par les Américains en 1941, Public Sénat vous propose de découvrir l’histoire d’un des navires les plus célèbres du siècle, dans le documentaire « Normandie ne partira pas ce soir » réalisé par Tal Zana.

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8min

International

Délégation sénatoriale à Taïwan : « Nos interlocuteurs ne cessent de répéter l’importance qu’ils accordent à la France »

Un groupe de quatre sénateurs est actuellement en déplacement sur l’île. Les visites de parlementaires français y sont régulières, mais celle-ci revêt une dimension particulière après les propos polémique d’Emmanuel Macron sur la question taïwanaise. « Il n’y a pas de changement de ligne », assure auprès Public Sénat le sénateur (RDPI-Renaissance) Alain Richard, qui pilote ce déplacement.

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