Six mois après les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, la guerre n’a pas produit l’effondrement annoncé de la République islamique. Le conflit s’est au contraire régionalisé, puis internationalisé autour du détroit d’Ormuz. Pour Azadeh Kian, spécialiste de l’Iran, les Etats-Unis et Israël ont sous-estimé la capacité de résistance du régime.
La guerre économique monte d’un cran. Ce lundi, lors d’une conférence de presse à Washington, le ministre des Finances américain Scott Bessent a présenté un nouveau train de sanctions contre l’Iran. Celles-ci, dites « secondaires », visent désormais les partenaires économiques du régime islamique, et portent sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime. Pour Public Sénat, Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l’université Paris Cité et autrice de « Rethinking Gender, Ethnicity and Religion in Iran » (Bloomsbury, 2025), analyse les conséquences potentielles de ces sanctions sur la société iranienne.
C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.
Alors qu'Israël a modifié unilatéralement le plan de paix pour Gaza et que l’accord sur le détroit Ormuz n'a pas impliqué les États-Unis, la question de l’influence réelle de Donald Trump sur la situation au Moyen-Orient revient avec insistance. Décryptage de ce recul de l’influence américaine avec Romuald Sciora, chercheur associé et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS.
Malgré une situation qui reste instable, les Etats-Unis espèrent annoncer ce mercredi la conclusion d’un accord temporaire sur le passage du détroit d’Ormuz. Un accord temporaire pourrait être établi entre Oman et l’Iran sans encore trancher la mise en place d’un droit de péage.
Le président des Etats-Unis a assuré que des négociations étaient en cours avec l’Iran. Une information démentie par la République islamique. Malgré cela, le prix du baril de pétrole a reculé après ces annonces.Pour Donald Trump, l’obtention d’un succès diplomatique pourrait s’avérer cruciale dans la perspective des élections de mi-mandat.
A l’occasion des funérailles du sénateur républicain Lindsey Graham, Donald Trump et Benyamin Netanyahou se retrouveront pour évoquer la guerre en Iran. L’occasion pour les deux dirigeants d’afficher une unité renouvelée face à l’Iran et de répéter leur refus de voir l’Iran développer des capacités nucléaires.
Ce mercredi, les Etats-Unis ont achevé une quatrième vague de bombardements visant les côtes iraniennes, alors que le régime islamique a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz en promettant qu’il resterait fermé jusqu’à la fin des « agressions américaines ». Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, Washington mise désormais sur un effondrement du régime depuis l’intérieur.
Bien qu’il suspende une guerre particulièrement impopulaire aux Etats-Unis, l’accord signé par Donald Trump avec l’Iran soulève de nombreuses critiques outre-Atlantique. Entre une inflation galopante et un camp républicain divisé, ce « deal » ne devrait pas permettre au milliardaire d’éviter la sanction des urnes lors des élections de mi-mandat, en novembre prochain. Décryptage de Romuald Sciora, chercheur associé à l'IRIS et Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po Paris.
Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir le protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz et, dans le cadre de futures négociations, à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions internationales.
L'accord entre Washington et Téhéran prévoit l'arrêt immédiat des hostilités au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d'Ormuz, il ouvre 60 jours de négociations, notamment sur la question du nucléaire. À ce stade, la situation semble plutôt favorable au régime iranien, et beaucoup moins pour le président américain qui apparait fragilisé après trois mois de conflit, et sous la menace des élections de mi-mandat.
La décision de l’administration Trump de suspendre l’accès des étrangers aux modèles d’intelligence artificielle les plus avancés d’Anthropic a provoqué une onde de choc en Europe. Pour de nombreux responsables politiques et experts, elle constitue surtout une démonstration de force révélant la dépendance du Vieux continent aux technologies américaines.