Mercredi soir au château de Versailles, Donald Trump a signé l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran. Un texte qui ouvre une période de négociations, notamment sur le nucléaire iranien. Que retenir des différents points de l’accord ? Analyse avec l’historien Pierre Razoux, spécialiste du Moyen-Orient.
L'accord entre Washington et Téhéran prévoit l'arrêt immédiat des hostilités au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d'Ormuz, il ouvre 60 jours de négociations, notamment sur la question du nucléaire. À ce stade, la situation semble plutôt favorable au régime iranien, et beaucoup moins pour le président américain qui apparait fragilisé après trois mois de conflit, et sous la menace des élections de mi-mandat.
Selon le média américain Axios, Donald Trump a qualifié Benjamin Netanyahou de « complètement fou » au cours d’une conversation téléphonique, et l’a accusé de mettre en péril les négociations avec l’Iran. Pour André Kaspi, historien et spécialiste de la politique américaine, cette brusque montée de tension illustre les divergences d’intérêts entre les deux pays sur la guerre au Moyen-Orient.
Interrogé au Sénat au sujet de la diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale de la vidéo montrant les militants de la flottille pour Gaza agenouillés, menottés et la tête plaquée au sol, le Premier ministre a indiqué que la France devait convaincre l’Allemagne pour imposer des sanctions au niveau européen. S’agissant des Français concernés par ce traitement, Sébastien Lecornu a précisé qu’un « examen juridique » était en cours.
La diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir d’une vidéo montrant les militants de la flottille pour Gaza agenouillés, menottés et la tête plaquée au sol a déclenché un tollé international. Explications avec Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la conflictualité politique. Entretien.
Emmanuel Macron, mobilisé depuis plusieurs semaines pour la fin du conflit au Liban, appelle ce vendredi au respect du cessez-le-feu annoncé hier par Donald Trump entre Israël et le Hezbollah. Une trêve « déjà fragilisée par la poursuite d’opérations militaires » entre les deux belligérants, s’inquiète le chef de l’État, qui enjoint Israël à « arrêter la guerre ».
Les Etats-Unis et l'Iran se sont accordés mardi pour un cessez-le-feu de deux semaines, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump qui menaçait de détruire la République islamique.
Voici les différents points de la trêve entre les deux pays, qui devraient entamer vendredi des pourparlers au Pakistan, pays médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.
Alors que les négociations visant un cessez-le-feu entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran semblent mal embarquées, les belligérants multiplient les déclarations inquiétantes. Un climat qui fait craindre une intensification du conflit, estime David Rigoulet-Roze, spécialiste du Moyen-Orient.
Invité de la matinale de Public Sénat, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, est revenu sur la guerre contre l’Iran. Ce dernier se montre pessimiste sur la possibilité de conclure un cessez-le-feu. Par ailleurs, le diplomate évoque la proposition française de médiation au Liban et pointe la dégradation des relations avec les dirigeants français.
Le gouvernement israélien et son ambassadeur à Paris critiquent vivement la France depuis plusieurs jours, quitte à mettre en cause son statut de « pays ami ». Engagé dans ce que son gouvernement appelle « une guerre civilisationnelle » au Moyen-Orient, Israël ne s’embarrasse plus de plaire à la France et a décidé d’engager un rapport de force avec son allié historique, malgré la volonté de dialogue de Paris.
Au lendemain de l’adoption par Israël d'une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes meurtrières, de nombreux élus de gauche ont dénoncé une loi « raciste ». La sénatrice socialiste Laurence Rossignol évoque une « dérive fasciste ».
Invité de la matinale de Public Sénat, le député européen Bernard Guetta (Renew) a évoqué la situation au Moyen-Orient après les frappes contre des infrastructures énergétiques. Par ailleurs, le député européen détaille les perspectives de sortie du conflit entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël.