Avant les vœux aux Armées d’Emmanuel Macron sur la base aérienne d’Istres, un Conseil de défense a été convoqué en urgence à L’Elysée à 8 heures. Deux sujets internationaux majeurs sont au menu de ce Conseil : les manifestations en Iran réprimées par les autorités et aux menaces américaines de prise de contrôle du Groenland.
Devant le Sénat, le ministre des Affaires étrangères indique que Bruxelles est en train d’établir une liste des responsables de la répression en Iran, à des fins de sanctions. Il assure que la France « se tiendra toute entière » aux côtés du peuple iranien.
Ce mercredi 14 janvier 2026, la commission des affaires étrangères du Sénat a auditionné Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans un contexte marqué par un mouvement de contestation en Iran d’une ampleur inédite et par une répression sanglante sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.
Deux semaines après le début des manifestations contre le régime islamique, le bilan de la répression ne cesse de monter. Selon les ONG, le bilan dépasse désormais les 600 morts, alors que certaines sources évoquent plusieurs milliers de tués. Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères a annoncé la convocation de l’ambassadeur iranien à Paris.
Exilé aux États-Unis depuis la révolution de 1979, le fils de l’ancien chah tente de s’affirmer comme une figure centrale de l'opposition, tandis que les manifestants scandent régulièrement son nom en Iran. Mais alors qu’il est lui-même l’héritier d’un régime dictatorial, et qu’il ne dispose d’aucun appui significatif, ses chances de piloter une éventuelle transition semblent bien minces.
Alors que la répression fait rage en Iran, le mouvement de contestation semble dépasser la question des symboles et toucher au cœur du fonctionnement du régime et de ses élites. Entre une éventuelle intervention militaire américaine, le retour du chah et l’émergence d’une alternative au sein du régime, plusieurs scénarios émergent.
Depuis le 28 décembre, des manifestants défient les dirigeants de la République islamique. Mené au départ par des commerçants sur le coût de la vie, avant de gagner 23 provinces sur les 31 que compte le pays avec des revendications désormais politiques, le mouvement pourrait précipiter un « effondrement du régime depuis l’intérieur ». « Le régime a peur », selon la sociologue Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l’université Paris Cité et autrice de « Rethinking Gender, Ethnicity and Religion in Iran » (Bloomsbury, 2025).
Hier dans la soirée, le président Emmanuel Macron a annoncé la « libération » des otages français en Iran : Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus depuis mai 2022. S’ils sont bien sortis de prison, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a précisé que leur libération n’est pas définitive. Les deux ressortissants se trouvent actuellement dans l’ambassade de France en Iran.
Le couple français Cécile Kohler et Jacques Paris, emprisonné en Iran depuis 2022 pour des accusations d’espionnage, a été condamné à de lourdes peines de prison, vingt ans et dix-sept ans a annoncé mardi la justice iranienne.
Détenus depuis plus de trois ans en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris sont accusés par Téhéran « d’espionnage pour le Mossad ». Mercredi, à l’issue d’un entretien avec le président iranien Massoud Pezeshkian, Emmanuel Macron a affirmé entrevoir une « perspective solide » en vue de leur libération.
Depuis la fin des combats avec Israël et les Etats-Unis il y a un mois, la république islamique accélère sa traque aux « ennemis de l’Etat ». Le nombre d’exécutions s’accélère, Téhéran sème la terreur. Pour David Rigoulet-Roze, le régime « lutte pour sa survie ».