Israël a mené vendredi, dans la nuit, une série de frappes aériennes contre l’Iran, disant viser une centaine de cibles dont des sites nucléaires. Au moins deux dirigeants des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime, ont été tués dont son chef, le général Hossein Salami. Téhéran a riposté en lançant des drones vers le territoire israélien.
Auditionné par le Sénat, ce mercredi 11 juin, Joshua Zarka l’ambassadeur d’Israël devant le Sénat a estimé que la reconnaissance annoncée de l’Etat palestinien par la France pourrait avoir un impact sur la sécurité d’Israël. Il a par ailleurs vivement réfuté les accusations de « génocide », sans contester pour autant le chiffre de 50 000 morts, régulièrement cité côté palestinien.
Sur les six membres d’équipage de nationalité française qui se trouvaient à bord du voilier humanitaire Madleen, arraisonné en début de semaine par Israël, deux sont déjà rentrés en France. Les quatre autres, parmi lesquels l’eurodéputée Rima Hassan, contestent le fait d’être entrés illégalement sur le territoire hébreu. « Le but est de les mettre dans un avion pour la France le plus vite possible », a fait savoir Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France ce mercredi 11 juin, à l’occasion d’une audition au Sénat.
Plusieurs chargements de pièces détachées militaires, fabriquées en France à destination d’Israël, sont bloqués au port de Fos-Marseille, face au refus des dockers de « participer au génocide en cours ». De son côté, le gouvernement français a toujours assuré que le matériel vendu à Israël était soit défensif, soit destiné à la revente. Mais l’absence de transparence sur les ventes d’armes consenties par l’Etat nourrit les suspicions au sein de la classe politique.
Selon le dernier baromètre Odoxa, 74 % des personnes interrogées soutiendraient la prise de sanctions contre Israël en cas de poursuite de l’offensive contre Gaza. 63 % des sondés se disent également favorables à une reconnaissance de l’Etat de Palestine.
La pression internationale s’accentue ces derniers jours pour pousser Israël à interrompre son offensive meurtrière sur Gaza. Après plus d’un an et demi de guerre, le Premier ministre Benyamin Netanyahou est toujours en poste, soutenu par ses alliés issus de plusieurs formations d’extrême-droite. Ses partenaires, essentiels à sa survie politique, menacent de quitter sa coalition en cas de cessez-le-feu. Dans le même temps, l’opposition, divisée, ne parvient que péniblement à faire entendre sa voix.
Le président du groupe écologiste au Sénat a écrit au Premier ministre pour lui demander l’organisation d’un débat dans les prochains jours sur la situation au Proche-Orient, et « ce qu’il se passe à Gaza notamment ».
Le deuxième otage franco-israélien libérable dans le cadre de la trêve négociée entre Israël et le Hamas est désormais présumé mort. « J’aurais souhaité que le gouvernement français soit beaucoup plus dans l’action pour cet otage français détenu par des terroristes », regrette le sénateur Les Républicains Roger Karoutchi.
Les dépouilles de quatre otages israéliens dans la bande de Gaza ont été restituées aux forces israéliennes. Parmi eux, les corps de la famille Bibas, une mère et ses deux enfants âgés de 4 ans et de 9 mois lors de leur enlèvement. Président du groupe d’amitié France-Israël, le sénateur Les Républicains Roger Karoutchi réagit.
Le président du groupe écologiste au Sénat, Guillaume Gontard, a condamné ce 5 février les propos du président américain. Donald Trump veut « prendre le contrôle de la bande de Gaza ». Il appelle à une réaction forte de la diplomatie française, à travers une reconnaissance de l’État palestinien.
Ce 17 janvier, le cabinet de sécurité du gouvernement israélien a validé l’accord de cessez-le-feu, conclu avec le Hamas dans la bande de Gaza. Un conseil des ministres doit se réunir dans la foulée pour donner son accord final, qui ouvrira la voie à la libération au début de la trêve dimanche 19 janvier, et la libération le même jour des premiers otages.
La conclusion d’une trêve entre Israël et le Hamas doit être entérinée ce jeudi 15 novembre. Cet accord, tel que dévoilé par les médiateurs et certains journaux israéliens, devrait entrer en vigueur dimanche pour ensuite se décliner en trois étapes.