Devant les députés ce mercredi, le Premier ministre a reconnu un manque d'anticipation de la part des services de renseignement sur l’ampleur des manifestations du 17 octobre. Il a, en revanche, réfuté toute instrumentalisation des services à des fins politiques contre LFI, ainsi que le laisse entendre des témoignages recueillis par Mediapart.
Venu accueillir les deux nouveaux sénateurs LFI ce jeudi 1er octobre, Jean-Luc Mélenchon s’est laissé aller au micro de Public Sénat à ses propres souvenirs d’élu à la Chambre haute. Il a également raillé la longévité de Gérard Larcher, arrivé la même année que lui au Sénat, et candidat à un sixième mandat de président.
Le mouvement lycéen ne faiblit pas et s’accompagne parfois de violences et de dégradations. Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau y voit l’influence de La France insoumise, qu’il accuse « d’organiser l’insurrection ». Le sénateur de Vendée a donc suggéré « l’interdiction » du parti de Jean-Luc Mélenchon. Si la dissolution d’un parti politique est possible en droit, elle pose une question démocratique.
Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.
Malgré quelques surprises, le renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée est marqué par une relative stabilité. Gérard Larcher restera à la tête du Sénat. Mais le scrutin voit surtout l’arrivée du premier groupe RN au Palais du Luxembourg. Une petite révolution.
Le nouveau sénateur LFI du Rhône, Gabriel Amard estime que son élection « est le signal d’une rupture avec l’ordre établi ». Il rappelle que son élection est l’aboutissement d’une conquête de grands électeurs qui n’étaient pas encartés à la France Insoumise.
La moitié des sièges du Sénat sont remis en jeu dimanche. Recul des LR, rapports de force au sein de la majorité sénatoriale, possible groupe RN, PS et écologistes qui veulent limiter la casse et recomposition après 2027… Les enjeux sont multiples pour le dernier scrutin avant la présidentielle.
C’est la seconde fois que le secrétaire national du PCF porte les couleurs de son parti à la présidentielle, mais certaines voix auraient préféré une candidature d’union pour 2027. Notamment les insoumis, qui estiment que c’est la candidature de Fabien Roussel qui aurait privé Jean-Luc Mélenchon du second tour en 2022.
L’interruption samedi à Grenoble d’un concert de la DJ, Barbara Butch, par des manifestants pro-palestiniens et insoumis a conduit à la condamnation unanime des responsables politiques de tous bords y compris des élus de gauche qui appellent à une condamnation claire de cette action de part de la direction nationale de LFI.
Selon notre sondage Odoxa/Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, Jean-Luc Mélenchon prend 4 points et se retrouve au coude à coude avec Edouard Philippe. Du pain béni pour LFI. Mais quand les candidatures se préciseront, « il y aura un rééquilibrage », se rassure le socialiste Patrick Kanner. Mais ce sondage doit « servir de rappel » face à l’« incurie de la gauche sociale-démocrate », alerte le sénateur Place Publique, Bernard Jomier.
Entre appels à l’unité et règlements de comptes avec Jean-Luc Mélenchon, les défenseurs d’un « Front populaire 2027 » ont tenté mardi soir à Paris de relancer une dynamique qui patine. - REPORTAGE
Invité de la matinale de Public Sénat, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko est revenu sur l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour 2027. Le maire de Saint-Denis assure que le leader de la France insoumise a fait « l’unanimité ».