Le député de la Somme, fort du leadership acquis ces derniers jours grâce à l’impulsion du Nouveau Front Populaire, s’affirme comme une voix indépendante des insoumis auprès desquels il a toujours siégé, au risque de se couper d'une bonne partie d'entre eux
Le RN remporte l’élection européenne, en terminant largement en tête du scrutin, faisant plus du double du score de la majorité présidentielle. C’est même le record pour le parti d’extrême droite lors d’un scrutin national, hors second tour de la présidentielle. Pour Jordan Bardella et Marine Le Pen, ces résultats ouvrent la voie de 2027.
A seulement trois jours d’un scrutin où les sondages donnent la liste de la majorité présidentielle très loin derrière le RN, le chef de l’Etat a appelé les électeurs au « sursaut », alors qu’« on voit monter partout en Europe l’extrême droite ». « Cet accaparement des médias est extrêmement problématique », réagit Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.
Largement en tête des sondages en France, le parti de Jordan Bardella pourrait rencontrer des difficultés pour se faire une place au Parlement européen après les élections du 9 juin. Entre conflits partisans et divergences idéologiques, l’extrême droite européenne est en pleine recomposition.
Alors que le compromis est la règle en Europe, la tête de liste LR aux européennes assume de voter « très souvent » au Parlement européen avec des « collègues du groupe ECR », l’un des deux groupes d’extrême droite, où siège le parti de Giorgia Meloni. La première ministre italienne pourrait se retrouver au centre des discussions au lendemain du scrutin. Au sein des LR, la prudence reste de mise, mais certains, comme Julien Aubert, vice-président du parti, plaident pour « s’allier avec ECR ».
Samedi 11 mai, plusieurs centaines de militants d’extrême droite radicale ont pu défiler dans Paris, après l’autorisation de leur rassemblement par le tribunal administratif. Il y a un an, Gérald Darmanin demandait pourtant aux préfets l’interdiction systématique de ces manifestations. Pour le juriste Serge Slama, cette nouvelle mobilisation illustre « une forme de passivité » de l’État face à ces groupuscules.
[SERIE] Le Parlement européen raconté par ses eurodéputés. Pour mieux comprendre le travail à Bruxelles et Strasbourg, la parole à ceux qui font vivre l’institution : les eurodéputés. Thierry Mariani pointe un Parlement qui « donne des leçons à la planète entière », dénonçant « les sanctions européennes sur la Russie, des choix ruineux ». L’élu d’extrême droite sent que ses idées « ont progressé » dans l’institution européenne.
Si l’on s’attend à une poussée de l’extrême droite lors des élections européennes du 9 juin, difficile de prévoir son influence à venir. Aujourd’hui divisée en deux groupes, l’un fréquentable, l’autre très isolé, une partie de la droite radicale européenne pourrait toutefois trouver des terrains d’entente avec le PPE.
La Roumanie est entrée le 31 mars dans l’espace Schengen de libre circulation des personnes de l’Union européenne, mais dans un cadre limité par rapport aux autres Etats-membres. Un demi-succès pour les Roumains et un thème important durant la campagne roumaine des élections européennes. On en parle avec deux eurodéputés roumains, dans l’émission Ici l’Europe sur France 24 et Public Sénat.
A deux mois des élections européennes, l’émission Ici l’Europe poursuit ses grands débats sur les enjeux de ce scrutin dans les différents Etats-membres. Ce numéro est consacré au Portugal, qui réalise de bonnes performances économiques mais qui connaît toujours de fortes disparités sociales et la montée de l’extrême droite.
Emmanuel Macron refuse de placer le Rassemblement national dans « l’arc républicain », et contredit du même coup son Premier ministre. Depuis le début du quinquennat, l’exécutif joue de cette notion aux contours mal définis pour mettre à distance, tantôt l’extrême gauche, tantôt l’extrême droite. « Une tactique assez grossière » et peu efficace pour le politologue Pascal Perrineau.
Invité de Bonjour chez vous ce mercredi 17 janvier, le premier secrétaire du Parti socialiste a réagi à la conférence de presse donnée par le président de la République mardi soir. Il a critiqué les positions affichées par Emmanuel Macron sur l’école, la santé et l’extrême droite.