Auditionnée par la délégation aux droits des femmes et la commission des affaires étrangères du Sénat, l’avocate iranienne et prix Nobel de la paix de 2003, Shirin Ebadi a dressé un tableau accablant de la situation en Iran. Face aux sénateurs, elle a appelé à dénoncer la répression d’ampleur inédite et appelé la communauté internationale à agir concrètement contre le régime islamique d’Iran.
Au moment où s’engagent des pourparlers entre Téhéran et Washington sur le nucléaire iranien, Bernard Hourcade, chercheur émérite au CNRS, estime que les deux parties ont intérêt à un accord, car « l’Iran a besoin de lever les sanctions et les Etats-Unis ont besoin de dire que les Iraniens ont accepté sur le nucléaire ».
Alternant entre ultimatums et propos visant à calmer le jeu, Donald Trump continue d’agiter la menace d’une nouvelle intervention militaire américaine en Iran. « Toutes les préparations sont faites pour mettre la pression maximale sur Téhéran pour les contraindre à une négociation », estime Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe, ce lundi 2 février sur Public Sénat.
Après l’inscription des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, Bernard Hourcade, directeur de recherche émérite au CNRS, au sein du Centre de recherche sur le Monde iranien (CeRMI) analyse les enjeux de cette inscription. Entretien.
Au Groenland, en Iran, mais aussi aux États-Unis avec le déploiement de l’ICE, les interventions de Donald Trump sont aussi craintes que pointées du doigt. Face aux revendications du président américain sur le territoire nordique, les Européens haussent le ton. Une position saluée pour son efficacité par le sénateur Horizons.
L’Union européenne devrait se prononcer d’ici la fin de la semaine sur l’adoption d’un nouveau train de sanctions contre le régime de Téhéran. Auditionné devant le Sénat, le ministre délégué chargé de l'Europe a vigoureusement balayé les critiques accusant l'UE d’un manque de réactivité face à la violente répression des manifestations en Iran.
Ces derniers jours, le président américain souffle le chaud et le froid sur une éventuelle intervention militaire contre le régime iranien. Ce lundi, le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés au Moyen-Orient. S’agit-il du signe d’une attaque imminente ? Pour Public Sénat, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, analyse les derniers développements militaires dans la région.
Près d'un mois après le début des mouvements de protestations lancés en Iran le 28 décembre, la répression est toujours aussi forte de la part de la République islamique. D'après les estimations des ONG, le nombre de personnes tuées sur place pourrait dépasser les 20 000 morts. Les oppositions s'organisent. Exilés en France, les héritiers du premier président du régime Abolhassan Bani Sadr qui défendent une république démocratique, laïque et sociale tentent de se faire entendre malgré l'absence de figure emblématique. Parmi eux, son fils Ali Bani Sadr.
La quasi-totalité des 348 sénateurs ont pris la pause dans la cour d’honneur du Palais du Luxembourg, ce mercredi 21 janvier, pour envoyer un message de solidarité à l’égard du peuple iranien. Gérard Larcher appelle les parlements des pays démocratiques à reprendre cette initiative.
Avant les vœux aux Armées d’Emmanuel Macron sur la base aérienne d’Istres, un Conseil de défense a été convoqué en urgence à L’Elysée à 8 heures. Deux sujets internationaux majeurs sont au menu de ce Conseil : les manifestations en Iran réprimées par les autorités et aux menaces américaines de prise de contrôle du Groenland.
Devant le Sénat, le ministre des Affaires étrangères indique que Bruxelles est en train d’établir une liste des responsables de la répression en Iran, à des fins de sanctions. Il assure que la France « se tiendra toute entière » aux côtés du peuple iranien.
Ce mercredi 14 janvier 2026, la commission des affaires étrangères du Sénat a auditionné Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans un contexte marqué par un mouvement de contestation en Iran d’une ampleur inédite et par une répression sanglante sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.