Le gouvernement israélien souhaite organiser une journée de commémoration nationale, un an après les massacres du 7 octobre. Une initiative qui divise, alors qu’une centaine d’otages sont toujours détenus dans la bande de Gaza. Entretien avec Denis Charbit, politiste à l’Open University of Israël.
Auditionné au Sénat, l’historien et spécialiste des questions militaires au Proche et au Moyen-Orient analyse les objectifs et les conséquences des frappes conduites par l’Iran en Israël. Alors qu’une riposte était attendue depuis plusieurs mois, « l’Iran revient dans le match » et laisse Israël « face à un dilemme » sur la réponse à adopter, estime-t-il.
L’Iran a lancé le mardi 1er octobre un raid aérien contre Israël, utilisant pour la première fois un nouveau type de missile, hypersonique et balistique, baptisé « Fattah ».
Sur le plateau de Public Sénat, le politologue associé chez Forward Global et directeur de l’Observatoire des pays arabes a écarté la possibilité d’une invasion terrestre du Liban par Israël, alors que le pays a multiplié les frappes aériennes ces derniers jours.
Alors que le conflit entre Israël et le Hezbollah atteint une intensité inédite, le risque d’extension du conflit et de guerre au Liban devient de plus en plus probable. Le Hezbollah, durement touché par Tsahal, pourrait précipiter le Liban dans une nouvelle guerre après celle de 2006.
Beaucoup d’inconnues entourent encore l’explosion simultanée de milliers de bipeurs appartenant au Hezbollah, opération pour le moment non-revendiquée. Mais un faisceau d’indices concordent pour attribuer l’attaque aux services de renseignement israéliens, dans un contexte où les tensions à la frontière entre Israël et le Liban s’intensifient.
Après la découverte des corps de six otages israéliens détenus par le Hamas, une grève générale a été décrétée dans le pays. Les manifestants demandent la reprise des négociations, en vue de la libération des dizaines d’otages encore prisonniers dans la bande de Gaza. Sous pression, « Benyamin Netanyahou a besoin de la poursuite des combats », explique l’historien Pierre Razoux.
Depuis le 28 août, Israël a lancé une vaste opération en Cisjordanie pour neutraliser des groupes armés présents dans le nord des territoires palestiniens. Une opération qui pourrait se prolonger et fait craindre à la communauté internationale une aggravation de la situation au Proche-Orient.
Ce dimanche 25 août, le Hezbollah a annoncé le lancement de centaines de roquettes dans le nord d’Israël. L’attaque, largement déjouée par l’État hébreu, marque un pas dans l’escalade des tensions à la frontière avec le Liban, ravivées depuis le 7 octobre. Décryptage.
L’armée israélienne a lancé sa riposte après un tir de roquette sur une ville du plateau du Golan ayant tué 12 personnes le 27 juillet . La France et les Etats-Unis tentent de peser diplomatiquement pour empêcher un embrasement du conflit.
Ce week-end, le député LFI de Seine-Saint-Denis Thomas Portes a suscité la polémique en déclarant que les athlètes israéliens n’étaient pas les « bienvenus » aux JO. Il a reçu aujourd’hui le soutien de Manuel Bompard qui réclame que ces sportifs concourent « sous bannière neutre ». Quelle est la stratégie de LFI dans cette séquence ?
Interrogé lors des questions au gouvernement par Guillaume Gontard, patron des écologistes au Sénat, sur la reconnaissance par la France d’un Etat palestinien, le Premier ministre ne s’y est pas montré opposé, expliquant néanmoins que celle-ci devait être « utile au processus ».