Au premier jour des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, une école pour filles située à Minab, au sud de l’Iran, a été bombardée. Les autorités iraniennes dénombrent plus de 175 victimes, très majoritairement des jeunes filles âgées de 7 à 12 ans. Jusqu’à présent, les Etats-Unis et l’Iran se rejetaient respectivement la responsabilité de cette frappe. Les conclusions de l’enquête préliminaire du Pentagone confirme cependant la responsabilité américaine.
Sébastien Lecornu recevait ce mercredi après-midi à Matignon les responsables des partis politiques pour les informer de « l’état de la menace et du positionnement de la France » dans le contexte de guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole.
Depuis la Révolution Islamique en Iran, la fin du régime théocratique n’a jamais été aussi proche, espère cette militante des droits humains. Un combat pour la liberté, que Mona Jafarian mène sans relâche depuis des années. Si certains dénoncent une intervention au mépris du droit international, elle défend la nécessité de venir en aide à une population opprimée par le régime. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur l’intervention israélo-américaine et l’avenir incertain de son pays.
L'armée israélienne a demandé aux habitants de la banlieue de Beyrouth d’évacuer. Entre les tirs de missiles du Hezbollah contre l’Etat hébreu et l'offensive terrestre lancée par Tsahal dans le sud du pays, le Liban se voit emporter malgré lui dans un embrasement régional que rien, à ce stade, ne semble pouvoir freiner.
La Chine se fait discrète depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque israélo-américaine de l’Iran le 28 février dernier. Pourtant, le pays est au cœur des enjeux de la zone, par sa forte dépendance au pétrole iranien et sa rivalité ouverte avec les Etats-Unis.
Invitée de notre matinale, la chercheuse spécialiste du Moyen-Orient, Yasmina Asrarguis, est revenue sur la situation au Moyen-Orient. Le président américain poursuit la « restructuration » entamée au cours de son premier mandat « d’un nouvel ordre régional » basé sur la reconnaissance d’Israël et l’appareil militaire américain.
Victoire rapide, retrait américain ou guerre d'usure ? Cinq jours après le début de l'offensive contre Téhéran, l'historien Pierre Razoux a livré son diagnostic devant la commission sénatoriale des affaires étrangères. Pour ce spécialiste du Moyen-Orient, Donald Trump joue gros avec cette intervention, tant le risque d’enlisement est important, ce qui pourrait aussi durablement altérer la relation entre Washington et Tel-Aviv.
Dans toute l’Europe, les autorités ont relevé le niveau d’alerte face au risque terroriste, suite à la flambée des tensions au Moyen-Orient. Les lieux de culte juifs sont particulièrement surveillés, mais certains spécialistes soulignent que l’Europe ne constitue pas pour le moment une cible privilégiée de l’Iran, même si le risque existe.
Après l’assassinat du guide suprême iranien, l’escalade militaire entre Israël et l’Iran s’étend désormais pleinement au Liban. Frappes israéliennes à Beyrouth, ripostes du Hezbollah, déplacements massifs de civils : le pays du Cèdre, déjà fragilisé, se retrouve pris en étau dans une confrontation régionale qui le dépasse.
Après le lancement de l’opération militaire israélo-américaine contre l’Iran, le Quai d’Orsay appelle les 400 000 Français présents au Moyen-Orient à la plus grande vigilance. Entre les vols suspendus, les appels au confinement et la préparation de certains rapatriements, le gouvernement tente de rassurer ses ressortissants face à une offensive qui pourrait paralyser la région pendant plusieurs semaines. Le point sur les dispositifs d'aide et les solutions de repli.
Invité de notre matinale, l’ancien officier Guillaume Ancel a estimé que Donald Trump n’a pas pour objectif de renverser le régime iranien, mais simplement d’arriver en position de force à la table des négociations. L’écrivain table sur un conflit de courte durée qui se soldera par des négociations avec les vestiges du régime ou une prise de pouvoir de l’armée iranienne
Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.