Invitée de notre matinale, la directrice générale d’Oxfam France a appelé à « attendre d’avoir des éléments stabilisés » dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon. Cécile Duflot est aussi revenue sur le rapport d’Oxfam « Pour des villes résilientes », à l’approche des élections municipales.
La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.
Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.
« Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranque, ont été jetés au sol, frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deroc », a précisé le procureur de Lyon, lors d’une conférence de presse. Selon l’avancée de l’enquête, il ne confirme pas que les agresseurs sont liés à la mouvance antifasciste. Les agresseurs étaient « masqués, cagoulés ».
Le groupe antifasciste, la Jeune Garde, est pointé du doigt pour sa possible implication dans l’agression mortelle jeudi à Lyon du militant nationaliste, Quentin Deranque. Lors d’une conférence de presse, ce jeudi, le procureur de Lyon s’est refusé à en dire plus sur le profil des agresseurs. Retour sur les origines de ces groupes antifascistes.
Après les réquisitions du parquet général en appel, l’avenir présidentiel de Marine Le Pen dépend désormais de la décision des juges. Entre inéligibilité, absence d’exécution provisoire et calendrier judiciaire incertain, plusieurs scénarios pourraient compromettre sa candidature à l’élection de 2027.
Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
Les réquisitoires du parquet général ont débuté ce mardi à la cour d’appel de Paris dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national (devenu Rassemblement national). Ils doivent se poursuivre tout au long de l’après-midi et sont particulièrement attendus, Marine Le Pen jouant une part décisive de son avenir politique, à moins de trois ans de l’élection présidentielle de 2027.
Une manifestation anti-immigration a dégénéré à La Haye samedi, à quelques semaines de nouvelles élections législatives, dans un système politique néerlandais fracturé. Des violences qui témoignent d’un « mouvement de propagation et de développement de l’extrême-droite », selon le chercheur Gilles Ivaldi.
Un an et demi après l’élection du sulfureux Javier Milei, l’Argentine connaît des évolutions profondes, tant sur le plan politique, social ou économique. Retour sur les conséquences de la politique du président argentin et des enjeux pour la suite de son mandat avec David Copello, maître de conférences en sociologie politique à l’Institut Catholique de Paris et chercheur associé au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques. Entretien.
À l’occasion d’un meeting dans le Loiret, Marine Le Pen a violemment fustigé l’Union européenne et les politiques menées par Bruxelles. Entourée pour l’occasion des principaux chefs de file nationalistes européens, la fille de Jean-Marie Le Pen a cultivé sa stature internationale, une manière pour elle de réaffirmer la légitimité de sa candidature pour 2027, malgré sa peine d’inéligibilité.
Après l’attaque commise dans le Var samedi dernier, qui a coûté la vie à un Tunisien et blessé un homme d’origine turque, la justice antiterroriste s’est saisie de l’affaire. C’est la première fois que le qualificatif de terrorisme est retenu pour un crime relevant d’une idéologie d’extrême droite.