Dans l'encyclique « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique) publiée ce lundi, le pape Léon XIV a appelé, dans son premier texte majeur, à « désarmer » l'intelligence artificielle (IA) pour « l'empêcher de dominer l'humain ». Pour Éric Salobir, président de la Human Technology Foundation et expert dans les nouvelles technologies auprès du Saint-Siège, il s’agit d’un nouveau chapitre important de la doctrine sociale de l’Église. Entretien.
Les élections municipales ont vu, pour la première fois en France, un nombre significatif d’électeurs, environ un sur six, faire appel à l’IA conversationnelle pour déterminer leur choix de vote, d’après une étude Toluna Harris Interactive. Une pratique encore très minoritaire, mais qui interroge sur l’influence politique réelle de l’IA à un an de l’élection présidentielle.
Entendue ce mardi par la délégation aux entreprises du Sénat, Anne Le Hénanff s’est félicitée de la bonne santé de l’écosystème IA français, mais pointe le « retard » des entreprises françaises dans son utilisation. Plaidant pour une forte accélération en la matière, la ministre appelle à faire émerger une « troisième voie de l’IA », française et européenne, face aux leaders américains et chinois.
L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les rouages du travail parlementaire, de l’Assemblée nationale au Sénat, en passant par le Parlement européen. Une étude de la Fondation Jean Jaurès publiée ce lundi 27 avril révèle que plus de la moitié des tâches des collaborateurs pourraient déjà être automatisées. Dans le même temps, l’absence d’outils institutionnels encadrés fait peser des risques importants en matière de confidentialité, d’équité et, plus largement, de qualité du travail démocratique.
Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.
Le Sénat examine ce mercredi 8 avril une proposition de loi transpartisane portée par la sénatrice Les Indépendants, Laure Darcos. Soutenu par l’ensemble des secteurs culturels, le texte ambitionne de rééquilibrer le rapport de force entre auteurs et géants de l’intelligence artificielle, en instaurant une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’IA.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, l’écrivaine exprime ses inquiétudes face à l'IA.
Le 18 juin dernier, devant les sénateurs de la commission des affaires économiques, l’informaticien et concepteur de l’assistant vocal Siri, Luc Julia a démystifié les idées reçues sur l’intelligence artificielle soulignant le manque de fiabilité et la nécessité de vérification. Retour sur une audition dont la portée a dépassé le palais du Luxembourg et conquis des millions d’internautes sur les réseaux sociaux.
Auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat, l’informaticien Luc Julia, concepteur de l’assistant vocal Siri a démystifié les idées reçues sur l’intelligence artificielle. S’il conçoit cette nouvelle technologie comme un « outil » permettant de dégager du temps, il alerte sur le manque de fiabilité des informations.
Afin d’entrainer son intelligence artificielle, Meta récupère les données publiques de ses usagers sur Facebook et Instagram. Si l’opération a déjà démarré, il reste possible néanmoins de s’y opposer. Pour Maxime Derian, spécialiste de l’IA, l’entreprise joue sur le « manque d’informations » de ses utilisateurs.
Le Sénat étudie en ce moment la possibilité de recourir à un programme d’intelligence artificielle pour faciliter la retranscription des comptes rendus, selon le site d’information Politico.
Le lundi 14 avril, la sénatrice centriste Nathalie Goulet organisait une conférence au Sénat sur le terrorisme à l’ère de l’intelligence artificielle. Elle recevait des chercheurs et des responsables d’entreprises numériques spécialisées dans la lutte contre le terrorisme.